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vendredi 29 avril 2011

Rondo (J-drama)



Rondo, drama japonais de 2006 : 11 épisodes de 40 min (dont un d'une heure trente) avec Choi Ji Woo (Stairway To Heaven), Takenouchi Yutaka <3 (je ne l'ai encore pas vu jouer ailleurs, il a pourtant une liste impressionnante de dramas à son actif), Shin Hyun Joon (Stairway To Heaven), Hayami Mokomichi (Zettai Kareshi)...

Le début de l'histoire (tiré de blabla-dramas) :






Kanayama Takumi est un policier infiltré dans le groupe mafieux "Shin-Ku". Son but :  faire tomber l'organisation et venger la mort de son père, assassiné 24 ans plus tôt en Corée du Sud.



Choi Yuna est une coréenne qui débarque au Japon. Accompagnée de sa jeune soeur Yuni, toutes les deux espèrent retrouver la trace de leur père mystérieusement disparu, mais elles ne parlent pas un mot de japonais. Les deux soeurs décident d'ouvrir un restaurant coréen mais attirent rapidement l'attention de la mafia locale...


Parallèlement, Takumi et Yuna font connaissance au détour d'une rue et peu à peu une relation se noue malgré la barrière de la langue...






Mon avis: <3 <3 <3

A deux reprises, je me suis arrêtée à l'épisode 6 du drama, il y a un an et hier. Il faut avouer que la coupure se fait nette entre les deux parties du drama, une "époque" se termine, une autre commence, plus rude peut-être.

Le drama a le gros avantage, comme la majorité des dramas japonais, d'être court : 11 épisodes de 40 minutes sauf le 1er qui dure 1H30, histoire de mettre en place le contexte. La "première partie" se partage de manière équilibrée entre action et romance et nous arrache même quelques sourires (ce qui m'a surprise, vu que je classais d'emblée le drama dans la catégorie "policier/drame") La seconde quant à elle m'a bien sûr accrochée mais parut de plus en plus invraisemblable : autant de révélations et retournements de situation en 5 petits épisodes, un peut court...
Cependant, ne vous méprenez pas : il s'agit d'un drama à la trame "classique" mais très bien réalisé, le soin apporté aux plans, prises de vue et à l'OST n'a rien à envier aux films d'action occidentaux. De l'action pour sûr, il y en a et les acteurs excellent dans leur rôle, à commencer par Takenouchi Yutaka,  et Shin Hyun Joon. Concernant ce dernier, j'ai adoré son rôle dans ce drama, surtout dans la première partie, j'ai eu mal au coeur de le revoir ensuite en "sacrifié"...:'(
L'actrice en tête d'affiche (Choi Ji Woo) m'a surprise en bien, même si j'avoue que ça m'a fait bizarre, j'ai vraiment l'habitude de la voir avec sa mine de chien battu depuis Stairway To Heaven; de ce fait, certains revirements de situations m'ont un peu plus déstabilisée et paru moins crédibles. Elle pourrait cependant sûrement jouer sans souci d'autres rôles plus complexes, voire opposés à ceux qu'elle a acceptés jusqu'à présent.

Le titre du drama "rondo" est aussi grandement exploité durant tout le drama, autant dans la narration de début et de fin que dans la manière de filmer, certains plans semblant avoir été pris avec un fisheye. 
Une "ronde", ou plutôt une succession d'évènements va réunir à nouveau les mêmes personnages à différents moments dans le temps, scellant ainsi leur destin. Le cercle, les courbes et distorsions sont omniprésents dans le drama, rien que par la mise en scène, qui cerne les personnages et met en valeur la photographie du drama.

















NB: En photographie, un fisheye (« œil de poisson », de l'anglais « fish eye ») ou objectif hypergone est un objectif spécial ayant une distance focale très courte et donc un angle de champ très grand, jusqu'à 180° dans la diagonale, voir dans toute l'image.






Contrairement aux objectifs classiques, il n'est pas corrigé contre la distorsion et donne des images déformées : toutes les lignes droites qui ne passent pas par le centre sont fortement courbées. On ne peut retrouver les angles qu'en projetant l'image sur un écran sphérique. (définition Wikipédia)







Le temps est aussi un élément sur lequel repose la mise en scène,  ne serait-ce que pour entretenir le suspense. 


Le générique est aussi très esthétique : la caméra semble s'amuser avec ses deux personnages favoris, dans une ronde sans fin en noir et blanc, dévoilant leur part d'ombre et exposant leurs démons au grand jour. 













Un reproche que l'on pourrait faire au drama : sa dimension presque "cinématographique". La deuxième partie du drama, par ses révélations et retournements de situation répétitifs (tout en laissant une trame classique), semble en faire trop, et la mise en scène aussi parfois. Tout est question d'appréciation personnelle ensuite. J'y ai été assez sensible, mais j'ai su l'apprécier également. Excès de zèle, ostentatoire, ou tout simplement réalisé avec de bons moyens ? (pour changer)







On retrouve également l'acteur de Zettai Kareshi entre autres, en tant que fils pourri du chef de la mafia, personnellement je trouve que ça lui va très bien ! La prestation de l'acteur incarnant le seul policier "protecteur" envers Takumi est aussi à remarquer. Enfin, j'ai bien aimé le petit protégé de Takumi, apparemment, l'acteur serait abonné aux rôles un peu "décalés". 
A noter que le rôle (et physique) de l'"undercover cop" n'est pas sans rappeler l'excellent "Donnie Brasco" avec Johnny Depp et Al Pacino.
Le pari réussi de ce drama est de réunir une romance crédible qui se mêle habilement au scénario et l'action à l'état pur, contrairement aux films policiers occidentaux classiques, dans lesquels ce côté passe souvent à la trappe.


J'ai failli oublier de dire un petit mot sur la consistance même du drama qui traite de manière habile les (parfois difficiles) relations entre nationalités différentes. Le drama se suit en effet moitié en japonais, moitié en coréen, les acteurs passent de l'un à l'autre avec une aisance déconcertante au bout d'un moment. S'agissant toutefois d'un drama japonais, les dialogues en coréen sont sous-titrés en japonais. La question de la perte d'identité et de nationalité est aussi sous-jacente et laisse entrapercevoir l'horreur d'une telle situation, d'être presque un "sans visage", un hors la loi, voire un paria. Les relations entre japonais et sud-coréens semblent aussi parfois tendus, du fait des guerres et de l'occupation japonaise passée; même si les nouvelles générations semblent avoir enterré la hache de guerre. La relation sentimentale part de cette "ouverture linguistique" et cela confère un charme particulier indéniable à l'histoire.


PS: Navrée pour cet article avec une mise en page déplorable, j'ai passé des heures à positionner les bonnes images mais Blogger n'en fait toujours qu'à sa tête et le rendu n'est pas du tout le même au brouillon et lors de la publication :'(

jeudi 28 avril 2011

Tag dramas...flashbacks

Suite au "taggage" de Lynda, je me prête au jeu =)

1/ Depuis quand regardes-tu des dramas ?
Depuis mi-juin 2008. Mes vacances d'été 2008 ont été très productives niveau drama, et toute l'année qui suivit jusque septembre 2009. C'est sur cette période que la majeure partie de mon blog repose d'ailleurs ^^ 

2/ Comment les as-tu découverts? 
Je me rappelle précisément du contexte: durant ma première année universitaire 2007-2008, j'avais suivi quantité de mangas dont certaines fins n'étaient pas encore sorties en version française. Impatiente comme je suis, j'ai cherché sur le net certains scans en anglais, notamment de Hanakimi - Parmi Eux. Chemin faisant, je suis tombée sur des forums parlant de "versions live", je pensais alors qu'il s'agissait d'une version animée. Voir des acteurs en chair et en os a été une grande surprise ^^ J'ai fait mon choix de version, le Japon m'étant alors plus familier que l'univers taïwanais, j'ai opté pour la version japonaise "pour voir". Je me rappelle encore mon excitation chaque soir en rentrant des cours (mes cours se finissaient alors le 30 juin) : je me connectais sur You Tube et dès les premières notes du générique, j'étais complètement coupée du monde. J'entrais dans un univers foldingue et totalement jubilatoire. Je croyais alors que tous les dramas étaient de ce type...

Au final, je n'ai jamais regardé la version taïwanaise de Hanakimi. Je parcourais à la place les blogs en quête d'un drama taïwanais qui me convaincrait davantage. J'ai hésité entre Devil Beside You et Mars. Laissant Mars de côté (ma connexion à Mysoju était aléatoire de là où j'étais), je me suis lancée au début de vacances dans DBY disponible sur Dailymotion. Le début me faisait rire et je n'en revenais pas moi-même de me mettre à des "soaps" de ce genre. 
Bref, regarder des choses légères tout en "s'instruisant" à une autre culture, je trouvais cela diablement commode !

Après DBY, ont suivi d'autres dramas taïwanais Why Why Love et Mars. Je me suis ensuite penchée le soir du 14 juillet (je m'en rappelle très bien, j'avais allumé mon ordinateur en rentrant du feu d'artifice :) ) sur Byakuyakou, drama japonais que je ne suis pas prête d'oublier...

Si aujourd'hui, les dramas coréens sont les principaux à mettre à mon actif, je les ai en fait commencé sur un tard (bon ok fin juillet de la même année...) : Witch Yoo Hee puis Full House,  les k-dramas "lacrymaux" sont venus bien après, j'ai regardé Autumn Tale en août, il faisait une chaleur à mourir...

3/ Quel a été ton premier drama?
Ce fut Hanikimi version japonaise et si c'était complètement déjanté, j'ai vraiment "kiffé" à l'époque. Lorsque j'entends les premières notes de Ikenai Taiyou d'Orange Range, je ne peux m'empêcher de sourire...

4/ Si tu ne devais garder qu'un drama, lequel ce serait et pourquoi ? 
olàlà, LA question à laquelle je suis incapable de répondre...Le fait est que je suis souvent très enthousiaste pour nombre de dramas, et avec le recul et un nbre plus conséquent de visionnages, la série perd de son charme...


Je vais quand même me décider, UN drama à garder, cela va certainement surprendre (il est assez vieux ^^), mais je choisis GTO (Great Teacher Onizuka). Les brèves raisons de mon choix (arbitraire):
- j'exclus les k-dramas, il y en a beaucoup trop, certains m'ont beaucoup plus, d'autres ne sont pas impérissables, impossible de départager.
- mes tw-dramas se résument à deux coups de coeur: Mars et Devil Beside You, impossible à départager également.
- il s'agit d'un des seuls dramas japonais que j'ai déjà revu plusieurs fois sans me lasser, j'adore les acteurs et le générique.
- dernière bonne raison : revenir à mes premiers coups de coeur asiatiques (les mangas) par un drama adapté d'un manga, c'est une bonne manière de fermer la boucle.



5/ Si tu devais nommer un drama " à éviter absolument", lequel ce serait et pourquoi ? 
Un drama vu en entier ou pas obligatoirement? 

Mmm des dramas pour lesquels j'ai tenu jusqu'au bout, je ne dirais pas qu'ils sont "infréquentables", il y en a des bons et des moins bons, c'est évident...
Par ex j'aurais vraiment voulu aimer The Snow Queen et j'ai essayé en vain de lui trouver un regain d'intérêt en cours de visionnage. Mais le fait est que le drama m'a terriblement déçue, en dépit de ses acteurs et de l'originalité que je croyais voir ressortir d'après l'histoire...

Il y a des dramas que je ne regarderai pas une deuxième fois non plus, tel Witch Yoo Hee...

Sinon il y a bien un drama "catastrophe" que j'ai stoppé avant la fin, j'ai nommé Marmalade Boy. Etant tiré d'un manga, j'ai pensé qu'il pouvait être sympathique mais en fait non. Beaucoup trop de niaiseries xD
Il y a enfin LE drama que j'ai tenté (en vain) d'aimer et de voir jusqu'au bout (il faudrait décerner un prix spécial pour ce drama,  j'ai essayé tellement de fois de le reprendre xD) : It Started With A Kiss. Tout le monde adore (ou presque) mais chez moi, ça ne passe pas, mais alors pas du tout. J'ai essayé pourtant, je le jure! Alors voilà, je l'ai désormais rangé tout au fond du placard, en espérant qu'il n'essaiera pas d'en ressortir...:p

6/ Quel est le drama que tu n'as pas encore vu et qui te tente énormément et pourquoi ?
Le drama dont Lynda a parlé "Dal Ja's Spring" me tente bien, l'histoire est assez classique mais l'avis d'Asiandramas m'a fait sourire et rappelé quelqu'un (que je ne mentionnerai pas...:p) : une fille déjantée qui n'arrête pas de se faire des films...^0^

J'aimerai bien tenter Autumn's Concerto, j'ai lu quelques avis positifs et qui sait, peut-être ce drama me permettra-t-il de renouer avec les TW-dramas...

Sinon il y a Rondo, que j'ai vu à moitié et n'ai toujours pas repris, j'adore les acteurs pourtant et la dernière fois que j'en ai vu un épisode, j'étais décidée à lui mettre 3 étoiles dans mon prochain article. J'ai pourtant les raws, mais me manque les srt (je n'en ai trouvé qu'en paquet de plusieurs épisodes, du coup ce n'est pas du tout synchro par épisode; malin -_-)  ou un bon traducteur franco-japonais :) 
J'ai fini par trouver des épisodes vostfr ici, je m'y remettrai donc sans doute tantôt! :D

Enfin, un drama dont le titre m'a toujours interpellée (il me rappelle la chanson de Michael Bublé <3) "Save The Last Dance For Me" mais dont l'histoire ne me semble pas folichonne (après Stairway To Heaven & cie, les autres scénarios coréens du genre semblent particulièrement fades)

7/ Quel est le drama qui ne te tente absolument pas et pourquoi?
Je serai tentée de dire Hana Yori Dango, j'ai déjà essayé les premières minutes, ça ne m'a pas du tout accrochée et ne suis pas prête de le reprendre de sitôt.

Sinon, je dirai les lakorns! Lynda m'en a certainement dégoûtée à tout jamais ^^  Le viol qui passe pour du romantisme...je n'adopte pas du tout! Dans certains k-dramas, certains passages présentent des chamailleries un peu "forcées" mais avec d'"honnêtes" intentions (Hyun Bin semble d'ailleurs un spécialiste du genre, Secret Garden ou My Name is Kim Sam Soon, on voit qu'il connaît la musique xD) ça passe au second degré, vu qu'ils sont assez "gamins"; mais là, divergences de cultures ou pas, il y a certaines choses qui ne passeront jamais.

8/ Quels sont tes acteurs(-trices) de dramas préféré(e)s ? (+ liens dramas & films)
En dramas japonais, il s'agit plus de "couples" que j'ai apprécié, je ne me suis pas encore penchée sur la filmographie de ces acteurs séparément (ah si Hideaki Takizawa ! - cf Strawberry On The Shortcake (SOS), Majo No Jouken, Orthros No Inu, Taiyou No Kisetsu, Boku Dake No Madonna... hé, c'est que j'en ai vu pas mal du p'tit Tackey!) : 
- Takashi Sorimachi et Matsushima Nanako (GTO), 
- Choi Ji Woo et  Takenouchi Yukata (Rondo), 
- Yamada Takayuki et Hayase Aruka (Byakuyakou, Sekai No Chuushin De Ai Wo Sakebu, Taiyou No Uta)
Tous ces acteurs japonais que je viens de mentionner sont pour moi des valeurs sûres et je m'attarde sur les dramas dans lesquels ils apparaissent...

Sinon, niveau acteurs/actrices coréen(ne)s, là il y a de quoi faire son petit marché ^^ :

=> Ha Ji Won (Damo, Secret Garden), Son Ye Jin (A Moment To Remember, Summer Scent, April Snow, The Art of Seduction, Alone In Love), Choi Ji Woo (déjà mentionnée parmi les couples "japonais" mais elle est coréenne à l'origine- Stairway To Heaven, Winter Sonata)

Entre dans mes favoris masculins Yoon Sang Hyun, je l'ai autant adoré dans My Fair Lady que dans Secret Garden =)
En sort Song Seung Heon (mais reste dans le top "bôgosses" ;p), je n'ai toujours pas continué East Of Eden (70 épisodes de plus d'une heure, ça fait lourd), son nouveau drama (My Princess) ne m'accroche  pas du tout, faute à l'actrice dont la tête m'a traumatisée dans Stairway To Heaven xD

Un acteur hongkongais que j'aime beaucoup, je suis sa filmographie de près: Tony Leung Chiu Wai (à ne pas confondre avec le Tony Leung de l'adaptation de L'Amant de Marguerite Duras par Jean Jacques Annaud) : Nos Années Sauvages, Chungking Express, Happy Together, In The Mood For Love, Les Cendres du Temps, 2046, Lust Caution,  Les Trois Royaumes...

Enfin, je ne veux pas oublier de mentionner trois acteurs indiens que j'ai découvert il n'y a pas si longtemps et qui m'ont fait forte impression <3 Aamir Khan, Shahrukh Khan et Kajol Mukherjee dans plusieurs films très différents : My Name is Khan (au cinéma l'été dernier), Fanaa (diffusé sur Arte), Dilwale Dulhania Le Jayenge (très très connu en Inde, est resté dix ans à l'affiche au cinéma), Devdas (un "classique"), Kuch Kuch Hota Hai, Veer-Zaara...


9/ Quel reste ton meilleur "souvenir drama" ?
J'ai beaucoup apprécié mes "débuts" dans le monde des dramas, avec Hanazakari No Kimitachi e, Devil Beside You, Full House...
J'ai beaucoup aimé "l'expérience Damo" à la TV, étant donné que je m'étais offerte le coffret =)




Mais puisqu'il ne faut en retenir qu'un, je dirais Hong Gil Dong que j'ai suivi durant les vacances d'été, alors que je passais mon permis :) Je passais beaucoup d'heures à l'auto-école pour avoir le Code rapidement et enchaîner la conduite et je savourais la suite du drama en rentrant, telle une bonne récompense... ^^

J'ai également un "mauvais souvenir drama", bien que celui-ci ne m'ait pas entièrement déplu: lorsque j'ai regardé 90 Days Time For Love, j'étais malade comme un chien et devait me lever tous les quarts d'heure..xD

10/ Enfin, que dirais-tu à une personne qui ne regarde pas de dramas pour la convaincre d'en regarder ?
Bien sûr, il y a les arguments rationnels traditionnels : une seule saison (sauf exceptions) avec une fin en général au bout de 16-20 épisodes ; une culture étrangère tout à fait fascinante, des genres très variés (mélodramatiques et comiques bien sûr pour beaucoup mais aussi des historiques, policiers, thrillers, horreur, dramas d'école...etc) Il y a des dramas japonais, chinois, coréens, taïwanais, thaïlandais...chacun avec ses particularités et sa culture propres. Il y a toujours de quoi en dénicher au moins un qui nous plaise.
Ensuite, s'il s'agit d'"ethnocentristes" occidentaux, il paraît difficile de les rallier à notre cause.

Concernant les dramas coréens, appréciés ou décriés c'est selon, il y a ce commentaire du blog francecorée sur lequel je suis tombée un jour et qui résume bien ce que je pense parfois: 

"Les mélos coréens peuvent faire sourire pour les non initiés ou ceux qui voient cela d’un peu loin. Ces films héritent beaucoup de la production importante de dramas en Corée, que d’aucun qualifieraient de sirupeux. Cependant, quel délice que de se plonger dans ces films qui magnifient à tel point les sentiments. C’est parfois un bon remède au cynisme ambiant et à la mauvaise humeur. Sans doute loin des films d’auteurs aux dimensions psychologisantes et des envolées militantes d’autres films (que je ne dénigre absolument pas au contraire), il n’empêche que, pour moi, ces films ont tout autant leur place. Ne serait-ce que pour nous rappeler parfois l’essentiel de notre existence, et l’importance d’exprimer ce qui nous anime et qui fait de nous des Hommes : nos sentiments."

Voilà ce que je déplore actuellement, on nous demande de choisir entre le réalisme (naturellement indispensable) et le romanesque. De caractère, j'ai abandonné à la fin du collège ce côté naïf et "fleur bleue" souvent moqué et ai adopté une attitude "plus sérieuse"... En fin de compte, j'adore le cinéma d'auteur, les artistes engagés mais la triste réalité du monde m'a vite submergée (mais ne m'a pas encore engloutie ;) ). 
Il y a une phrase prononcée par Vincent Lindon dans l'Etudiante qui m'a interpellée: faut-il être engagé pour être considéré comme un artiste? Faut-il avoir des idées arrêtées sur tout et tout le monde? Certes, beaucoup d'auteurs célèbres étaient engagés à commencer par Victor Hugo. Cela veut-il dire pour autant que les autres n'ont pas de valeur?
Pour recentrer sur le sujet des dramas, ceux-ci ne sont pas à entrer dans une catégorie : il existe des dramas engagés (Zeni Geba par ex) comme des dramas beaucoup plus légers.  Le but de ce propos beaucoup trop long est d'inciter à ne pas méconnaître l'un comme l'autre: un monde (et encore plus une vie) sans fantaisie, ni légèreté, quelle horreur...




Et maintenant je taggue...ou pas?
Je crois que le questionnaire a fait le tour de la blogosphère, sinon je pensais à Kawaiigarden, il ne me semble pas avoir vu le questionnaire sur son site ^^ mais rien ne l'y force, bien sûr ;)

samedi 10 juillet 2010

Kamisama Mou Sukoshi Dake




Kamisama Mou Sukoshi Dake, a.k.a. Dieu, Accorde-Moi Un Peu Plus de Temps, a.k.a. Precious Time, 1998, J-drama de 12 épisodes d'environ 45 minutes chacun. (le 1er et le dernier avoisinent les 60 minutes)


Le début (tiré du blog de Lynda):
Masaki est une lycéenne un peu paumée, elle sort avec un garçon qu'elle n'aime pas vraiment, l'entente avec sa famille n'est pas au beau fixe et ses copines se prostituent pour s'acheter des fringues de marque.
Son seul refuge est la musique notamment celle de son compositeur favori, Keigo.
Ravie de pouvoir assister à son concert, elle perd malheureusement son précieux billet, une seule solution lui vient en tête pour en racheter un, accepter un rendez-vous avec un client ! Cette fois-ci, elle va plus loin et couche avec l'homme en question.
Le lendemain, à la fin du concert, Masaki repère le véhicule de Keigo et se lance à sa poursuite comme une fan acharnée.
Indifférent à la jeune fille, Keigo fait mine de l'ignorer pour finalement l'inviter chez lui.
Ils finissent par passer la nuit ensemble, Masaki semble pour la première fois ressentir un certain émoi mais ne donne pas suite et laisse Keigo partir en tournée.
3 mois plus tard, ils décident de se revoir mais Masaki apprend qu'elle est séropositive.


Mon avis: ♥ ♥
Voilà un drama que je ne pensais jamais voir, il restait dans mon escarcelle depuis un bon bout de temps cependant. Histoire de faire de la place, je l'ai rapidement visionné.

Je ne m'attendais pas vraiment à un drama de ce genre, que je qualifierai au final de "classique". D'un, à la lecture du résumé, l'histoire paraît assez glauque et le début (disons la première moitié du drama) m'a paru assez "dur". Vers la fin, je me disais "mon dieu, mais qu'ils arrêtent de pleurer dans ce drama!" L'histoire n'est pas vraiment réjouissante mais je ne m'attendais pas à cela. Du fait de l'histoire, je pensais sortir d'un "drama maladie" ordinaire et le début me donnait raison. A tort.
On retrouve les ressorts dramatiques classiques de ce genre de drama dans la deuxième partie, et j'avais même envie de dire que c'était drôlement romancé: La fille qui se la joue "copine" avec son bourreau, le speech miracle "adieu persécutions" (il n'y a que des crasses à un certain moment et après plus rien), survivre à une pneumonie et une méningite (dans son état!) et tirer finalement sa révérence en beauté. En rajoutant à cela une histoire d'amour impossible (mais pas pour les héros) entre une lycéenne et son idole. C'est romantique, c'est beau, c'est touchant, ça fait vibrer les cœurs mais bon...
Le couple aussi était tout "choupinet" si je puis dire mais à certains moments, je ne sais pas...leur crédibilité en prenait un coup. Ensuite, on pourra dire que cette histoire ainsi faite est "moralisatrice", qu'en fin de compte, les personnages ont été "récompensés" et que Dieu, dans son ultime bonté, leur a donné un enfant en bonne santé. Comme le disaient les médecins, il y a eu des miracles dans cette histoire, il faut dire que les scénaristes ont tout pouvoir là-dessus...

Que dire sinon que je suis passée par beaucoup d'émotions différentes, les autres personnages secondaires ne font pas de la simple figuration et leur sort nous touche autant -sinon plus- à commencer par les parents de Masaki ou son ex petit copain.

Ce drama m'a surtout frappée dans les premiers épisodes, la dérive des adolescents, cette "génération perdue" qui ne sait pas quoi faire de son temps. Les parents étaient complètement dépassés par leurs enfants mais grave! (lol) Personnellement, mon adolescence date des années 2000 mais au grand jamais on ne m'aurait laissée agir de la sorte! Le manque d'autorité (ou l'excès d'autorité) sont toujours aberrants pour moi dans les j-dramas. On a l'impression que les parents ne savent pas "faire la transition" entre l'ancien système hiérarchique basé sur l'autorité et le respect des aînés et la société actuelle. J'ai l'impression que nous sommes un peu mieux loti en Europe pour le coup en matière d'éducation, mais peut-être suis-je ignorante et n'est-ce qu'une impression.
Ce drama m'a donné également l'impression que la prostitution des lycéennes japonaises est assez "courante" pour se faire de l'argent (en ont-elles toutes tellement besoin?) et pas du tout cachée. Dans la rue, n'importe qui les aborde pour les faire travailler comme escorts-girls; peut-être n'étaient-ils que dans des quartiers "malfamés" comme on dit, mais bon, ça m'a un peu "choquée". Peut-être tout simplement parce que je ne suis pas une fille de la capitale?

Deuxième "fait de société" caractéristique du Japon, que l'on retrouve généralement dans les school dramas : les persécutions au lycée. Ce qui m'a choqué dans ce cas est l'indifférence des filles responsables de ces harcèlements. Tout le monde fait vraiment "comme si de rien n'était". Je connaissais bien sûr le phénomène d'exclusion des "éléments indésirables " au Japon, pays dans lequel le groupe est sur-valorisé au détriment de l'individu, mais ça m'a tout de même révoltée. Le culte de la conformité et du groupe engendre d'horribles dérives, lorsqu'il s'agit de se conformer aux normes de la mode (et par là se prostituer pour pouvoir rester à la hauteur et se payer le dernier Chanel) et de se "fondre dans la masse". Horrible.

Enfin, dernière chose "injuste" qui m'ait choquée: la réaction hypocrite des lycéennes vis à vis d'elles. On les voyait bien toutes se remettre du rouge et parler de leurs relations avec des hommes plus âgés pour se faire du pognon et lorsque le sort s'abat sur l'une d'elle (qui plus est ne l'a fait qu'une seule fois), aucune solidarité féminine! Comportement hypocrite et lâche pour ma part, ou alors j'ai mal compris l'histoire.
Masaki a certes très mal agi, mais comme on dit "que celui qui n'a jamais pêché lui jette la première pierre" et cela aurait pu arriver à n'importe qui des autres filles.
Comme l'avait fait remarquer Lynda dans son article, aucune mise en garde au sujet de la transmission des MST (ou de la prostitution tout simplement) n'est faite par l'héroïne, ni aucune autre personne. A croire qu'ils ne connaissaient vraiment pas le condom à l'époque. On se contente juste de regards et hochements de tête désapprobateurs, un comble! xD Breeef. A notre époque, sa situation semble incroyable, on ne parle jamais de prévention, le drama date de 1998 mais tout de même....! Friends a commencé en 1994 et ils étaient "à fond dedans" si je puis m'exprimer ainsi!


Je crois m'être bien défoulée avec mes "mini-révoltes" tout au long du drama, lequel ne m'a définitivement pas laissée indifférente! Je n'ai pas grand chose à dire sur les acteurs, sinon que j'ai suivi tout d'abord grâce à l'article de Lynda ET à Takeshi Kaneshiro <3, que je connais depuis le film Perhaps Love. J'avais des doutes au début étant donné qu'il s'agit d'un j-drama et que c'est un film hongkongais, mais il semble qu'il parle plusieurs langues et soit doté d'une double nationalité. J'avoue lui avoir trouvé au début du drama une sacré allure, ce rôle hautain et indifférent lui allait comme un gant, je le trouve moins bon lorsqu'il s'agit d'exprimer ses sentiments ou de jouer le nigaud (cf le film). Je suis ravie donc de l'avoir "testé" plus en détail à travers ces 12 épisodes :) ça valait aussi le coup d'oeil à certains moments ;)

Concernant l'"héroïne", je l'ai comparée à plusieurs reprises au cours du drama à Song Hye Kyo dans Autumn Tale, elles ont un air de ressemblance dans ces dramas, l'une avait-elle copié la chirurgie esthétique de l'autre? A 15 ans tout de même! Elle me rappelait aussi (ses yeux et son sourire) à la fausse sœur de Tackey dans Strawberry On the Shortcake (vous vous rappelez? Le drama faisant l'apologie d'Abba? Nan j'exagère mais bon...) et il s'avère...que c'est bien elle! (Fukada Kyoko, en "beaucoup changée") Décidément, ce drama m'aura beaucoup marquée...!

Non contente de tout cela, j'ai eu aussi mon quart d'heure de sanglots (!) vers le milieu du drama et au générique de fin, la faute à l'OST ultra-répétitive dans la deuxième partie du drama, de ce fait inefficace, et le côté sirupeux et "longuet" de certains passages; seule la première moitié m'a le plus touchée. Heureusement que le drama ne comportait que 12 épisodes, je l'ai encaissé dans son intégralité en une nuit !



Un autre avis sur la Toile, dont le dernier paragraphe résume parfaitement mon état d'esprit à la fin de ce drama : http://www.luminophore.net/2009/02/11/kamisama-mou-sukoshi-dake-serie-complete/
DDL Newsasia ICI

A noter que l'acteur incarnant le père de Masaki a également joué dans Byakuyakou et Rondo. Je me disais avoir déjà vu sa tête quelque part...pas en bien, malheureusement!