lundi 2 juin 2008

Anne Perry, reine du polar victorien

Tout le monde connaît Mary Higgings Clark. Au moins de nom. Aujourd'hui, j'aimerai vous présenter une autre reine du polar, à laquelle je suis attachée depuis plusieurs années. Ses romans policiers victoriens me tiennent toujours en haleine et surtout j'affectionne particulièrement l'ambiance de ses romans, l'époque victorienne, les crimes sanglants dans des familles aux moeurs "irréprochables". Je l'ai découverte avec L'Etrangleur de Cater Street, son premier succès, un peu à l'instar de la Nuit du Renard de M.H.C.; puis avec William Monk dans Un étranger dans le miroir. J'ai récemment dévoré Brunswick Garden, dans lequel on peut y voir un avant-goût de mai 68! Meurtre dans une famille respectable (le pasteur doit même être nommé évêque!) qui n'aimait gère voir ses convictions être remises en question... J'ai également littéralement avalé La Conspiration de Whitechapel. On y retrouve un vieux "mythe" des bas quartiers de Londres, le tout sur fond de magouilles politiques et d'agitation sociale. Perry nous approche très près de la vérité, c'est...jubilatoire tout simplement. A savoir que les ouvrages suivants forment une suite à cette excellent histoire: Southampton Row et Seven Dials.

Voici pour conclure une mini-bio tiré du site polars.org :

Anne Perry naît le 28 octobre 1938 à Londres. Perry n’est en fait pas son nom.
Mais nous le verrons plus tard. L’enfance de la gamine est assez agitée. Elle souffre assez vite d’une grave maladie respiratoire, qui l’oblige à suivre un traitement quotidien. Ses études sont en pointillés. La famille déménage en effet très souvent, aux quatres coins du monde. L’adolescente, plutôt solitaire, grandit donc surtout en compagnie des livres. Et son père, scientifique, lui inculque très tôt l’importance des mots justes et de la rigueur d’expression. Voilà ce que retient très officiellement Anne Perry de ses vingt premières années. Sur lesquelles l’écrivain naissante, au tout début de sa carrière dans les années 1980, n’aime guère s’appesantir. Pourquoi ? En 1994 sort Créatures Célestes, un excellent film de Peter Jackson, qui n’est pas encore le metteur en scène célèbre de la saga du Seigneur des anneaux. Le film conte l’histoire de deux amies adolescentes vivant dans leur monde imaginaire et qui, pour ne pas être séparées, finissent par tuer la mère de l’une d’entre-elle. Cette histoire est vraie. C’est celle d’Anne Perry. A 15 ans, la gamine, de son vrai nom Juliet Marion Hume, habite en Nouvelle-Zélande. Elle est inséparable de Pauline Parker, sa copine de 16 ans. Jusqu’au jour où la famille Hume prévoit de déménager en Afrique du Sud. La mère de Pauline Parker n’envisage évidemment pas que sa fille suive la petite Juliet. En 1954, Juliet et Pauline la suppriment. Faits divers tragique. Les deux adolescentes seront emprisonnées au terme d’un procès retentissant. Elles sont libérées en 1958, en raison de leur jeune âge. Toujours très soutenue par son père, la future Anne Perry est bringuebalée dans différents pays. Pause de 1967 à 1972 à Los Angeles. Elle saute d’un métier l’autre : elle travaille comme vendeuse, hôtesse de l’air, gérante d’un magasin de meubles, dans une compagnie d’assurance, etc. Elle écrit, toujours, sans parvenir à se faire publier.

Le grand jour arrive enfin en 1979 avec l’Etrangleur de Cater Street. Il met en scène l’inspecteur Thomas Pitt, de la police londonienne, et sa femme Charlotte. L’adolescence cachée d’Anne Perry éclaire la naissance de son deuxième grand personnage, William Monk, détective amnésique à la suite d’un coup sur la tête, et souffrant d’être un homme sans passé et sans mémoire. Ses deux héros évoluent dans l’Angleterre victorienne, que l’écrivain décortique au scalpel. A partir des années 1980, Anne Perry devient très productive, parvenant à écrire tous les ans une aventure de ses deux héros. Obstination gagnante. Elle finit par décrocher vraiment le succès dans les années 1990, estampillée reine (encore !) du polar historique toujours en vogue aujourd’hui. Elle vit désormais en Ecosse, non loin d’Inverness, dans les Highlands.

samedi 10 mai 2008

...aux J.O. de Pékin

Aujourd'hui, Lévi-Strauss n'a jamais été autant d'actualité. Entre la mondialisation culturelle, le phénomène d'uniformisation des cultures et le concept d'exception culturelle avec lequel on tend à se replier sur soi-même, il y a un équilibre à trouver et des vues à élargir.

Ce qui se passe en Chine et au Tibet en est un parfait exemple. Nous revendiquons ainsi les droits de l'Homme, mais à quel titre? Ne devrait-on pas dire NOS droits de l'Homme? Ils existent des lois certes, mais chacune est propre à telle ou telle société. Peut-on parler de lois universelles? Notre attitude à l'heure actuelle n'est-elle pas ethnocentriste?

Si je défends bien évidemment les droits de l'homme et que je considère la Chine comme un état autoritaire, je ne suis pas pour autant pour le boycott des JO et cela pour plusieurs raisons:

1) La Chine devient une puissance mondiale incontestable. Avec le crise des subprimes, l'Occident est plus affaibli que jamais. Certes, je vais parler en termes économiques, financiers, bref en terme d'intérêts matériels. L'argent est tout de même le nerf de la guerre comme on dit. Face à des considérations humaines, c'est choquant, mais c'est la mondialisation qui le veut. Je ne suis pas fataliste mais je suis réaliste, autant s'adapter et prendre en compte cette donnée.

Si la France vient à boycotter les JO, elle risque de perdre beaucoup. La Chine n'a pas besoin de nous pour prospérer, or, elle nous est indispensable au niveau des échanges, du commerce extérieur...Et si la Chine venait à nous boycotter ?
Tout l'Occident est soumis à cette pression. Même les Etats-Unis ne sont pas spécialement en position de force. Avec ses énormes réserves de dollars, la Chine pourrait donner le coup de grâce à la devise américaine.

Ensuite, qui dit que le boycott fonctionnera? Si la communauté internationale tout entière s'accordait au boycott, je ne dis pas, cela pourrait aboutir. Mais trop de pays auront peur à mon avis de représailles. Fera-t-on le poids si l'on est divisé?

2) Ce qui se passe en Chine et au Tibet n'est pas récent. Pourtant, nous ne semblons nous en préoccuper et réagir que maintenant. Pourquoi avoir attendu si longtemps? Tant que la Chine restait faire ses agissements dans son coin, on se contentait de ne pas regarder de ce côté; maintenant que nous sommes "obligés" de regarder par là avec les Jeux Olympiques, on adopte une posture outrée "non je ne regarde là que si..." Ne serait-on pas un peu hypocrite sur les bords?

De surcroît, nous savons depuis quelque temps que la Chine serait désignée pour les JO 2008. Pourquoi ne réagit-on que maintenant? Pourquoi n'a-t-on pas plutôt protesté tout de suite avec plus de véhémence? Fallait-il la "bénédiction" des médias pour réagir?


3) A-t-on le droit de mêler sport et politique? De nombreux athlètes attendent ces Jeux Olympiques depuis très longtemps, se sont entraînés d'arrache-pied dans ce seul but et se voient proposer de boycotter les JO ! On peut comprendre qu'il s'agisse pour eux d'une aberration...

4) La majorité des Chinois considère ces J.O. comme un honneur et souhaite leur réussite alors que le gouvernement de Pékin jouit d'une bonne légitimité auprès du Chinois moyen grâce à la prospérité et à la stabilité indéniable du pays. Les Chinois ont de plus fait d'énormes efforts au niveau des dispositions, des coutumes, afin de "plaire" au monde.

"Le pays était prêt à sourire au monde. Mais le monde ne lui a pas rendu son sourire."

Ils s'attendaient à nous voir oublier nos griefs le temps d'une "fête", et nous pensions que de nombreux Chinois nous rejoindraient. Les critiques occidentales ne réussissent finalement qu'à rassembler les Chinois dans le ressentiment; d'où l'émergence d'un "nationalisme chinois" qui semble tant nous offusquer. "La Chine ne demande rien d'autre que d'être intégrée dans l'économie mondiale et de trouver une place de membre respecté dans la communauté internationale."


Bref, nous agitons le drapeau des droits de l'Homme et de nombreux Chinois semblent se demander pourquoi on les embête avec ça. Leur pays est de plus en plus prospère, leur gouvernement jouit d'une belle légitimité à leur yeux et cela leur suffit. Et nous venons gâcher leurs réjouissances en disant détenir la vérité et la parole de l'Evangile.
Nous ne sommes pas si loin des concepts de Lévi-Strauss après tout. Il ne s'agit que d'incompréhensions entre deux cultures...quand il soulignait l'importance des échanges entre les cultures...il ne parlait pas que d'échanges économiques...

Sources:

Courrier International, Pathologique le nationalisme chinois?

faut-il boycotter les pays qui ne nous ressemblent pas? , Le Figaro


vendredi 9 mai 2008

De Claude Lévi-Strauss...

Né à Bruxelles de parents français, le 28 novembre 1908, Claude Lévi-Strauss étudie à Paris le droit jusqu'à la licence, et la philosophie; il est reçu à l'agrégation de philosophie en 1931. Tout en enseignant cette discipline, il milite activement à la SFIO. Sa carrière d'ethnologue débute en 1934, lorsqu'il est invité à venir enseigner la sociologie à São Paulo, où il restera jusqu'en 1939. C'est à cette occasion qu'il séjourne parmi les populations indiennes nambikwaras, caduvéos et bororos, et mène ses enquêtes de terrain.

Rentré en France, mobilisé au service des PTT, puis affecté au lycée de Montpellier, il réussit, après sa révocation en raison des lois raciales, à se rendre aux Etats-Unis en 1941, sur un paquebot où il voyage avec André Breton. Il enseigne à l'Ecole libre des hautes études, et à la New School for Social Research de New York; c'est alors qu'il découvre les travaux fondamentaux de la linguistique et de l'anthropologie, et notamment ceux de Roman Jakobson (1896-1982) et de Franz Boas (1858-1942).

De 1945 jusqu'à la fin de 1947, il est conseiller culturel auprès de l'ambassade de France à Washington. En 1948, il publie la Vie familiale et sociale des Indiens Nambikwara et soutient sa thèse les Structures élémentaires de la parenté. Ces deux premières œuvres, significatives, le font docteur d'Etat.

D'abord maître de recherches au CNRS puis sous-directeur du musée de l'Homme, il est ensuite nommé directeur d'études à la 5e section (dite des sciences religieuses) de l'Ecole pratique des hautes études, à l'ancienne chaire de Marcel Mauss, rebaptisée «chaire des religions comparées des peuples sans écriture». C'est l'époque de maturation, avec le très célèbre Tristes Tropiques et le recueil d'articles qui va définir son projet scientifique, Anthropologie structurale (1958).

La troisième étape de sa carrière est celle de la célébrité internationale. En 1959, il est élu à la chaire d'anthropologie sociale du Collège de France; il y fonde l'année suivante le laboratoire d'anthropologie sociale et la revue l'Homme. Ses travaux sont alors marqués par une double réflexion: d'une part, l'élaboration théorique de l'objet même de l'anthropologie, dans le Totémisme aujourd'hui et surtout dans son œuvre majeure, la Pensée sauvage; d'autre part, l'application de ces principes dans l'imposante tétralogie de plus de 2 000 pages, les Mythologiques (le Cru et le Cuit, Du miel aux cendres, l'Origine des manières de table, et l'Homme nu). La consécration vient en 1973 avec son élection à l' Académie française.

La parenté et les mythes

Le structuralisme de Lévi-Strauss s'exprime surtout dans les Structures élémentaires de la parenté (1948), la Pensée Sauvage (1962), les Mythologiques (1964 à 1971) et Anthropologie Structurale (1958 et 1973). Lévi-Strauss applique à l'anthropologie les principes que Saussure applique à la langue: il étudie les structures de société sans prendre en compte l'histoire. Ainsi, la parenté n'a rien pour lui d'une modalité biologique, il s'agit avant tout d'un système d'alliance. L'auteur se livre en réalité à une théorie générale de l'échange et de la communication: les signes, les mots, les femmes s'échangent et sont à l'origine d'une élaboration inconsciente des relations sociales; ces relations fondent des valeurs religieuses (mythes et rites), morales, politiques, économiques.

Pour Lévi-Strauss, il ne s'agit pas d'analyser "comment les hommes pensent les mythes, mais comment les mythes se pensent dans les hommes et à leur insu." Au fond des structures sociales, il existe une structure logique, une pensée inconsciente, baptisée par Lévi-Strauss " la pensée sauvage". Il s'agit ainsi d'analyser et de comprendre les sociétés et leurs cultures en terme de logique inconsciente. " Les mythes et les rites offrent pour valeur principale de préserver jusqu'à notre époque, sous une forme résiduelle, des modes d'observation et de réflexion qui furent (et demeurent sans doute) exactement adaptés à des découvertes d'un certain type".

"Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie"

En 1952 paraît Race et Histoire, en réponse à une demande de l'UNESCO. Lévi-Strauss ne condamne pas dans cet ouvrage les droits de l'homme en tant que tels, mais parce qu'ils ont constitué un alibi pour justifier la colonisation. Il refuse la prétendue supériorité de la culture occidentale et nous invite à l'humilité: le "progrès" est dû au hasard, nous n'avons fait que perfectionner des techniques mises au point par d'autres.

Il défend en outre corps et âme la diversité des cultures et dénonce l'ethnocentrisme: l'Occident prétend imposer ses propres normes culturelles et hiérarchise les différentes cultures selon des concepts...purement occidentaux. Enfin, il invite à la tolérance et souligne l'importance des échanges entre les cultures.

"Je hais les voyages et les explorateurs"

Si Tristes Tropiques est avant tout un récit de voyage, il dit aussi la difficulté du "vrai voyage", de la rencontre de l'autre, ainsi que l'avait déjà souligné Montaigne dans ses Essais. Pour Lévi-Srauss, le vrai voyageur doit être capable d'opérer un "triple décentrement": il doit intérioriser le fait qu'il ait changé de lieu, de temporalité aussi (le "progrès" ne touche pas les parties du monde à la même vitesse) et qu'il ait changé de vision du monde (l'argent par exemple n'a pas la même valeur selon les cultures). Evidemment, il continue aussi à dénoncer l'impérialisme occidental et montre les dangers de la "monoculture".

Sources: http://www.memo.fr





mercredi 30 avril 2008

Lygie, Lygia, Elygia, Elégie...

Au départ, j'avais mis "Lygia" en référence au film Quo Vadis avec Peter Ustinov et Deborah Kerr dans lequel l'héroïne se prénomme Lygie, prénom que je trouve original et "mythologique". Dans ce film que j'ai particulièrement apprécié, Peter Ustinov compose un savoureux Néron pyromane, mégalomane à souhait, Deborah Kerr une "otage" lygienne chrétienne et Robert Taylor un légionnaire romain très attaché à sa patrie. Les dialogues entre Pétrone et Néron sont de plus savoureux...

Néanmoins, ce nom de domaine n'étant pas disponible, j'ai rajouté un "e", ce qui n'ôtait rien à l'esthétique du nom et le rapprochait du mot "elegia" ie une élégie, poésie lyrique que j'affectionne particulièrement. En faisant une recherche plus approfondie, oh stupeur, je découvrais alors que Eligia existait bel et bien sur une île de Crète de surcroît, c'est en fait le nom d'une gorge (préfecture de la Canée). Je mets ci-dessous un article "touristique" sur le lieu en question. Me passionnant pour la mythologie grecque et la culture méditerranéenne et ayant moi-même été par le passé en Grèce, cette découverte n'a pu que m'enchanter ^^

Si on devait caractériser la Préfecture de La Canée, peut être l'appellerait-on la 'Préfecture des Gorges', puisque des dizaines de gorges déchirent ses montagnes.

La gorge de Samaria ou 'Faraggas' est indubitablement la plus connues de toutes. Sa longueur est de 16 km, sa largeur varie de 3,5 à 150 mètres et ses ravins peuvent atteindre les 500 mètres à certains endroits. Il faut environ cinq à six heures de marche pour traverser la gorge. La traversée est permise du mois de mai jusqu'au mois d'octobre. La gorge est également un 'parc national' où l'on trouve des espèces rares de la flore crétoise, du cyprès et du pin au dictame et aux fleurs sauvages. D'autre part, la gorge est aussi l'environnement naturel du chamois crétois. Les roches plissées et tectoniques des Plaques Calcaires qui se distinguent dans les versants de la gorge sont aussi impressionnantes. La gorge de Aghia Irène à Selino est d'une longueur de 7,5 km, ses points les plus étroits atteignent les 10 mètres et ses parois verticales sont hautes de 500 mètres. On y trouve une végétation abondante caractéristique.

La gorge de Imbros à Sfakia est l'une des plus impressionnantes, étroites et profondes de Crète. Elle est longue de 7 km, large de 2 mètres par endroits et haute de 300 mètres. À une hauteur de 30-40 mètres, ses flancs se joignent en certains points pour ne laisser qu'une étroite ouverture de 2-3 mètres, donnant ainsi l'impression d'un tunnel.

La gorge de Topolia est majestueuse et sauvage, avec une résonance exceptionnelle. Sa longueur est de 1500 mètres, ses versants verticaux atteignant les 300 mètres et abritant de nombreuses grottes, alors que sa largeur varie de 5 à 50 mètres. Il existe encore de nombreuses autres gorges qui ne sont pas tellement connues, mais qui sont aussi belles et sauvages, comme la gorge de Trypiti, de Kladou et de Elygia autour de Samaria, d'Aradena, de Katré, d'Asfendou, de Aghios Nektarios et de Kallikrati à Sfakia, de Thérissos près de la ville de La Canée - la seule gorge qui peut être traversée en voiture - la gorge de Roccas et de Polyrrhénia à Kisamos, de Boriana à Karanou, et de Dictame à Kerameia, la seule gorge à direction ouest-est.

Mais ces formations karstiques ne constituent qu'un aspect de la Préfecture de La Canée, qui compte également d'innombrables plages sur ses 350 km de côtes : des côtes désertes et vierges ou organisées en plages cosmopolites.

Les plages de Néa Hora (la seule plage organisée de la ville de La Canée), de Chrysi Akti, de Aghioi Apostoloi, de Aghia Marina, Gérani, Malémé, Kolymbari, Kisamos, Palaiochora, Fragokastello, Kalyves, Almyrida, Georgioupoli et Kavros, sont organisées et peuvent offrir aux visiteurs une grande gamme de services, commodités et conforts. Le visiteur amoureux de la nature peut trouver des plages plus vierges, beaucoup moins peuplées, propres, aux eaux de couleur jade, s'il s'éloigne des centres touristiques :

Phalassarna est une plage de sable fin de 3 km de long qui a été élue meilleure plage d'Europe en 2002 et qui offre aussi l'occasion d'une visite au port antique. Elafonisos est un îlot bas d'une hauteur de 20 m relié à la côte par un petit banc peu profond (0,60 - 0,90 m) d'une longueur de 800 m environ, appelé Pérasma ('passage'). Là se trouve la fosse commune de l'équipage du bateau autrichien l'" Impératrice " qui fit naufrage en 1907. À Kedrodasos, la 'forêt de cèdres' avoisinante, le visiteur peut jouir d'une plage de sable en osmose avec une forêt verdoyante de cèdres.

À Sougia il trouvera une plage de galets magnifique, avec des grottes côtières et des eaux cristallines. Balo comprend une lagune exotique de sable fin, des eaux de couleur jade peu profondes et un îlot-promontoire, Tigani. Le visiteur peut y combiner ses bains de mer avec une visite à la forteresse vénitienne qui se trouve sur l'îlot de Imeri Gramvousa. Sur la petite plage de galets de Menies, près du site archéologique du Diktynnaion, il y a une zone déserte interminable qui se prête à la marche.

Enfin, la région particulière de Madares, les sommets nus et stériles des Montagnes Blanches d'une beauté unique d'une altitude de 2000 mètres, constitue une tentation infinie pour le promeneur ou l'alpiniste.

Des paysages lunaires, avec une rare végétation de petits buissons, de fleurs sauvages et une vue à couper le souffle. Le lac de Kourna est aussi unique en Crète. Il se trouve près du village du même nom, aux limites de la Préfecture de Réthymnon à une altitude de 20 mètres au-dessus du niveau de la mer. Sa périphérie est de 3,5 km et sa profondeur maximale de 23 mètres. Des osiers et des myrtes couronnent le lac et les montagnes escarpées qui l'entourent se reflètent dans ses eaux calmes, créant ainsi une image magique qui exacerbe le sentiment de sa profondeur.

Ce phénomène donna naissance à la légende selon laquelle le lac serait " sans fond ".

tiré du site www.chaniacrete.gr

jeudi 24 avril 2008

Des films à l'eau de rose, bien dans l'air du temps

27 robes, qui n'en a pas entendu parler? Film à la promo incroyable -si bien qu'il est impossible d'ignorer sa sortie ou tout simplement son interprète principale, Katherine Heigl, alias Izzie dans Grey's Anatomy-, 27 robes , comédie de Anne Fletcher, est un petit chef d'oeuvre d'humour et d'eau de rose dans le genre. En tout cas, il a le mérite de renouveler les scénarii du genre "marieuse qui n'arrive pas à se marier elle-même". Jennifer Lopez, Denise Richards et d'autres s'y sont déjà essayées. Et le genre commençait sérieusement à s'essouffler, tellement les personnages manquaient de consistance. Si le dénouement reste prévisible pour un habitué du genre, il y a ce petit quelque chose en plus qui scotche à l'écran jusqu'au bout. Déjà, le scénario en lui-même a fait peau neuve: 27 robes, il fallait y penser. Et dire qu'au départ il y en avait 50... XD L'humour, les dialogues peut-être....ou alors tout simplement la fraîcheur de Miss Heigl, qui rend son personnage plus attachant que les précédentes ? Sûrement. Entre une "Bridget Jones" et une "Lois Lane", femme libéré amoureuse de son patron et étouffée par sa vie professionnelle, introvertie qui ne sait pas dire "non" (quand ça lui plaît) et altruiste par dessus le marché...? Il fallait y penser...
Notons au passage la présence de James Marsden (X-Men, Il était une fois, Superman Returns...), journaliste chroniqueur (devinez dans quelle rubrique...) et de Malin Akerman, sublime garce intrigante ravissant à Jane l'élu de son coeur...

Au final, c'est un film à voir entre copines et ou en amoureux, léger qui se laisse regarder et qui comporte tous les ingrédients d'une séance réussie, pour peu qu'on apprécie les comédies romantiques en général.

mercredi 23 avril 2008

Un conte moderne enlevé...ou si vous imaginez Christina Ricci affabulée d'un nez de cochon...


Un autre film que j'ai pu aller voir tout dernièrement est Pénélope, de Marc Palansky avec Christina Ricci et James McAvoy. Issue d'une famille aristocrate peu "catho" en dépit de ses bonnes apparences (en effet, deux adultères avaient été commis par le passé, l'un d'eux avec une servante, rejetée, dont la mère, sorcière, a jeté un sort sur la famille pour se venger). Ainsi, la première fille légitime de la famille de la lignée, Pénélope, est née avec un nez et des oreilles de cochon. Les parents ne pouvant recourir à la chirurgie esthétique, ils décidèrent de la faire passer pour morte aux yeux des paparazzis et la dissimulèrent au monde durant 25 ans. Le seul moyen de rompre le sortilège étant d'épouser un aristocrate, les candidats défilèrent et eurent chacun des entretiens sous le sceau du secret. Les fenêtres du château ne firent pas long feu, chacun trouvant plus rapide cette façon de déguerpir. Bref, et ce jusqu'au jour où l'un des prétendants reste dans la pièce. Un espoir apparaît. Néanmoins, il refuse de l'épouser et Pénélope s'échappe alors de sa maison, afin de découvrir le monde extérieur tel qu'il lui a décrit. Mais il faut savoir que le dernier candidat était un aristocrate déchu employé par un paparazzo pour dénicher un scoop sur cette famille bien née...

Ce conte à la "Tim Burton", au rythme enlevé, n'en demeure pas moins captivant et si la morale est convenue ("Accepte-toi telle que tu es"), elle est traitée sous un jour nouveau et original. Les acteurs sont convaincants - mention spéciale à Catherine O'Hara, exaspérante dans ce rôle de mère soucieuse des apparences, et à Reese Witherspoon- et le film ne manque pas d'humour. A voir absolument, vous ne le regretterez pas.

dimanche 20 avril 2008

Kyle XY



J'ai découvert cette série sur W9 et j'ai rapidement accroché. Les trois premiers épisodes se laissent regarder et sont assez uniques en leur genre, on ne retrouve plus cela par la suite. Le fait que l'on découvre l'histoire et le monde à travers les yeux de Kyle est une expérience "unique" si l'on peut dire. Il pose un regard neuf sur le monde et le juge en conséquence, ce qui prête très souvent à sourire mais qui est pourtant tellement vrai...!

Durant la saison 1, j'ai énormément apprécié la liaison spéciale Nicole/Kyle, rapport psychologue/patient très touchant, on sent rapidement l'implication personnelle des deux protagonistes, Nicole va jusqu'à considérer Kyle comme un second fils et Kyle sa famille d'accueil comme ses propres parents (ce qui est vrai dans un sens puisqu'ils lui ont tout réappris, le b.a.-ba de chaque chose, la parole,...etc...- mais être doté d'une intelligence hors du commun facilite certainement les choses...lol).
L'évolution de Kyle, qui enquête sur son passé, se rebelle et s'emporte face à son amnésie, est également à noter. Matt Dallas montre plusieurs facettes de son personnage, celui-ci ne se révèle pas tout blanc et cache de nombreuses choses à sa famille d'accueil (pour son bien certes mais tout de même). Si l'on ne doute pas de l'intégrité de
Kyle et du bien-fondé de ses actions, on ne peut s'empêcher de penser qu'il se mène à sa perte par sa recherche effrénée de son passé et des personnes qu'il est amené à côtoyer...

Quant à l'intrigue principale de la saison 1, elle ne laisse pas en repos une seule seconde! Les coups de théâtre, détours et revirements de situation sont nombreux. Vraiment bien ficelée et bien menée...jubilatoire tout simplement! Very Happy ...Néanmoins, avec toutes les révélations faites sur les 3 derniers épisodes (et encore la 1ère saison ne fait que 10 épisodes!), on peut se demander comment faire aussi bien sur une deuxième saison de 23 épisodes...

En tout cas, la première saison m'a ravie, l'intrigue est bien menée pour le coup et n'est pas bancale comme ça a pu être le cas ces derniers temps dans Smallville par exemple. Je déplore néanmoins que cela se soit passé si vite, il est vrai que le suspense est intenable lol mais ils auraient pu rallonger un petit peu le tapis. Autant des saisons de Smallville se déroulaient sans
intrigue de fond (je pense à la saison 1 qui cumulait les petites histoires d'un épisode), autant cette saison de Kyle XY est très riche et très dense, peut-être trop.

!!!! A partir d'ici, Attention SPOILERS !!!! (saison 2 complète)


Dans la saison 2, Kyle a évidemment un peu évolué, c'est normal et la série prend une autre tournure, il utilise désormais ses dons pour aider les autres. La série ne manque pas de cliffhangers, les réponses arrivent certes assez rapidement mais de nouvelles questions s'empressent de tout remettre en question. En gros, plus il y a de réponses, plus il y a de questions. Personnellement, j'aime bien ce côté-là de la série, au moins les choses avancent et évoluent continuellement. Cela peut paraître "too much" à force, ça en devient presque automatique mais au moins ça change de nombre de séries qui, pour faire de l'audience et un maximum de saisons, rallongent le tapis indéfiniment, sans raison valable.

L'intrigue autour de Jessie est bien exploitée mais j'avais parfois la sensation qu'elle tournait en rond. Dans un sens, je la plains, elle n'a jamais été hébergée par des personnes de confiance, tous ont cherché (cherchent encore?) à profiter d'elle ou à la manipuler.
Le côté obscur de son personnage est bien exploité, à de nombreuses reprises, on pense qu'elle se ressaisira mais non, jusqu'au bouquet final, épisode 13, où elle saute dans le vide afin de ne plus avoir à lutter contre sa "nature" démoniaque...D'ailleurs, elle le dit elle-même, c'est comme si elle ne pouvait pas s'en empêcher...
D'où LA question de la saison: Naît-on foncièrement bon (Kyle) ou foncièrement mauvais (Jessie)....?... ou alors est-ce dû à l'expérience, aux rencontres, à l'environnement auxquels on a été confontés? That is THE question et au milieu de la saison, elle n'est toujours pas résolue...ni réellement encore aujourd'hui... Au final, ne seraient-ce pas les choix que l'on fait tout au long de notre vie (et pas seulement une seule fois) qui nous définissent et nous façonnent? Jessie et Kyle ont encore la vie devant eux pour le prouver...

Sinon, du côté de Kyle, pas de grandes découvertes, exceptées de nouveaux dons, de nouveaux "souvenirs" et une "vie sociale et affective" plus remplie. Un grand tournant est marqué avec l'épisode 14 ou comment Kyle raconte toute la vérité aux Trager...ceux-ci sont désormais impliqués à 100% dans son passé et peuvent à leur tour être menacés...Néanmoins, ce ne sont pas ceux que l'on croit qui le sont réellement...en effet, le dernier épisode de la saison 2 (épisode 23) marque la disparition (l'enlèvement?) d'Amanda...
La deuxième partie de la saison 2 (épisode 14 à 23) s'essouffle pour laisser plus la place au côté "teenager" de la série, simple histoire d'école, de relations amoureuses et d'apprentissage de la vie. Les scénaristes ont pris soin néanmoins de lancer une nouvelle intrigue et de nouveaux "duels" -à defaut de nouveaux "duos"- et semblent vouloir prochainement remettre en question l'un des personnages fondamentaux de la série, du moins pour Kyle...

Je trouve parfois le scénario un peu trop "torturé", ils semblent vouloir exploiter toutes les possibilités de scénarii, en laissant planer le doute sur chaque personnage. Cela a au moins l'avantage de s'écarter des clichés "fondamentalement gentil", "fondamentalement mauvais", les personnages sont après tout des êtres humains faillibles comme nous tous. Cependant, les Trager et Kyle lui-même semblent être écartés de cette règle, tel l'image du super-héros et de sa famille (exemplaire, cela va sans dire, sinon il n'aurait pas pu devenir un héros...-à méditer..).

PS: Je renvoie à ce sujet au billet de Pierre Serisier, particulièrement éclairant sur la question de l'altérité, de l'eugénisme et de la morale...en regard d'une autre série similaire que je ne connais pas, les 4400.

NB: une mention spéciale aux acteurs, que je trouve particulièrement à l'aise dans leur rôle, à commencer par Marguerite McIntyre (Nicole Trager), Matt Dallas (Kyle XY) et Jaimie Alexander (Jessie XX).

jeudi 20 mars 2008

Mes valeurs sûres

En ce moment, je retourne dans ma période "classique" avec ces tubes indémodables, indispensables...incontournables! Je vous fais partager dans ce post mes interprétations favorites.

La Complainte de la Butte (combien de fois n'ai-je chanté cette chanson? Sublime, tout simplement) nb: version Bruel ici, pour le coup j'aime bien son interprétation avec Francis Cabrel



La Bohême (alàlà, Montmartre et le Moulin Rouge...)


Mon amant de la Saint-Jean (l'original évidemment, je trouve l'interprétation de Bruel fade...)



Ne me quitte pas (magnifique interprète...)

mercredi 19 mars 2008

Barbara(s)

Göttingen


Plus jamais je ne rentrerai en scène.

Je ne chanterai jamais plus.

Plus jamais ces heures passées dans la loge à souligner l'œil et à dessiner les lèvres avec toute cette scintillance de poudre et de lumière, en s'obligeant avec le pinceau à la lenteur, la lenteur de se faire belle pour vous.

Plus jamais revêtir le strass, le pailleté du velours noir.

Plus jamais cette attente dans les coulisses, le cœur à se rompre.

Plus jamais le rideau qui s'ouvre, plus jamais le pied posé dans la lumière sur la note de cymbale éclatée.

Plus jamais descendre vers vous, venir à vous pour enfin nous retrouver.

Un soir de 1993, au Châtelet, mon cœur, trop lourd de tant d'émotion, a brusquement battu trop vite et trop fort, et,durant l'interminable espace de quelques secondes où personne, j'en suis sûre, ne s'est aperçu de rien, mon corps a refusé d'obéir à un cerveau qui d'ailleurs, ne commandait plus rien.

J'ai gardé, rivée en moi, cette panique fulgurante pendant laquelle je suis restée figée, affolée, perdue.

J'ai dû interrompre le spectacle pendant quelque temps, puis définitivement.

Je suis quand même partie en tournée, deux mois après; je raconterai ce que fut cette tournée, du premier jour au dernier soir.

Ensuite j'ai regagné Précy avec un manque immense, et, durant deux ans, j'ai fait le deuil d'une partie de ma vie qui venait brusquement de se terminer.

Écrire, aujourd 'hui, est un moyen de continuer le dialogue.

Pourquoi ai-je accepté, pour la première fois, de parler d'un avant ? Parce que je suis la seule à pouvoir le faire!

Je vais donc essayer, même si le temps déforme les images qui deviennent floues ou, au contraire, trop précises,

trop joyeusement ou douloureusement exactes.

J'ai beaucoup de travail qui m'attend, mais c'est un travail que j' aime, je ne vais pas m'en plaindre.

Il est six heures du matin, j'ai soixante-sept ans, j'adore ma maison, je vais bien. De la pièce où j' écris, je vois le jardin; les premières roses sont apparues et la glycine blanche dégouline dans le patio.

Toute une vie souterraine prend ses racines, là-bas, dans les eaux dormantes qui exhalent d'âcres senteurs de soufre.

J'ai appris à connaître tous les menus bruits, les différentes senteurs de la terre à chaque heure du jour. Seule une lumière féline, mouvante, me surprend parfois. Tout mon sang bat au rythme profond qui monte du sol. Une si grande paix se dégage de cet endroit qu'il me paraît souvent injuste et douloureux que l’univers entier ne la partage pas. Une paix intérieure que me procure le fait d’avoir pu m’octroyer pour le reste de mes jours ce « tout petit morceau de France », comme on dit.

Précy, 27 avril 1997

J'ai découvert Barbara en classe de 2nde, par le biais de ce texte, extrait de son autobiographie. Je l'ai trouvé poignant, magnifique, sublime. Au point qu'il m'ait marqué jusqu'à aujourd'hui, 4 ans après l'avoir lu, j'en ressens encore l'intensité. Ses textes sont magnifiques, sa voix admirable, à écouter pour savoir ce qu'est vraiment chanter. (Certains devraient en prendre de la graine...xD)
Barbara (de son vrai nom Monique Serf, 1930-1997) , figure parmi les grands noms de la chanson française : auteur-compositeur-interprète, elle a débuté à la fin des années cinquante au Cabaret de l’Ecluse, à Paris, pour rapidement devenir l’une des représentantes les plus connues de la chanson « à texte ». « La longue dame brune », comme elle se définissait elle-même, toujours vêtue de noir, se produisait généralement sur scène accompagnée de très peu d’instruments. Au moment de sa mort, fin 1997, elle était en train d’écrire Il était un piano noir, dont j'ai retranscris la première page ci-dessus.

Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous (Céline Dion peut aller se rhabiller avec son "Je ne vous oublie pas" XD)


Un autre écrit qui m'ait marqué (stylistiquement parlant) est un poème de Jacques Prévert lu en 3ème intitulé
Rappelle-toi Barbara. La sonorité et le rythme des phrases m'apaisent et en même temps m'emportent loin, très loin, dans son imaginaire.

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Epanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant

Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.


Jacques Prévert, "Paroles", Gallimard, 1946

Dis, quand reviendras-tu? une de mes interprétations favorites, émouvante, vibrante. L'intro m'a rappelé l'accompagnement de pièces de théâtre moderne.

jeudi 6 mars 2008

Nouveautés...


Lust, Caution (Amour, Luxure, Trahison) :
arrgh sulfureux très spécial, personnellement je suis sortie de là mitigée. Conquise certes par la mise en scène, le rythme, les acteurs, les décors, la musique mais déçue...par l'histoire notamment, le dénouement, les sentiments. Enfin bref, je me demande à quoi l'histoire a servi, sinon à montrer deux personnes jouant à un amour "maso" lol, qui fait mal (aussi bien moralement que physiquement..ouille) genre "je t'aime moi non plus". Enfin bref, ce n'est pas l'idée qu'on se fait en général de l'amour...lol Je ne m'attendais pas vraiment à cela, mais la fin est en effet certainement plus "réaliste" ainsi...
Cependant, rien à dire niveau réalisation. Les costumes sont magnifiques, les décors réalistes, l'ambiance parfaite... Pour les friands de ce genre de performance, voyez les films de Wong Kar-Wai, je pense notamment à In the Mood For Love. Un chef d'oeuvre...





Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street :
Superbe! :D Je suis conquise par le film, l'histoire, les acteurs, les chansons, la musique, la mise en scène...TOUT! Johnny Depp et Tim Burton se montrent toujours aussi excellents, sans oublier cette chère Helena Bonham Carter qui fait une fois de plus preuve de son talent! Autant Sleepy Hollow ne m'avait pas trop plu et Charlie et la chocolaterie m'avait laissée sur ma faim (!), autant ce film (sur lequel je partais avec un peu d'appréhension) m'a agréablement surprise. A voir et à revoir, ne serait-ce que pour le talent de ce cher Johnny ! ^^








Arizona Dream : Je l'ai vu récemment et il m'a bien plu. D'ailleurs, à la lumière de ce film, j'ai mieux compris Promets-moi, autre film de Kusturica. Fondamentalement opposés, Arizona Dream, critique de l'American Dream lol, tend à représenter le réel tel quel tandis que Promets-moi, par les exagérations sur les couleurs [criardes], les personnages, la mise en scène, tend à représenter un "conte de fées" ...qui n'en est pas un. J'adore le "happy end" à la fin, au milieu de tout le tohut-bohut, entre les barricades improvisées autour de la chapelle et les truands qui se tirent dessus...mdr. Tordant...xD
Arizona Dream est le contraire de tout cela, le réel prime sur le loufoque mais les deux films n'en sont pas moins tous les deux de différentes manières des critiques à la culture américaine (le rêve américain et les contes de fées à la Walt Disney). Johnny y est tout aussi parfait (et très jeune à l'époque!) Ce gars-là (pardonnez ma familiarité ^^) ne joue pas ses rôles, il EST ses rôles. Fascinant...


La Vie des Autres (titre original : Das Leben der Anderen ! ^^) :
J'en avais beaucoup entendu parler, surtout par ma prof d'allemand de Terminale, mais je n'étais pas tentée plus que cela, genre "encore un énième film sur la séparation Est/Ouest de l'Allemagne". Il faut avouer qu'il y en a pas mal... Mais bon là je me suis laissée piéger lol, envoûter, surtout vers la fin. Cela m'a paru un peu trop facile qu'il (l'écrivain) ne soit pas pris (même sans preuves, après tout on sait de quoi ils étaient capables), ni le "héros" enfin l'observateur. Juste relayé au sous-sol pour coller des enveloppes...Cependant, les émotions qui se dégagent de ce film sont intenses et "font vraies". L'interprétation des deux personnages principaux est à saluer. J'ai bien aimé la fin, ça me faisait penser d'ailleurs à L'Ami retrouvé de Fred Uhlman (dans le bouquin comme dans l'adaptation ciné). Finalement, tout au long du film, on se demande qui est "cet homme bon" de la "Sonate pour Homme bon" que lui offre son ami au début. On ne le comprend réellement qu'à la fin. C'est émouvant, intelligent...un film à voir quoi.^^ lol
Résumé de l'histoire sur allociné + bande annonce en VOST

samedi 1 mars 2008

Promets-moi...

En lisant un titre pareil, on croirait presque à un nouveau roman de Marc Lévy ou le nouveau Guillaume Musso. Mais non, il s'agit d'un film indépendant serbe. Que diantre vient-il nous embêter avec un tel film à l'eau de rose?! C'est là que vous faites erreur. Si le titre laisse présager une "soppy story", ce n'est pas vraiment le cas. Je m'explique.

L'histoire débute à la campagne où Tsane vit avec son grand-père. Celui-ci se sentant mourir, décide d'envoyer Tsane en ville pour vendre sa vache, acheter une icône et...se trouver une femme. Exposé comme ça, on sentirait plus le roman d'initiation à la Paulo Coehlo. En gros, un jeune homme (ou un garçon l'acteur faisant vraiment très jeune) doit trouver sa voie. En fait, c'est beaucoup plus simple que cela, pas besoin de chercher midi à quatorze heures. Le jeune Tsane va arriver en ville, découvrir les filles, les bordels accompagné de deux grands durs plus ou moins ridicules xD, faire la connaissance de Jasna, découvrir que la mère de celle-ci est aux prises de truands pour qui elle est obligée de se prostituer et apprendre que ceux-ci destinent maintenant le même sort à Jasna. Le scénario pourrait paraître grave, tragique, mais il n'en est rien dans le film. Tout est satire, "loufoquerie". Gros plans démesurés, prises de vue, dialogues, jeu des acteurs et même bande sonore, tout concourt à rendre un style décalé. Si ça peut paraître ridicule au début, on se prend vite au jeu. Mais qui peut avoir pondu un tel film?

Ne cherchez pas. Il a dirigé Johnny Depp autrefois dans un film. Et ses films sont plutôt connus. Et oui, il s'agit d'Emir Kusturica, réalisateur de Dolly Bell (sélection officielle de Venise - Lion d'or 1981), Papa est en voyage d'affaires (Palme d'or au festival de Cannes 1984), le Temps des Gitans (prix de la mise en scène au festival de Cannes 1989), Arizona Dream (Ours d'argent prix spécial du jury à Berlin en 1983), Underground (Palme d'or au festival de Cannes 1995), Chat noir Chat blanc (sélection officielle à Venise Lion d'argent 1998) et enfin la Vie est un Miracle (festival de Cannes sélection officielle 2004 et élu meilleur film de l'Union Européenne)...! (et Promets-moi est en compétition à la sélection officielle du festival de Cannes!) Un tel palmarès ne peut laisser indifférent. Il est bon de voir que le cinéma indépendant a encore de beaux jours devant lui, notamment grâce à la reconnaissance du public. Promets-moi certes ne remplit pas beaucoup de salles et il est même très rarement diffusé dans les salles de cinéma. J'ai d'ailleurs dû moi-même le dénicher dans un petit cinéma où il n'y avait que deux personnes dans la salle. Misère...Mais la reconnaissance à de tels festivals rend un peu d'espoir.

Ainsi je conseille à tous de le voir, peut-être pas au cinéma pour maintenant mais guettez sa diffusion sur ARTE dans un an ou deux! Il est bon de voir des films décalés, tellement peu formels par rapport avec ce qu'on a l'habitude de voir. Mais cela ne fait que renforcer notre esprit critique et le recul par rapport au talent, à la "beauté" cinématographique, au "style". Et encore, ce n'est pas le plus surprenant! Voyez Lars Von Trier avec Dancer in the Dark et Dogville ou Fatih Akin avec Gegen die Wand (pardon, Head-On) et vous verrez ce à quoi peut ressembler du vrai cinéma d'auteur. Quand on voit ça, on se dit que le cinéma n'a en fait pas de limites de créativité ni d'imagination, ce sont juste les normes et les conventions qui le brident ou plutôt NOUS brident. Bien sûr, il est autorisé de ne pas aimer, d'ailleurs personnellement, je les ai vus une fois et cela me suffit, tellement le souvenir dont j'en ai est encore vivace. Ah oui encore une chose sur ces films: quand vous en verrez un, vous ne l'oublierez pas de sitôt. Ce sont de ces films "bizarres" qui marquent nos esprits et nous hantent. Ils nous permettent aussi à chaque fois de comparer et relativiser nos jugements. Après eux, vous ne verrez plus le cinéma de la même façon. Peut-être même lanceront-ils des vocations, qui sait ?

Bande Annonce VOST

Plus d'infos sur ce film

derniers chiffres des Ch'tis

...Phénoménal! Voilà comment pourrait-on décrire en un mot l'accueil réservé au dernier film de Dany Boon, sorti mercredi 27 février sur les écrans nationaux. Il a comptabilisé ce premier jour d'ouverture 558 359 entrées sur toute la France. Ainsi, le soir même de sa première journée d'exploitation nationale, le film avait déjà atteint le million d'entrées! ...puisqu'il faut rajouter les 500 000 spectateurs du Nord-Pas-de-Calais qui avait pu en bénéficier en avant-première la semaine précédente. En tout cas, il s'agit du meilleur démarrage de tous les temps pour un film français sur la première journée ! Chez Pathé, on n'hésite pas à évoquer la barre des 5 millions d'entrées au total. A titre de comparaison, le dernier Astérix en est à un peu plus de 5,4 millions d'entrées...

Le film amène beaucoup de monde dans les salles obscures et même certaines personnes qui n'y étaient plus habituées, comme une arrière-grand-mère de 93 ans! xD Dany réconcilie toutes les classes d'âge et apparemment les régions aussi ! Paris, Lyon, Rennes, Marseille, le film reçoit un chaleureux accueil et est même applaudit dans de nombreuses salles ^^ Le générique de fin est par ailleurs suivi jusqu'au bout (il contient des "scènes bêtisiers"). Néanmoins, la seule différence notable avec le Nord-Pas-de-Calais est la réaction face aux gags. Lorsque Kad prononce "Beurgues" (dites beurk tant que vous y êtes!) au lieu de Bergues, aucune réaction. Lorsqu'un vieux ch'ti vient parler de ses soucis de quinzaine, aucune réaction non plus. Ou plutôt si. Comme s'ils étaient en train de regarder un film chinois en mandarin sans sous-titres...(croyez-moi j'ai déjà fait l'expérience...XD)...Bon bref, chacun son truc quoi.

$N'empêche qu'une vague "ch'timi" est en train de se propager partout en France, spécialement après les séances. Les "Salut tchiote biloute" ou "vindedjou y drache rudemin ch'matin" commencent à fuser ici et là. Pour rire bien entendu. Ce n'est bien sûr pas une culture très raffinée et nombre d'"intellectuels" peuvent targuer tant qu'ils voudront que Dany n'a fait que remplacer les "mauvais" clichés par de "bons" clichés; il n'en reste pas moins que c'est un film très attachant. Evidemment que tous les nordistes ne parlent pas ch'ti et encore heureux! D'ailleurs, c'est plutôt l'inverse. Ce film est plus une occasion de renouer avec ses racines d'antan que de faire une description objective (et triste car uniforme et presque commune avec le reste de la France) de la situation actuelle. Avec le film, le ch'ti semble renaître!

Phénomène de mode à l'instar des Visiteurs (qui restent tout de même cultes!) ou véritable cure de jouvence? Rendez-vous dans un ou deux mois pour le savoir! On vous dira quoi, hein!

jeudi 28 février 2008

Une Môme conquiert Hollywood


Un acteur français n'avait jamais été mis à l'honneur à Hollywood pour un rôle interprété dans sa langue maternelle. Simone Signoret, la première française à avoir été honorée de cette distinction en 1960 pour Les Chemins de la haute ville de Jack Clayton, rôle interprété en anglais, avait été suivie par Catherine Deneuve dans Indochine, en 1993 (catégorie de la meilleure actrice) et dans une moindre mesure par Juliette Binoche pour la catégorie meilleur second rôle féminin dans Le Patient Anglais d'Anthony Mingella. Sophia Loren était la seule à avoir obtenu l'oscar de la meilleure actrice pour un rôle interprété dans une autre langue que l'anglais (l'italien), à savoir La Ciociara en 1962. Mais jamais une actrice française n'avait obtenu la précieuse statuette pour un rôle joué en français.

Cette fois, c'est fait. Marion Cotillard, 32 ans, a battu la favorite, la Britannique Julie Christie, 66 ans, ainsi que la Canadienne Ellen Page, l'Australienne Cate Blanchett et l'Américaine Laura Linney. On l'avait notamment aperçue dans Un long dimanche de fiançailles et Taxi. Elle aura réalisé un exploit sans précédent : remporter le quadruplé Golden Globe, Bafta, César et Oscar. Du jamais-vu.

USA: Phénomène Marion Cotillard ou phénomène Edith Piaf ?
La Môme, sorti en juin 2007 aux USA sous le titre La Vie en Rose, doit aussi beaucoup de son succès à Edith Piaf, que les américains adoraient. Ce film est le premier de l'histoire à être diffusé sur les écrans américains en français sous-titré en anglais! Une belle revanche pour l'"exception culturelle" française, les USA étant très peu ouverts aux films européens. Merci Marion Cotillard, mais surtout, merci Edith Piaf !

Ce rôle permettra sans aucun doute à Marion Cotillard de s'imposer au box-office américain. On la verra bientôt à l'affiche de deux films hollywoodiens: Public Enemies, thriller de Michael Mann avec Johnny Depp et Nine de Rob Marshall, avec Pénélope Cruz et Sophia Loren.

La Môme a en outre remporté l'Oscar du maquillage. Il fallait en effet 2H de maquillage à Marion Cotillard pour se mettre dans la peau d'Edith Piaf. L'actrice a incarné la chanteuse de la jeune Edith à la Piaf qui meurt à l'âge de 47 ans, La transformation physique de l'actrice se situe dans la veine des performances dramatiques qu'affectionne Hollywood, qui a toujours privilégié les grands films sentimentaux.

Les autres Oscars
- Oscar du meilleur acteur : le comédien irlandais Daniel Day-Lewis pour son rôle dans There Will Be Blood (en compétition avec Johnny Depp pour Sweeney Todd et Georges Clooney pour Michael Clayton entre autres)
- Oscar du meilleur film : No country for old men, des frères Joel et Ethan Coen, qui ont également obtenu l'Oscar du meilleur réalisateur.
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Oscar du meilleur film étranger : le film autrichien Les Faussaires
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Oscar du meilleur second rôle féminin : la Britannique Tilda Swinton dans Michael Clayton
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Oscar du meilleur film d'animation : Ratatouille de Disney/Pixar
- Oscar du meilleur court-métrage : le Mozart des pickpockets de Philippe Pollet-Villard

vendredi 22 février 2008

(: Bienvenue chez les Ch'tis :)

Le nouveau film de Dany Boon, Bienvenue chez les Ch'tis, a été diffusé en avant-première lundi à l'UGC de Lille et sort dans tout le Nord-Pas-de-Calais ce mercredi. Il sortira dans toute la France mercredi prochain. Bande-annonce Very Happy
Plus d'infos sur ce film


La bande annonce m'a bien fait marrer mdr, Kad et Dany forment un duo savoureux. Les préjugés concernant notre région sont tellement gros parfois... XD.
Ce film me tient particulièrement à cœur, étant une nordiste invétérée lol et ayant baignée depuis toute petite dans cette "culture" (si on peut appeler cela comme ça xD, mon père parle avec plus ou moins de facilité le ch'ti, merci m'man de m'avoir appris le bon français! XD on s'en fout désolée ^^)

La bande annonce, alléchante, m'a incité à aller le voir: "muté au Nord - Lyon? - Plus au nord. - oh non ne me dites pas que je suis muté à Paris! - Vous n'êtes pas muté à Paris. ...près de Lille...- L'île? quelle île? " XD Ou alors "-30° à l'hiver" heureusement que non! xD ou encore lorsque sur l'autoroute au panneau "Bienvenue dans le nord-pas-de-calais" il tombe une pluie diluvienne! Et le dialogue de sourd pour l'appartement ...XD XD


Il y a avait apparemment un monde fou à l'UGC lundi soir et mardi^^ :
http://www.rtl.fr/fiche/48918/dany-boon-et-kad-merad-en-direct-de-lille-pour-la-sortie-du-film-bienvenue-chez-les-ch-tis.html
J'ai galéré pour trouver une place XD la salle était pleine à craquer (mais on s'en fout lol), voici ce que j'ai pensé du film:

Très bon film de la part de Dany Boon, j'avais déjà vu La Maison du Bonheur et j'avais trouvé ça pas mal mais sans plus. Là, franchement, il s'est défoncé, c'est marrant sans être vulgaire, j'adore!!! Enfin un film comique français "intelligent" sans tomber dans l'absurde! On sent bien que Dany Boon a pris ce film à cœur et qu'il y a "mis ses tripes", si je puis dire! Je n'hésiterai pas en tout cas à aller le revoir si j'en avais l'occasion!

J'ai appris de nouvelles expressions lol et il y a même un truc qu'on dit tout le temps et que je ne pensais pas de style "ch'timi". Par ailleurs, j'ai eu plus de mal à comprendre ce que disait Galabru au début (avec son "cheutimi" mdr) qu'à comprendre le langage patoisant! ^^
On sent une vraie complicité entre les acteurs, c'est un régal. L'émotion et la franche camaraderie sont au rendez-vous, c'est génial.

Je conseille vivement à tous d'aller le voir, c'est un très bon divertissement! Very Happy

D'autre part, j'aimerai répondre à certaines critiques, qui disent que le patois (ou même l'ambiance) y est exagéré. Dans la vie d'aujourd'hui, c'est plus ou moins exact (et encore ça dépend du "coin"...) mais pour mes parents par exemple, ça leur a semblé tout à fait authentique en comparaison avec leur époque, où il y avait encore les corons des mines...etc. Les gens à l'époque étaient tout à fait comme ça, chaleureux et accueillant, sans faire de manières quoi; la même ambiance y régnait et le langage était tout à fait ainsi (je songe surtout à la "région" de Denain pour ceux qui connaissent...xd). Même s'il est vrai qu'aujourd'hui avec la société de consommation et la mondialisation, le Nord tend à s'uniformiser avec le reste (il n'y a même pas de cours de ch'ti pour perpétrer la tradition! mdrr) ...
Mais bon franchement, ça fait un bien fou de voir ce film, que ce soit un "saut" dans le passé ou dans le présent importe peu, c'est une vraie bouffée d'oxygène et on en sort avec le sourire et c'est bien le plus important.

mercredi 20 février 2008

Petites colles entre amis

Ampoule J'ai mis certaines réponses en petits caractères, si certains veulent s'amuser à chercher, pourquoi gâcher le plaisir ? XD lol

1) Saviez-vous que la loi instaurant l' intercommunalité est... la loi Chevènement de 1999 ? Lesdites intercommunalités aussi appelées par leur nom savant "EPCI"qui signifie... "établissement public de coopération intercommunale"? Non? Vraiment pas? Oui bon j'arrête mon délire, moi non plus je n'en savais rien xD. On distingue ainsi les communautés urbaines, les communautés d'agglomération et les communautés de villes.

2) Autre question: Que va-t-on fêter cette année? Mai 1968? le centenaire de Lévi-Strauss? Certes, mais encore? Un petit indice: ça s'est passé à Grenoble...eh ben oui c'est ça! Les 40 ans des J.O. d'Hiver à Grenoble! On s'en fout? Eh mais2005 ne dites pas cela, c'est d'une importance CAPITALE !

3) Autre colle: Qu'est-ce qu'une ZIRST? Une Zone pour l'Innovation et les Réalisations Scientifiques et Techniques! Il s'agit en fait d'un projet grenoblois lancé en 1971 dans la cadre de la politique d'aménagement du territoire. La "ZIRST" a changé de nom et est devenue en 2005 "Inovallée". Elle est la 2ème technopole de France après celle de Nice, Sophia Antipolis! Elle s'étend sur les communes de Meylan et Montbonnot autour de Grenoble. On l'appelait souvent (paraît-il) : la ZIRST de Meylan.

Vous voulez en savoir plus sur les programmes nationaux ou communautaires? Sur l'action spatiale concrète de l'Union Européenne? Sur les fonds structurels, FSE, FEOGA, FEDER, IFOP (aujourd'hui FEP = fonds européen pour la pêche) et cie? Pas besoin d'aller bien loin, venez à mon cours de géo! ^^ Bref, ce petit post (pas totalement inutile, vous avez dû en apprendre des choses, hein?) pour faire l'éloge (ou la satire?) de mes cours (passionnants! si, si!) de géographie!!!!


lundi 18 février 2008

PS: I l Love You (by Cecilia Ahern)


J'avais peur d'être déçue par l'adaptation cinématographique mais en fait c'est tout le contraire: le film m'a autant plu que le livre, voire plus. Les paysages et les acteurs sont pour beaucoup dans cette comédie romantique nostalgique.
On dirait au titre "encore une comédie romantique gnangan" comme il y en a tant mais là, c'est...différent. Un film comme on n'en voit pas souvent, le scénario (donc le bouquin indirectement) y est aussi pour quelque chose. Le film/ le livre commence alors que l'héroïne a perdu son héros (à savoir ici son mari!) et toute l'histoire tourne autour de son "voyage initiatique" pour sortir de ce cauchemar ou du moins y faire face et l'affronter.
Les flash back sont émouvants mais c'est surtout l'interprétation d'Hillary Swank qui fait toute la différence (dont la fameuse scène au karaoké, très intense). Les paysages irlandais ajoutent un côté buccolique et un peu de fraîcheur. Appréciable. Ses copines apportent quant à elles un peu d'humour, un petit vent de folie comme on les aime.

On aimerait vraiment voir ce genre de film un peu plus souvent. A voir donc, seul, avec ses potes ou sa moitié ^^. Personnellement, je dirais que ça vaut plus le coup de mettre 8,50 € pour ce film que pour Astérix aux Jeux Olympiques XD. Mais je peux me tromper...

dimanche 6 janvier 2008

Noël, une fête désormais désacralisée?

J'adore la période de Noël ! Pas parce que c'est mon anniversaire lol, mais parce que c'est toute une ambiance qui illumine nos jours trop courts et surtout nos nuits. L'hiver, novembre-décembre-janvier-février, c'est déprimant, il fait froid, il fait gris, il fait nuit tôt, on est crevé et tout ce qu' on souhaite, c'est rentrer chez soi le plus vite possible, bien blotti sous la couette. Alors, la période des fêtes de fin d'année apparaît comme une lueur d' espoir et de joie dans un long tunnel gris sans fin...comme une source de chaleur inespérée pour quelqu'un perdu au fin fond de la Laponie! Enfin bref, je m'emporte, je me perds en digressions, revenons à nos moutons^^

Ainsi, Noël, au départ fête religieuse par excellence, est petit à petit devenue la proie des publicitaires avec le Père Noël, les cadeaux,...etc. Partout c'est brillant, clinquant, chatoyant, avec des boules lumineuses sur chaque devanture, des guirlandes, des sapins, des pères Noël qui font la joie des plus petits, des étalages plus attirants les uns que les autres. Tout est fait pour éblouir l' oeil, le combler, le saturer, l'étourdir. Il y en a partout, on ne sait plus où donner de la tête. Dans l' air flotte une odeur de marrons chauds, ça vient du marché de Noël, sur la place de l' hôtel de ville. Les gens se pressent dans les magasins, bousculant au passage les clients les bras chargés de cadeaux. La nuit tombe sur le centre-ville, les illuminations ressortent encore mieux dans la nuit étoilé, le froid s' intensifie, chacun ajuste son col et se replie un peu plus dans son manteau, une écharpe bien calée autour du cou. Les pas se font plus rapides, chacun est pressé de rentrer chez lui, de se réchauffer devant la cheminée.

C' est alors qu' on entend une musique de Noël: un marchand d'instruments s'est mis au synthétiseur sur le pas de sa porte et joue "les anges dans nos campagnes". Je m' arrête quelques instants et j' écoute ce son revigorant. Le rythme de la ville semble ralentir, ou plutôt non, tout s' accélère autour de moi, mais je n' y participe plus, je suis comme dans une autre dimension, où le temps n' existe plus. C' est l' instant magique, l' instant que j' ai attendu depuis si longtemps. C' est alors que je reçois des gouttes sur le nez. Je lève les yeux au ciel: il neige! Les mains emmitouflées dans des gants, j' ouvre les bras, le visage tourné vers le ciel. C' est vraiment le plus beau moment dont je puisse rêver, le moment qui éclaire ces longues nuits d' hiver d' une chaleur réconfortante. Certes, ce n' est pas une chaleur tangible, c' est une chaleur qui me vient du coeur. Je souris, je suis heureuse comme je ne l' avais pas été depuis quelques mois. Je reprends mes esprits, la musique s' est arrêtée, le Monsieur est rentré. Je remets mes mains dans mes poches et je reprends ma route à pas rapides, je me confonds rapidement dans la foule des passants. J'ai hâte de rentrer à la maison pour me préparer, la messe de minuit approche.


Noël, c'est cet esprit-là pour moi, prendre conscience des autres autour de nous, prendre le temps de s' arrêter, de méditer et surtout prendre soin de ceux qu' on aime. Ce ne sont pas tant les cadeaux et le marketing qui doivent régner en maîtres, mais ce qu' on a oublié depuis longtemps, l' esprit de Noël, fêter un événement religieux en famille, le faire sien et se contenter d' être heureux ensemble, tout simplement. Car après tout, il y a le réveillon du Nouvel An pour tout le reste, alors pourquoi gâcher Noël avec des considérations matérielles sans intérêt?

vendredi 30 novembre 2007

Le coin des potins

Inutile de présenter Paris Hilton, Nicole Richie ou encore Lindsay Lohan. Stars du porno,de télé-réalité ou connues pour leurs frasques démentes, plus besoin de les présenter. Mardi soir, TF1 a passé un film ... de Walt Disney avec la dernière susmentionnée. En effet, tout le monde connaît (enfin je le présume) le film de Walt Disney "A Nous Quatre" dans lequel Lindsay Lohan, alors âgée de 13 ans, campe une ravissante paire de jumelles (!) oui oui c'est fait exprès... Bref, qui aurait pu prévoir qu'une star de Walt Disney de surcroît, pète les plombs à ce point? Drogues, boîtes de nuit, conduite en état d'ivresse, petits amis d'un soir...elle suit fidèlement les traces de sa comparse Paris Hilton (il ne lui manque plus que la case prison!). Voilà pour elles.

De l'autre côté, pas besoin non plus de présenter le phénomène qui fait fureur aux Etats-Unis, High School Musical. Bande originale vendue à je ne sais combien de millions d'exemplaires, qui la font directement entrer dans le guinness des records! Même chose pour la suite du premier opus, qui a cartonné en terme d'audience aux USA. Si bien qu'ils envisagent de faire un troisième opus pour le cinéma. La recette est pourtant toujours la même: histoire simplette et ultra prévisible, personnages stéréotypés en bleu ciel ou rose bonbon, chansons et chorégraphies tellement efficaces qu'on a l'impression de toujours tomber sur la même recette...etc. Bol d'air frais "de naïveté" ou ennuyeux à mourir, tout dépend du point de vue du téléspectateur. Bref, on a l'impression de nager dans un cadre idyllique dont même les acteurs sont complices: en effet, les deux beaux héros principaux amoureux semblent également avoir une aventure hors caméra. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes; un monde soit dit en passant complètement opposé à celui de miss Hilton et miss Lohan.

Le meilleur des mondes? Pas si idyllique que ça. Même les héros tout beaux tout amoureux de Walt Disney n'échappent pas à la triste moralité du monde. La morale de Walt Disney est assez éloignée de la réalité (d'aujourd'hui en tout cas). Ainsi, des photos de Vannessa Hudgens, disons le franchement, à poil, circulent sur le net. On pourrait encore dire que cela est fréquent, les montages sont monnaie courante sur la toile. Mais le comble: l'intéressée a confirmé que ce n'était pas des montages mais des photos prises avec sa webcam destinées à son petit ami qui les aurait montrées à un ami mal intentionné. Je sais bien que se mettre à poil (ou autre) devant sa webcam est de plus en plus fréquent mais quand même! Il n'a qu'à venir en personne plutôt que de se faire des films par écran interposé!^^ Et elle de lui pardonner comme si rien ne s'était passé! Il a montré la photo à un pote et elle ça ne la gêne pas plus que ça! Il ne la respecte vraiment pas et je comprends maintenant pourquoi les histoires entre stars sont si brèves! C'est vrai quoi, autant faire ça à plusieurs tant qu'on y est! Enfin bref, tout ça pour dire que je ne comprends rien à la morale ou aux idées de notre temps. ^^ Une personne connue devrait encore plus être respectueuse d'elle-même et des autres mais apparemment non. Alors, Vanessa Hudgens suivra-t-elle les pas de Lindsay Lohan? C'est un bon début...seul l'avenir nous le dira...

NB: pour la petite histoire, Vanessa s'est excusé auprès de ses fans de ces photos (certainement après un savon de Walt Disney) et elle a pardonné à Zac Efron sa "petite bévue".

lundi 19 novembre 2007

Ma pensée du moment (on s'en fout mais pas moi ^^)

All Good Things (Come To An End) est la chanson qui pourrait le mieux résumer mon état d'esprit du moment. En effet, on a beau savoir que toutes les bonnes ont une fin, quand cela arrive, on n'y est jamais vraiment préparé. Et on se rend compte que ce qui précédait était une "bonne chose". Je suppose qu' à chaque nouvelle étape, à chaque nouveau grand changement dans une vie, on regrette ce qui est passé et l'avenir nous fait un peu peur. Alors autant prendre son futur en main et paver la route de bonnes intentions.^^ Plus facile à dire qu'à faire....Combien de fois se sent-on découragé? Combien de fois doit-on péniblement se relever? Combien de fois est-on parsemé de doutes sur le chemin emprunté?

Why do all good things come to an end?

Pourquoi toutes les bonnes choses ont-elles une fin? Probablement pour que l'on se rende compte de ce qu'on avait avant et qu'on puisse enfin réellement apprécier ce qu'on a. Pour ne pas s'enfoncer dans la déprime, de deux choses l'une: ou alors on bosse comme un dingue, ou alors on s'enfonce dans la déprime, l'inactivité et la passivité ou alors on s'enfonce dans l'alcool, la drogue et les sorties à outrance pour oublier. Il vaut mieux trouver un équilibre entre tout ça en fait ...et c'est peut-être le plus dur.....Voilà, j'arrête d'épancher mes états d'âme (on s'en fout lol) mais ça fait un bien fou ! ^^

En bonus (lol) je vous mets les paroles de la chanson ^^: All Good Things, Nelly Furtado. Enjoy! ;)

Honestly what will become of me
don't like reality
It's way too clear to me
But really life is dandy
We are what we don't see
Missed everything daydreaming

Flames to dust
Lovers to friends
Why do all good things come to an end
Flames to dust
Lovers to friends
Why do all good things come to an end
come to an end come to an
Why do all good things come to end?
come to an end come to an
Why do all good things come to an end?

Traveling I only stop at exits
Wondering if I'll stay
Young and restless
Living this way I stress less
I want to pull away when the dream dies
The pain sets in and I don't cry
I only feel gravity and I wonder why

Flames to dust
Lovers to friends
Why do all good things come to an end
Flames to dust
Lovers to friends
Why do all good things come to an end
come to an end come to an
Why do all good things come to end?
come to an end come to an
Why do all good things come to an end?

Well the dogs were whistling a new tune
Barking at the new moon
Hoping it would come soon so that they could
Dogs were whistling a new tune
Barking at the new moon
Hoping it would come soon so that they could
Die die die die die

Flames to dust
Lovers to friends
Why do all good things come to an end
Flames to dust
Lovers to friends
Why do all good things come to an end
come to an end come to an
Why do all good things come to end?
come to an end come to an
Why do all good things come to an end?

Well the dogs were barking at a new moon
Whistling a new tune
Hoping it would come soon
And the sun was wondering if it should stay away for a day til the feeling went away
And the sky was falling on the clouds were dropping and
the rain forgot how to bring salvation
the dogs were barking at the new moon
Whistling a new tune
Hoping it would come soon so that they could die.