dimanche 25 avril 2010

Boku Dake No Madonna


Boku Dake No Madonna 僕だけのマドンナ a.k.a. "You are my only Madonna/ ...And I Love Her" (2003), 11 épisodes de 40 min environ
 





L'histoire: (source Tevader)
Kyouichi (Hideaki Takizawa), étudiant en école d'architecture, ne supporte plus la vie chez ses parents : impossible d'avoir une vie privée avec sa famille toujours sur son dos. Il décide alors de prendre un petit appartement dans l'espoir d'être enfin tranquille. Mais c'est sans compter sur son voisinage qui va vite devenir pesant et lui mener la vie dur au même titre que sa famille.
Mais un soir, en rentrant chez lui, il découvre une très belle jeune femme endormie sur son lit. Convaincu de s'être trompé d'appartement, il sort vérifier puis retourne chez lui et constate qu'il n'y a plus personne. Persuadé d'avoir rêvé, il reprend sa vie normale, jusqu'au lendemain où cette même fille s'introduit chez lui par la fenêtre. C'est ainsi que se sont rencontrés Kyouichi et Surumi. (Kyoko Hasegawa) En fait Surumi s'introduit chez Kyouichi afin d'espionner l'appartement en face dans lequel se trouve, selon elle, son ancien petit ami qui doit se marier. Kyouichi, appelé Kyon par Surumi, va littéralement se faire mener par le bout du nez par cette fille mystérieuse au sourire ravageur.



Mon avis:  ♥

J'avais lu pas mal de critiques sur ce drama sur la Toile, critiques essentiellement à l'encontre du personnage joué par Hideaki Takizawa ("Tackey" pour les intimes).
 
J'avoue que le drama ne m'a pas emballée des masses, mais pour des raisons totalement différentes.

1° J'ai déjà visionné la majeure partie de la "doramagraphie" de Tackey, et je ne peux m'empêcher d'établir un rapprochement avec son précédent drama de 2001 "Strawberry On the Shortcake". Même personnage "sans personnalité" (a.k.a. "ennuyeux"?), même héroïne un peu barjo et capricieuse, pour laquelle le héros est prêt à faire toutes les folies, même bande d'amis (la fille amoureuse et le bon copain) et un générique à faire pâlir "Alerte A Malibu" (clin d'oeil à Friends ;p) (enfin non quand même pas... mais c'est aussi un cas dans son genre!)

Petite parenthèse, je ne peux m'empêcher de mettre le générique (mdrrr) Enjoy!


2° Le début n'est pas "si mal", la première moitié du drama se laisse suivre, j'ai bien aimé les voisins envahissants, quoique j'ai aussi pas mal zappé de scènes pour aller plus vite....Pour résumer très court, c'est l'histoire d'un gentil garçon "ennuyeux" qui se laisse marcher sur les pieds ou comment une inconnue vient piétiner ses plates-bandes (autrement dit sa chambre :p) Le caractère amorphe du personnage principal semble hallucinant au tout début, étant donné le sans-gêne de "la fille", mais il évolue en bien au fil du drama. L'actrice est bluffante, elle a un charme ravageur, voire diabolique, cependant j'ai détesté l'évolution de son personnage dans la deuxième partie, ça rame, ça rame, "et je te mens pour je ne sais quelle raison stupide, et je m'en vais, et je me cache, et patati et patata...." xD Pour moi, il m'apparaissait clairement qu'elle ne voulait PAS être avec lui !


3° Le dénouement (nullissime) : l'histoire se concentre essentiellement, par le truchement de la voix-off de Tackey, sur l'héroïne, la fille mystérieuse accro à sa fenêtre (^0^) et apparemment sans aucune notion de "bien" ou de "mal", juste d'enquiquineuse notoire. Durant la moitié du drama, le mystère autour d'elle s'épaissit et, au vu des mines attristées qu'elle prend, on s'attend à la grande révélation, à une explication satisfaisante de son "cas". Malheureusement, que dalle, niet!
SPOILERS (surligner pour lire) Je ne l'ai pas trouvée en si mauvais termes que cela avec son (ex) mari, déjà on se demande comment elle a pu en arriver à l'épouser (malgré son explication à ce sujet), et son "divorce" est somme toute un divorce comme un autre, voire même sous de meilleurs auspices que d'autres. De plus, je n'ai toujours pas compris son obstination acharnée et malencontreuse à dire "je suis mariée, je suis mariée", alors qu'il lui était plus facile de mentir sur d'autres sujets. Bref, cela est tel que, une fois la terrible vérité révélée au téléspectateur (!), le drama perd de son intérêt, sinon pour voir le héros se débattre comme un beau diable avec ses "cas de conscience" et se complaire dans son ignorance de la réalité.
A partir de là, la balle retourne du côté de la belle et...rien. C'est franchement agaçant. "Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis"...à un moment, ça en devient...inintéressant. Déprimant (lol ^^). On se dit "bof...autant abandonner", l'alchimie entre les deux acteurs semble s'être évaporée et c'est bien dommage.

C'est pourquoi j'ai largement préféré la partie comédie du drama, quand bien même il s'agit d'une "copie" du scénario de "S.O.S"; la partie romance fait un peu "fake" à mon goût.

Voilà ce sur quoi je me base pour donner mon pronostic, après je sais que les avis divergent beaucoup selon les blogs. Ce n'est pas tant la personnalité du "héros" joué par Tackey (similaire à SOS et Majo No Jouken) -qui gagne à évoluer d'ailleurs-, que l'écriture du scénario qui laisse à désirer....Pour un drama de 11 épisodes (de 40 min), je me suis ennuyée et c'est dommage.
Autre point noir, le couple opposé, le voisin et sa fiancée, vraiment "mous du genou", quant à la voix et au comportement de cette dernière, je ne supportais pas... xD A donner des baffes....breeeef!

Pour donner du positif:
- les acteurs sont "tout choupinets"
- l'OST (je ne parle pas du générique chanté - qui n'y figure pas- mais bien de l'OST) est très agréable à écouter et ré-écouter (belles ballades instrumentales).
- les images promos
- la première partie du drama, entraînante (et on s'habitue au générique aussi)

NB: on retrouve l'acteur ayant joué le héros (âgé) dans Sekai No Chuushin De Ai Wo Sakebu.Dommage pour son comportement d'"anesthésié", il m'a rappelé un autre acteur célèbre dans son genre pour ce genre d'attitude...(cf Stairway To Heaven, Summer Scent)
Liens DDL vostfr et vosta, OST

samedi 10 avril 2010

My Fair Lady (2009)


My Fair Lady a.k.a. Take Care of the Young Lady a.k.a. Take Care of Aghassi

Drama Coréen de 16 épisodes d'une heure environ, 2009, avec Yoon Eun Hye, Yoon Sang Hyun, Moon Chae Won et Jung Il Woo.


L'Histoire (tiré de Manga-Arigatou):

Kang Hae Na est la très, très riche héritière du groupe Kangsa, l'une des entreprises les plus influentes dans le monde des affaires.
Elle est belle, douée dans tout ce qu'elle fait, elle aurait presque tout pour plaire si elle n'avait pas un des caractères les plus horribles qui puissent exister. Pourrie gâtée, égoïste et hautaine, personne n'arrive à la gérer et c'est un vrai défi de lui trouver un majordome personnel qu'elle ne vire pas au bout de quelques heures.

Et c'est là que Seo Dong Chan entre en jeu, un homme fauché comme les blés qui ferait n'importe quoi pour de l'argent tant que sa dignité n'en prend pas un coup... ce qui est exactement ce qui se passe quand il rencontre Hae Na, qui lui jette des billets à la figure en compensation d'un accident de voiture qu'elle a failli causer.

Les deux s'engagent alors dans une stupide gué-guerre en mode "je vais t'en faire baver plus que moi", jusqu'à ce que le grand-père de la belle décide d'engager le jeune homme comme majordome pour sa petite-fille, puisqu'il semble être le seul à lui tenir tête.


Un emballage kistch et assez "commercial" (musique, promos) mais le tout est de bonne fracture, plaisant, amusant, bref efficace.

Mon avis: ♥ ♥ +++

Cela fait un petit moment que je n'avais pas regardé un drama coréen. De surcroît, ils sont plutôt difficiles à dénicher maintenant que nombre d'entre eux ont été licenciés (d'ailleurs, ils sont tout aussi difficiles à trouver à la vente -pour moi en tout cas- Amazon.fr ne les connaît ni d'Eve, ni d'Adam!)

Le 1er épisode

Sincèrement, le premier épisode ne m'a pas accroché tant que ça, c'était long et je ne voyais pas où on voulait en venir, le "style" est dans cet épisode assez décalé, il me faisait penser au style "manga" (mimiques exagérées) de certains dramas japonais.
Le tout début m'avait certes intriguée, la présentation d' Aghassi un peu sous forme de spot TV "recherchons nouveau majordome" et là après le décor de rêve, la "princesse" toute mimi en chair et en os "qui vous lance "dehors, paysans" MDRRR.... ça commençait plutôt bien, en tout cas, c'est une bonne accroche! Par la suite cependant, il se passe pas mal de choses sur une durée assez longue, je n'avais pas tout de suite capté les "bonds" dans le futur, je pensais qu'il s'agissait encore de "présentations" kitsch. Autant le 1er épisode relate une "période guéguerre" assez longue, autant le reste du drama se déroule vraisemblablement sur une période assez courte, les 3 fameux mois (du "coupon anniversaire") semblent s'éterniser ad vitam aeternam!

Il faut dire aussi que je ne me souvenais plus du résumé de l'histoire, donc j'étais un peu perdue au début, avec le fil des évènements. Et puis tout à coup, il y a l'élément déclencheur, le kidnapping. La musique (efficace, elle m'a bcp fait penser dans le style au drama "Lovers", il s'agit du même genre d'OST) qui démarre et paf, on tombe dans le panneau..."ouah qu'est-ce qui va se passer?" "ça promet...!" Les acteurs ont de nouveau toute notre attention.

Le drama
Les épisodes enchaînent les gags, les coups de griffe, et ça c'est vraiment délectable. Parce qu'on adore voir les deux protagonistes se détester. Classique peut-être, comme le dit Lynda, mais de bonne fracture.
Ah oui un point pour le drama: ça ne tourne pas trop en rond (en tout cas, j''ai vu bien pire et pas qu'une fois), les personnages ne restent pas dans l'ignorance de ci ou de cela 50 épisodes, les personnages sont assez francs entre eux et ça fait bouger les choses bien plus vite que ce que j'aurais pensé. Le drama fait aussi 16 épisodes (et non pas 20), ça joue certainement, mais en comparaison avec The Snow Queen par exemple (qui fait aussi dans les 16 épisodes si je ne m'abuse), je ne me suis pas du tout ennuyée, les 11 premiers épisodes en tout cas.

Les acteurs
Les acteurs (et actrices - exceptée la toute mimi Moon Chae Won qui a eu tout de suite ma sympathie, son personnage ne paraît pas inutile ou superflu juste histoire de mettre des bâtons dans les roues du couple principal) ne me plaisaient pas vraiment au tout début, je ne les trouvais pas assez "bôgosses", assez "sexy" mais comme dans "Que Sera Sera", on tombe rapidement sous leur charme et on finit par leur trouver plein de sex appeal!

Je pensais ne pas connaître Yoon Sang Hyun, je l'ai adoré dans son rôle, alternant comédie/parodie et drame sentimental , il avait vraiment du "feu dans les yeux" parfois (pour reprendre les paroles de la chanson "Hot Stuff" ;p), très expressif, il forçait un peu le trait mais c'était amusant. Séducteur gigolo un peu escroc sur les bords ou majordome tragique complètement épris de sa belle, convaincant dans les deux registres, même si je commençais vraiment bien à l'aimer moi, ce "Wangsamini DiCaprio"! (pour info c'est le surnom qu'il se donne xD : cheveux mouillés, haleine fraiche, yeux brillants et torse nu pour la recette ;p - mdrrrr).
Aussi ai-je eu un choc (littéral) lorsque j'ai appris qu'il était le second rôle dans Exhibition of Fireworks (que j'ai détesté), ça ne pouvait pas être lui!!! Eh si, comme quoi la coiffure (à la Kwon Sang Woo /Song Seung Heon - faut dire qu'ils l'adoptent tous à un moment donné), le personnage (et la garde-robe!!!) fait l'Homme! Toutes mes illusions en ont pris un sacré coup! ^^


L'actrice est finalement assez choupinette, en garce ou en amoureuse transie, elle est très crédible. Petit mot sur sa garde-robe, autant elle pouvait avoir la classe, autant parfois, ses tenues sont de véritables horreurs! Même chose pour sa coiffure, la faute à Lynda ;) j'ai fait un temps une fixation dessus (^0^) mais au final je m'y suis faite! On va dire qu'elle aimait alterner cheveux courts/cheveux longs mais elle aurait pu mettre une perruque au moins pour les carrés!

Les "méchants" de l'histoire sont vraiment lamentables, pathétiques et de très peu d'intérêt finalement, l'accent n'est même pas mis sur eux, tout au plus occasionnellement, en cela c'est différent de Lovers (dont je parlais plus haut pour l'OST) qui donne beaucoup plus de matière aux rivaux et complots.
Les personnages secondaires de toute la maisonnée sont cependant attachants, Butler Jang et ses acolytes ont largement plus de consistance. Les 3 bonnes et les 3 majordomes me faisaient bien sourire, la petite qui sautillait tout le temps me faisait penser à Song Hye Kyo (Full House, Autumn Tale).

L'OST
La musique est un peu redondante par moments mais ça, difficile d'y couper dans un k-drama. Punch, energy maximum, c'est très efficace et j'aurais bien aimé voir ce drama plus tôt (à la place par exemple de Witch Amusement) mais bon il ne date que de 2009, en tout cas c'est un bon divertissement, il atteint son but.

Certaines scènes m'ont fait "chialer" -pardonnez l'expression (bon sang, je suis redevenue ultra sensible ou quoi?), raaah même cette garce pimbêche commence à me manquer. Je ne connaissais pas l'actrice non plus (enfin juste de nom quoi), elle ne s'est pas mal débrouillée. Bien sûr je n'ai pas pu m'empêcher de faire la comparaison avec "The Snow Queen" (même genre de personnage) mais ça s'arrête là. Je me suis beaucoup amusée n'empêche, si le drama tire vers le sentimental vers la fin, (et m'a d'ailleurs un peu plus ennuyé) il n'en reste pas moins une bonne comédie.

Le final
La fin m'a non pas surprise, peut-être déçue(?), on revient à la sauce "comédie" du début, la boucle est bouclée, pourtant on élude pas mal LA question du drama: comment cela va-t-il se finir?!!! Autant Vacances Romaines (ok la comparaison n'est pas à faire mais bon) se finissait à son époque sur l'impossibilité pour une princesse d'épouser quelqu'un de condition sociale inférieure, autant cette fin ressemble à un celle d'Un Mariage de Princesse de Disney (j'ai de sacrés références hein? ;p) en se finissant aussi sur des points de suspension - en gros on reste sur la cohabitation/concubinage?
Va-t-elle reprendre la succession? Quid de ses études qu'elle devait faire? Va-t-elle devoir choisir entre son rang et le mariage ou alors va-t-elle mener les deux de front? Ou alors cela va-t-il rester au statu quo?
A ce que j'ai compris, le drama ne prétend pas du tout résoudre ces dures questions existentielles (!), ce n'est qu'une comédie. Les scènes de fins sont réussies, on revoit chaque personnage, leurs relations à venir ;p), cependant la scène de fin entre les deux protagonistes me faisait penser à une scène coupée de bêtisier, à croire que tout le drama n'a été qu'une bonne plaisanterie. My Fair Lady est une comédie, et ça n'est QU' une comédie.

Quelques MV (chansons de l'OST):
http://www.youtube.com/watch?v=ZjIhxYgYMmE (Helpless Love -Yoon Sang Hyun)
http://www.youtube.com/watch?v=ZjIhxYgYMmE (Hot Stuff- Davichi)

STREAMING VOSTA / RAWS ET VOSTA / OST



Un MV du drama, juste parce que j'aime bien la chanson ^^ (NB: la vidéo n'est pas de moi, c'est un excellent Fanmade déniché sur You Tube il y a quelque temps): Even The Nights Are Better

dimanche 4 avril 2010

Finis les exams!


Petit post pour annoncer petit retour en vie ! Les examens sont derrière moi (et il y en a encore devant) mais pour l'instant...vacances!!! Je reviendrai donc peupler la toile d'articles dignes de ce nom! (just joking ^0^) Merci pour vos commentaires, internautes égarés (non pas brebis ^^ quoique, qu'est-ce que j'en sais...)
Je suis en train de suivre un k-drama de 2009 Take Care of the young lady, vraiment tordant. J'espère aussi enfin pouvoir publier mon article (maudit...mm c'est peut-être un signe...) sur les Thorn Birds ainsi que sur quelques critiques cinématographiques pas vraiment du moment.
Ah oui, et How I Met Your Mother too, ma dernière trouvaille, après mon dernier adieu à Friends, il faudra que j'en touche quelques mots ^^ Bref, que du boulot (! ^^), autant dans le cadre de mes devoirs, de mon stage de 15 jours ou de ce blog! (et des dramas!) Des vacances bien studieuses en perspective...

dimanche 21 février 2010

Sherlock Holmes, version Guy Ritchie

Sherlock Holmes version Ritchie. On aime ou on déteste.
C'est du lourd, du grand, du fort. Tous les ingrédients réunis. Et mélangés. Bien gré, mal gré. L'alchimie réussit à prendre? C'est ce que nous allons voir. Recap'. 10 min.

Les acteurs. Ok. Inutile de dire que j'apprécie énormément Robert Downey Jr, Mr Iron Man. Charismatique. Drôle. Good-looking. Good actor. I like him.
Jude Law? Moui. Qui ne l'aimerait pas? Je l'ai mieux apprécié dans ce rôle, où il ne compte pas uniquement sur son physique (référence aux films que j'ai vu: Retour à Cold Mountain, hum. My Blueberry Nights, mouais. The Holiday, oups.) Lui et Robert semblent s'entendre à merveille et ils font des étincelles. Jude est excellent en Watson. Très convaincant.

La réalisation. Space. Mais au final, on garde un bon souvenir, une fois sortis de la salle. Malheureusement, sans les acteurs, on oublierait ce film aussi vite. Bien, énergique, captivant,...mais "conventionnel"- le style semble presque "agressif", on sent dès le début que le réalisateur a sorti la grosse artillerie. Je ne m'attendais bien évidemment pas à un vieux Sherlock, il est dépoussiéré et malgré de nombreuses critiques à ce propos, moi j'aime bien. C'est nouveau, moderne et après tout, pourquoi pas? Sûr qu'il n'y aurait pas autant d'entrées si on repassait le style vieux Sherlock passé de mode.

Les acteurs rehaussent le niveau, une vraie complicité entre les deux, ça fait plaisir. Le méchant est à la hauteur. L'intrigue est bien menée, bien exploitée, quoique parfois un peu confuse. Non, pas confuse, surprenante. Le style du réalisateur semble parfois bifurquer dans différentes directions, on ne sait plus trop où donner de la tête. Voilààà. C'est EXACTEMENT cela. Ne plus savoir où donner de la tête. Un peu fouilli. Mais on finit par suivre (à la fin) et j'avoue que le générique de fin est très original. I love it. Le début donne le ton. On est plongé brutalement dans l'intrigue. The same conclusion.

Niveau BO, elle s'inscrit dans un style marketing "blockbuster", of course. Devinons qui est à la tête? Hans Zimmer. No surprise. Un peu redondante parfois mais efficace, tant et si bien qu'à la fin du film, on y adhère, elle semble soudain coller parfaitement.

Voilà pour une première impression. Un film que je regarderai sûrement une deuxième fois, histoire de mieux accrocher à certaines scènes, de prendre un peu de recul. Un agréable divertissement sans aucun doute, avec tout ce qu'il faut de noirceur, de conspiration, de bagarres et de meurtre. D'humour aussi.


Sherlock Holmes - Trailer / Bande-Annonce HD [VO]


NB: Moriarty fait une "apparition" dans ce film, certainement pour ouvrir sur une suite. A noter le retour de Rachel McAdams (N'oublie Jamais) dans le rôle d'Irène Adler. A noter également un très bon site pour les fans du film, sur blogspot: http://sherlock-holmes-trailer.blogspot.com/

vendredi 19 février 2010

Petit péché mignon de ce mois-ci: The Mentalist :)



Chaque début d'année, le truc du moment...l'année dernière, impossible d'échapper à la vague vampirique Twilight : quand bien même on n'est pas attiré, on regarde un peu, on lit deux trois bouquins et puis à force on finit par adhérer. C'est ça le marketing, vachement bien foutu, on ne peut y échapper, à moins de vivre sur une île déserte sans TV, sans magazines et sans Internet.

Simon Baker? ah bah oui je le connaissais! il y a longtemps même. Il m'avait "tapé dans l'oeil" on va dire, il y a quelques années de cela, mais non pas de bol, dans le mauvais sens du terme! Un blondinet qui drague Anne Hathaway dans le seul but de la sauter (en gros) dans "Le Diable s'habille en Prada"? Biiing! On y est! (petite référence -nulle :p- à Friends au passage)
Bref, le gars en lui-même ne me plaisait pas du tout...antipathique...:p
Courant janvier, petite séance de "zapping" à la TV et forcément, je tombe sur TF1 la nouveauté: "The Mentalist" Comme tout ce qui est nouveau et tout ce qui passe sur TF1, forcément, je zappe (encore). - l'ai juste reconnu en passant "aaaah le gars antipathique qui a sauté Anne Hathaway" -_- Voiiilàà.

Début février, la série fait évidemment la une de plusieurs mags TV, c'est le nouveau "bébé" de TF1, le dernier carton en date, quelques 9 millions de téléspectateurs je crois? Peu importe.
Je n'a jamais suivi les Experts, Desperate Housewives, Dr House ou Grey's Anatomy; tout juste Heroes quelques temps, Smallville également, Kyle XY aussi -et jusqu'au bout merci W9 dernier épisode dimanche dernier :p -, mais évidemment tous des bides ou du moins l'effet "carton" est passé (et terni).

Bref, suivre "The Mentalist" signifiait donc forcément rentrer dans le rang, suivre toutes ces ménagères ou autres ados hystériques qui n'ont que ça à faire, regarder les séries US et crier le nom de / harceler leurs victimes à tout bout de champ, sur le net ou ailleurs. Et puis un gars qui lit dans les pensées....bof...on a déjà eu notre dose avec Twilight...
Je suis pourtant rentrée "dans le rang", ai fait "comme tout le monde"...eh oui j'ai été tentée de regarder quelques épisodes "anecdotiques" et j'avoue...avoir apprécié. Pas au point de "fanittude" dévorante mais juste histoire de se laisser dériver dans un bon téléfilm le temps de quelques minutes...Que voulez-vous, nous avons toutes nos faiblesses...





Quelques arguments pour expliquer ce revirement (inattendu) de comportement:

1) l'accroche des épisodes : certains épisodes sont pas mal foutus, traditionnels, conventionnels, mais pas mal foutus. Définition du mentaliste: générique sobre mais efficace, lancé par quelque avant-goût, généralement qui permet à Mr Jane de faire montre de son humour tout particulier.

2) le côté très "Sherlock et Watson" de Jane et Lisbon: A la sortie du nouveau Sherlock Holmes de Guy Ritchie, beaucoup ont critiqué le côté "non traditionnel" du duo, revisité et dépoussiéré. J'ai apprécié retrouver par cette série ces types de personnages.

Patrick Jane est consultant pour le CBI (California Bureau of Investigation) - mais en gros c'est comme s'il était agent- Son culot et son impertinence le placent souvent en porte-à-faux avec ses supérieurs et ses collègues: arrogant, égocentrique, narcissique (haute opinion de lui-même?), couard, il pourrait être l'anti-héros par excellence. Sûr que s'il existait vraiment, je le détesterai.

Mais alors, pourquoi plaît-il autant?

Parce que derrière cette carapace indestructible, semble se cacher autre chose: un homme profondément meurtri, avec un lourd passé....blablabla...bref, le discours habituel. En outre, il semble aimer la musique classique, est un excellent joueur de poker et ne croit pas au surnaturel, à l'au-delà ou autre "médium" du genre, un comble!
Et puis, faut-il ajouter qu'il a dû charme, le bonhomme! Sans qu'il soit mon genre, il parvient à plaire dans une certaine mesure: un certain raffinement, un comportement presque infantile parfois, un humour particulier qui semble cacher une vraie fragilité. Il est attentif, très perspicace -c'est un ancien "médium"- et il résout certaines affaires à la vitesse de l'éclair. Un bruit, une odeur, une musique, et le coupable est démasqué! Sherlock, je vous dis! Et il en profite pour frimer. Bien sûr.

Car l'humour, c'est son rayon à Jane.

Seulement, on apprend rapidement que ce même bonhomme, avant d'être ce qu'il est, a perdu sa femme et sa fille: toutes deux mutilées (et tuées s'entend) par le tueur en série John Le Rouge (Red John). Celui-ci ayant bien pris soin de laisser un mot.
A partir de là, le personnage semble assez ambigü: qui est-il réellement? est-il vraiment ce qui paraît? a-t-il toujours agi ainsi? ou n'est-ce que façade depuis leur décès? La saison 1 distille au compte-goutte les éléments permettant d'en connaître plus sur lui et son passé (petits spoilers): après le double meurtre, il semble qu'il ait été interné un temps en hôpital psychiatrique. Son ancien métier faisait plus de lui un charlatan qu'autre chose: et malgré les nombreuses demandes de sa femme afin qu'il arrête cela, il voulait toujours plus d'argent... Toujours aussi séduisant, le bonhomme?

Alors que fait-il au CBI? N'est-il là que pour chercher à se venger de Red John? Ou cherche-t-il vraiment à expier de ses fautes passées, de trouver un sens à sa vie, d'utiliser ses dons de manière à "faire le bien"? La saison 1 ne nous livre pas grand chose de tout cela...sur 23 épisodes, tout au plus 4 ou 5 nous délivrent véritablement des indices. La chasse au tueur en série en elle-même n'est même pas privilégiée. La saison 1 a cependant l'avantage en soi de présenter des intrigues assez diversifiées, allant du milieu d'Hollywood et des politiciens aux adolescents en camp de réflexion", au milieu carcéral, en passant par le surnaturel bien sûr.


3) Cependant, la saison 2 s'annonce de bien meilleure augure à ce niveau. Jusqu'à présent, les 9 premiers épisodes m'ont enchantée. On s'attarde beaucoup plus (que dans la saison 1) sur la vie privée des personnages, leurs ressentis, leur passé. Je n'ai pas vu filer les épisodes -contrairement à la saison 1 qui enchaînait parfois les épisodes "une intrigue et c'est tout /aucun fil conducteur" - mais comme dans toute série dirons-nous. La saison 2 s'annonce donc bien pour moi, de plus le VOSTFR m'enchante, c'est décidé, adios la version FR!

Venons-en donc à l'autre personnage indispensable de la série, faire-valoir incontournable de Patrick Jane, j'ai nommé Teresa Lisbon!
Il s'agit du "chef" de l'équipe, composé de joyeux lurons charismatiques. Tellement traditionnels, mais qu'importe! Ce n'est pas tous les jours que je regarde une série policière, américaine qui plus est. Son personnage a été creusé davantage en début de saison 2, j'avais l'impression qu'on allait vraiment au fond des choses, ambiguïté du personnage mais finalement non cela servait juste l'intrigue de l'épisode, dommage. En revanche, on note un net "rapprochement" Jane/Lisbon, leur regards complices ou exaspérés, leurs désaccords incessants...bref, le topo habituel mais on tombe dans le panneau tout de même.
Outre les personnages sympathiques récurrents (l'équipe quoi), j'ai noté l'apparition de deux "vieilles" "stars": Paul Michael Glaser et Charles Saughnessy (Mr Sheffield dans "Une Nounou d'Enfer") et une déjà malheureusement "ancienne", Marguerite MacIntyre, Nicole Trager dans Kyle XY.

La comparaison entre Jane et John le Rouge a été faite à plusieurs reprises, un lien "particulier" semble comme toujours se lier entre le policier et sa proie (prête à tout pour "entretenir" leur "lien spécial"). Sur ce coup, Jane ne semble plus être aussi malin, il a trouvé un adversaire à sa taille et réciproquement.

En résumé pour ceux qui ne voudraient pas tout savoir à l'avance: une série policière dans la lignée des précédentes, les intrigues sont conventionnelles, mais efficaces, comme pour tout, il y en a des "mieux" et des "moins bien", mais dans tous les cas, on ne risque pas grand-chose à se laisser embarquer par Jane et son équipe (ah ce n'est pas celle de Lisbon? xD - quand on disait que par ses méthodes peu conventionnelles, il commençait à déteindre sur le reste des policiers!), au pire à passer un bon moment avec ce personnage atypique, qui est sûrement ce qui a pu arriver de mieux à Simon Baker. Du sur-mesure si l'on peut dire.


Mais parviendra-t-il encore à nous séduire après Mentalist? That is the question...

Cf un blog de critiques très intéressant : http://seriestv.blog.lemonde.fr/category/the-mentalist/

dimanche 31 janvier 2010

La Princesse et la Grenouille


Mon avis: <3 <3 <3

Mon 1er Disney 2D au cinéma! :D Franchement, quel bonheur de retrouver les dessins d'antan, moi qui fustige la 3D (en dessin animé), c'est quand même tout autre chose (et la raison principale pour laquelle je ne suis plus dans l'actualité que les derniers dessins animés japonais estampillés Hayao Miyazaki ou Isao Takahata)
Bref, si je devais trouver 3 raisons d'aller voir le nouveau Disney:
1) pour retrouver les souvenirs de votre enfance (et le dessin)
2) pour la musique (jazz oblige, à la Nouvelle-Orléans, les chansons swinguent et ça change)
3) pour l'humour bon enfant (et le méchant "fils du Capitaine Crochet et de Cruella" !) J'adore le croco ^0^

Certes, on n'échappe pas à une fin "conventionnelle" - quoiqu'il y ait pas mal d'émotion (Ray et son Evangeline <3 mais j'en dis pas plus ;) ) ça fait tout de même très plaisir de retrouver un Disney "moderne" dans la veine des anciens; avec une vraie place pour les "personnages secondaires" (limite, je trouve ces derniers plus important que certains personnages principaux). :D

samedi 30 janvier 2010

Orthros No Inu


Résumé (DramaLove et Newsasia) :
Ce palpitant drama donnera le rôle à Takizawa pour le rôle d'un malfaisant, mystérieux et ambitieux homme qui possède le pouvoir de guérir le chagrin et la maladie avec ses mains. Nishikido quand à lui, jouera un professeur de lycée au bon coeur, mais qui a le pouvoir de tuer rien qu'avec son touché. Les deux hommes se rencontrent, résultant une bataille entre le bien et le mal.




Titre :  オルトロスの犬  - Orthros no Inu  - 9 épisodes d'environ 45 min chacun- J-drama (Japon)
Période de diffusion : 24 juillet au 25 septembre 2009
Theme song : Hikari Hitotsu de Takizawa Hideaki

Avec Takizawa Hideaki (2ème photo ci-dessous) (Majo No Jouken, Taiyou No Kisetsu, Strawberry On The Shortcake) ; Nishikido Ryo  (1ère photo ci-dessous) (Ichi Rittoru No Namida, Ryusei No Kizuna) ; Mizukawa Asami (3ème photo ci-dessous) (Nodame Cantabile, Long Love Letter)



  

Mon avis :<3 <3 ++
Le début m'a beaucoup fait penser à "Maou", rien que le générique y fait référence. Le 1er épisode avait réussi à me captiver à un moment et ce n'est que cela qui m'a conduit à regarder le 2ème épisode. Si je n'avais pas eu "sous la main" la suite, j'aurais peut-être arrêté au 2ème, cependant, j'ai continué et bien m'en a pris! Certains épisodes sont plus "palpitants" que d'autres, plus intéressants que d'autres; globalement je suis très satisfaite du résultat.
Les derniers épisodes sont de plus en plus intéressants, on se demande vraiment qui est le "bon" qui est le "méchant". L'histoire en elle-même parvient à nous faire partir d'un a-priori, que grâce à Hideaki, on n'abandonne pas facilement!
Cepedant, les "héros" ne sont pas les seuls tiraillés par leurs responsabilités, l'enquêtrice elle-même avoue à un moment donné ne plus être sûre de rien; "ce qui est mal est-il vraiment mal? ce qui semble bon est-il vraiment bien?"  La Main de Dieu est-elle celle que l'on croit? Bref, les cartes se brouillent de plus en plus, pour notre plus grand plaisir. Même si certains choses sont "prévisibles" une fois réalisées, elles ne l'étaient pas tant que ça au début, tant ils arrivent finalement à nous faire douter et à brouiller les cartes. Le drama (et les personnages) pose beaucoup de questions, auxquelles il apparaît souvent difficile de répondre. Mais ça fait réfléchir un tant soit peu et franchement je n'en attendais pas autant de ce drama. 

Comme je l'ai dit, les acteurs y sont aussi pour beaucoup: de plus en plus impliqués dans leur rôle, ils s'améliorent au fil des épisodes, Hideaki est incontestablement meilleur dans des rôles de "méchants" ou de "torturés"; son visage d'ange est d'autant plus dévastateur, tout bon "méchant" détient une part de charme, crédibilité oblige. Quant à Ryu (vu dans Ryusei No Kizuna <3), si son rôle était plus "lisse", il commence vraiment à devenir intéressant! Peut-on reprocher au scénario d'avoir versé dans les bons sentiments vers la fin? Personnellement, non, la fin est émouvante, on change de camp (ou pas), on a peur pour tel ou tel personnage...suspense oblige.

Les politiciens et les chercheurs ne sont pas épargnés et tiennent un rôle essentiel dans l'histoire. En revanche, qu'est-ce que le personnage de l'ancien policier "secret" a pu m'horripiler! Il en fait définitivement trop cet acteur-là! Il se "calme" vers la fin mais quel agité du bulbe durant tout ce temps! (pardon l'expression :p) Bon, il faut avouer que l'histoire qu'il gardait cachée est énorme (et sans lui la pauvre enquêtrice nagerait encore dans les choux!) Finissons avec l'enquêtrice, Hasebe. Le style "Maou" me paraissait plutôt évident au début,  genre police qui piétine et pas très efficace: c'est vrai quoi, elle court toujours partout, mais est toujours la dernière au courant! xD Heureusement que certains personnages providentiels se décident à parler un jour ou l'autre, sinon elle y serait encore! Mais je ne vais pas la blâmer, son personnage évolue correctement, elle semble enfin "voir" à travers les masques. Mais celle que je préfère dans le cast féminin, c'est la petite Mio! ^0^
Dans ce drama, pas d'attente à avoir en matière sentimentale, ça n'arrive pas à décoller et c'est dommage mais là n'est pas le plus important, beaucoup d'autres relations sont en jeu. (et tout aussi émouvantes mais je ne dis rien :p)

La plupart des faits du passé ou les "légendes" sont relatées sous forme de dessins plus ou moins animés; cela m'a bizarrement fait penser à la série Heroes dans laquelle c'était le futur qui était peint par un artiste. Economie d'acteurs ou volonté de se démarquer? Je ne crois pas qu'il s'agisse de la 1ère réponse étant donné que certains flashbacks sont réalisés avec de vrais acteurs; ça n'aurait pas changé  grand-chose. En revanche, cela peut donner une certaine forme de "légende" à l'histoire, puisque le parallèle est fait avec le chien Orthros de la mythologie grecque, dans laquelle Orthros est le chien gardien du troupeau de Géryon. Ce chien à deux têtes fut tué par Hercule (Héraclès); récupérer le troupeau de Géryon étant l'un des travaux de ce dernier (le 10ème).


Au départ, le drama me faisait vraiment l'effet d'un drama de moindre envergure, avec une économie certaine dans les moyens utilisés, les "effets spéciaux" me paraissant aussi très moyens. Mais il s'avère au final de bonne fracture, avec une histoire qui tient la route (toutes les réponses sont données à la fin, comportement des uns et décisions des autres) et dont les éléments sont vraiment distillés au compte-goutte, les derniers épisodes délivrant les principaux indices.
La fin elle-même est incertaine, le "résultat" est jalousement gardé jusqu'au bout. Une tactique qui commence à être bien connue des scénaristes mais qu'importe, le plaisir de l'histoire et de ses acteurs est là :)
A noter que la générique est chanté par Hideaki Takizawa, rien de surprenant bien sûr, le générique lui-même est en partie "anime".
Enfin un drama qui ne dure que le temps de 9 épisodes, pour lesquels on peut facilement se prendre au jeu!

mardi 26 janvier 2010

Smallville seasons 8 & 9: recap'


Après une pause de plus d'un an après la fin de la saison 7, j'ai réussi à rattraper mon retard en deux jours xD, saisons 8 et 9 (du moins ce qui a été diffusé jusqu'à présent). Globalement, je m'attendais à fustiger d'emblée (ce que je faisais systématiquement lors de la saison 7) mais en réalité c'est moins tranché.
D'une, je peux dire que j'ai certainement fait une overdose de super-héros et scénarios en tout genre, de deux, ça ne m'a pas dégoûtée de la série à tout jamais.

Si une saison comporte des hauts et des bas, avec des passages à vides, des "épisodes-intrigue" ou des intrigues qui tombent à plat (comme Lana qui semblait avoir "trompé" Oliver - au moment où il la retrouve lors de sa "chasse à Lex" et travaillait pour qqln d'autre...qui? mystère...!), dans l'ensemble ce n'est pas trop mal - dans le genre où tout et n'importe quoi est possible, du moment qu'il y ait de l'action, de la violence, du sang, de l'angoisse, voire même un peu d'"horreur". Chaque saison n'y échappe pas et les saisons 7, 8 et 9 exploitent à fond et de plus en plus les personnages kitsch et scénarios de bande dessinée, dans le but d'attirer les fans des comics d'abord (et aussi trouver de quoi remplir les saisons)

Je me suis prise au jeu, et trouvé quelques points positifs à cette évolution de la série:
- le personnage de Clark: je trouve que Tom Welling s'en sort beaucoup mieux lorsqu'il ne joue pas le gentil Clark moralisateur, souriant et compréhensif. Le noir lui va bien et ses nouveaux costumes-cravates aussi! J'ai apprécié en un sens qu'il ne soit pas plus impliqué dans la "reprise de conscience" d'Oliver Queen, cela aurait alourdi son personnage. Il n'est finalement plus parfait (moins "humain"?) mais ça lui va mieux !
- en parlant du loup...Oliver a eu son intrigue....étalée sur plusieurs épisodes (dur dur la rédemption! Fallait-il ne pas tuer Lex?) , cela n'a pas fait 1 intrigue-1 épisode, on ne se concentre plus uniquement sur Clark et ça change.
- le personnage de Tess Mercer: à ses débuts (et parfois encore), elle m'agaçait franchement, mais il faut avouer qu'elle a eu ses "moments de gloire", c'est LE personnage ambivalent par excellence...qui n'est évidemment pas sans rappeler un certain Lex Luthor. (et son ancienne liaison avec Oliver contribue à lui donner plus de "crédits" niveau humanité...quoique...)
- les différentes liaisons entre les personnages: le retour du Clana ("couple" exploité jusqu'au bout du filon d'ailleurs, on ne peut pas dire que les scénaristes n'ont pas cherché à satisfaire les fans jusqu'au bout!), Oliver et Tess Mercer, Oliver et Lois, et Davis Bloom et Chloé (!).
- la "morale" finale "qui était le plus méchant? Davis Bloom ou Doomsday? l'Homme ou la Bête?"
- l'évolution du Clois <3 (Alex savait que ça me plairait! ^^) : après avoir définitivement admis que Smallville n'était PAS l'avant Superman mais en quelque sorte une réécriture "moderne" du mythe, ça me convient très bien!
- l'intrigue avec Zod (et l'orbe) = un peu tordu par les cheveux , mais j'ai fini par comprendre xD Idem avec le retour de Jor-El (tiens, tiens, Julian Sands, l'acteur de "A Room with A View"!!!) mais je commence à devenir de plus en plus tolérante avec les scénarios...du moment qu'ils sont bien mis en scène - et exploités jusqu'au bout! (entendons par là "cohérents") D'ailleurs, Chloé avait vu Jor-El cacher un objet dans la maison des Kent à la fin d'un épisode...quid de cela...?
- l'épisode "Pandora" (copié sur Avatar, le titre? :p)
- la Tour de Guet, les nouveaux "alliés" (Dr Hamilton - là encore ça fait penser à la série "Loïs et Clark"), Chloé toujours aussi douée en piratage informatique...:p


Les moins
- des épisodes complètement déjantés (les zombies à Métropolis par exemple ou l'intrigue avec Lana, la 2nde peau et tous les pouvoirs en un éclair...une petite chirurgie et pouf!; La Ligue et les sauts dans le temps - mais maintenant je m'y suis faite!)
- ou les ex-psychopathes qui reviennent le temps d'un épisode (comme le Toyman dans "Echo" ou dans la saison 8 l'épisode "Linda Lake: le retour", la superwoman "Talons Aiguilles" xD ou encore l'épisode avec la magicienne Zattara qui m'avait fait penser à un mauvais remake de Charmed! )
Cependant, ces épisodes (surtout dans la saison 9 -pour l'instant) ont permis de faire avancer l'histoire ou d'apporter une cohérence par la suite: comment les zandariens ont obtenu l'ADN de Clark (et la confirmation qu'il est bien de chez eux) ou la "révélation" du "mal-être" d'Oliver...
- fait bizarre également: les scénaristes se sont longtemps concentrés sur Davis Bloom - qqln revient pour le prévenir etc.. - tout le monde prédit la destruction du monde avec Doomsday...et il semble bcp plus inoffensif au final que l'homme en lui-même! Bref, un beau tapage sur Doomsday pour quelques minutes tout au plus avec "la Bête"...Zod apparaît bcp plus destructeur (et machiavélique) ...et de surcroît, on ne sait même pas comment Clark a réussi à réchapper de son combat avec Doomsday, lui-même, lorsque les autres lui posent la question "comment as-tu échappé à l'explosion?", n'en a aucune idée! Et apparemment, la question semblerait définitivement close pour les scénaristes...

Je ne le cacherai pas que la saison 9 me plaît davantage: Lois est davantage sur le devant de la scène et on a tendance à se diriger vers un remake moderne de la série "Loïs et Clark" (rien que le Toyman me fait penser à une intrigue de cette ancienne série ou Loïs chez sa psy! - typique de l'ancienne série!!) Et Tom et Erika dégagent toujours une très bonne alchimie.. :p


J'ai particulièrement apprécié les derniers épisodes diffusés, à savoir, Crossfire, Kandor, Idol et Pandora...alàlà ces scénaristes! Que vont-ils encore inventer?
...To be continued!



Envie de discuter de la série? De partager votre passion sur les comics ou la saga Superman? Un seul lien, un seul forum: http://krypto93.forumactif.com/

dimanche 17 janvier 2010

Bright Star, de Jane Campion




Bright Star retrace la rencontre du poète anglais John Keats et de Fanny Brawn et leur brève liaison, jusqu'à la mort du poète à l'âge de 26 ans.










Voilà un de ces films dont je pensais qu'ils ne se faisaient plus! Jane Campion rend-elle hommage à l'oeuvre de Keats? oh que oui! Et pas en célébrant le poète, ni en lui vouant une adoration et admiration sans borne. le résultat aurait été terne, plat, figé. Ici, la poésie de l'auteur n'est pas dissociée de son contexte.

Pourquoi pensais-je que  cela ne se faisait plus? D'un pour la pudeur, la retenue, et en même temps la sensualité qui se dégage du film. La réalisatrice, dans une interview, affirme pourtant: "les moments de grâce appartiennent en propre aux acteurs et n'ont rien à voir avec moi. Personne ne peut apprendre à un papillon comment voler; il vole, c'est tout." (p63 Première, Décembre 2009/Janvier 2010) Bien trop modeste.Mais soit. Il est vrai que les acteurs sont particulièrement inspirés, et l'acteur incarnant Brown, l'"ami" de Keats, est particulièrement détestable.
De plus, ce film est un véritable concentré de poésie, sous toutes ses formes. La poésie ne dessert pas le film bine au contraire, elle FAIT le film, en modèle la structure, les chapitres. "The recitation of "Ode to a Nightingale" during the final credits by the actor who portrays Keats, Ben Whishaw, is reason enough to go see the film." Le client d'Amazon qui a écrit cela a tout à fait raison. En effet, le spectacle ne se termine en réalité qu'après le générique de fin, celui-ci permettant d'écouter une ultime fois la poésie délectable de Keats et la diction non moins délectable de l'acteur, sur fond de musique, qui semble faire corps avec le texte, comme une seconde respiration. La voix et la musique ne font plus qu'un à ce moment avec la poésie du texte de Keats "Ode au rossignol". Le film lui-même est tout entier dévoué à magnifier les textes de ce poète, quand bien même ce n'aurait pas été son but premier, il y est parvenu avec brio, malgré lui.





Le poème reproduit ci-dessous (tiré des liens "pour aller plus loin") n'est présent qu'au générique de fin; il n'a pas été écrit pour Fanny Brawne et ne se retrouve donc pas dans le recueil de poèmes vendu sous le titre du film.

Ode to a Nightingale

My heart aches, and a drowsy numbness pains
    My sense, as though of hemlock I had drunk,
Or emptied some dull opiate to the drains
    One minute past, and Lethe-wards had sunk:
'Tis not through envy of thy happy lot,
    But being too happy in thine happiness, -
        That thou, light-winged Dryad of the trees,
                In some melodious plot
    Of beechen green and shadows numberless,
        Singest of summer in full-throated ease.

O, for a draught of vintage! that hath been
    Cool'd a long age in the deep-delved earth,
Tasting of Flora and the country green,
    Dance, and Provençal song, and sunburnt mirth!
O for a beaker full of the warm South,
    Full of the true, the blushful Hippocrene,
        With beaded bubbles winking at the brim,
                And purple-stained mouth;
    That I might drink, and leave the world unseen,
        And with thee fade away into the forest dim:

Fade far away, dissolve, and quite forget
    What thou among the leaves hast never known,
The weariness, the fever, and the fret
    Here, where men sit and hear each other groan;
Where palsy shakes a few, sad, last gray hairs,
    Where youth grows pale, and spectre-thin, and dies;
        Where but to think is to be full of sorrow
                And leaden-eyed despairs,
    Where Beauty cannot keep her lustrous eyes,
        Or new Love pine at them beyond to-morrow.

Away! away! for I will fly to thee,
    Not charioted by Bacchus and his pards,
But on the viewless wings of Poesy,
    Though the dull brain perplexes and retards:
Already with thee! tender is the night,
    And haply the Queen-Moon is on her throne,
        Cluster'd around by all her starry Fays;
                But here there is no light,
    Save what from heaven is with the breezes blown
        Through verdurous glooms and winding mossy ways.

I cannot see what flowers are at my feet,
    Nor what soft incense hangs upon the boughs,
But, in embalmed darkness, guess each sweet
    Wherewith the seasonable month endows
The grass, the thicket, and the fruit-tree wild;
    White hawthorn, and the pastoral eglantine;
        Fast fading violets cover'd up in leaves;
                And mid-May's eldest child,
    The coming musk-rose, full of dewy wine,
        The murmurous haunt of flies on summer eves.

Darkling I listen; and, for many a time
    I have been half in love with easeful Death,
Call'd him soft names in many a mused rhyme,
    To take into the air my quiet breath;
Now more than ever seems it rich to die,
    To cease upon the midnight with no pain,
        While thou art pouring forth thy soul abroad
                In such an ecstasy!
    Still wouldst thou sing, and I have ears in vain -
        To thy high requiem become a sod.

Thou wast not born for death, immortal Bird!
    No hungry generations tread thee down;
The voice I hear this passing night was heard
    In ancient days by emperor and clown:
Perhaps the self-same song that found a path
    Through the sad heart of Ruth, when, sick for home,
        She stood in tears amid the alien corn;
                The same that oft-times hath
    Charm'd magic casements, opening on the foam
        Of perilous seas, in faery lands forlorn.

Forlorn! the very word is like a bell
    To toll me back from thee to my sole self!
Adieu! the fancy cannot cheat so well
    As she is fam'd to do, deceiving elf.
Adieu! adieu! thy plaintive anthem fades
    Past the near meadows, over the still stream,
        Up the hill-side; and now 'tis buried deep
                In the next valley-glades:
    Was it a vision, or a waking dream?
        Fled is that music: - Do I wake or sleep?




Ode à un rossignol
(in Les Odes,
trad. Alain Suied, Éditions Arfuyen)



Mon cœur souffre et la douleur engourdit
Mes sens, comme si j’avais bu d’un trait
La ciguë ou quelque liquide opiacé
Et coulé, en un instant, au fond du Léthé :
Ce n’est pas que j’envie ton heureux sort,
Mais plutôt que je me réjouis trop de ton bonheur,
Quand tu chantes, Dryade des bois aux ailes
Légères, dans la mélodie d’un bosquet
De hêtres verts et d’ombres infinies,
L’été dans l’aise de ta gorge déployée.

Oh, une gorgée de ce vin !
Rafraîchi dans les profondeurs de la terre,
Ce vin au goût de Flore, de verte campagne,
De danse, de chant provençal et de joie solaire !
Oh, une coupe pleine du Sud brûlant,
Pleine de la vraie Hippocrène, si rougissante,
Où brillent les perles des bulles au bord
Des lèvres empourprées ;
Oh, que je boive et que je quitte le monde en secret,
Pour disparaître avec toi dans la forêt obscure :

Disparaître loin, m’évanouir, me dissoudre et oublier
Ce que toi, ami des feuilles, tu n’a jamais connu,
Le souci, la fièvre, le tourment d’être
Parmi les humains qui s’écoutent gémir.
Tandis que la paralysie n’agite que les derniers cheveux,
Tandis que la jeunesse pâlit, spectrale, et meurt ;
Tandis que la pensée ne rencontre que le chagrin
Et les larmes du désespoir,
Tandis que la Beauté perd son œil lustral,
Et que l’amour nouveau languit en vain.

Fuir ! Fuir ! m’envoler vers toi,
Non dans le char aux léopards de Bacchus,
Mais sur les ailes invisibles de la Poésie,
Même si le lourd cerveau hésite :
Je suis déjà avec toi ! Tendre est la nuit,
Et peut-être la Lune-Reine sur son trône,
S’entoure-t-elle déjà d’une ruche de Fées, les étoiles ;
Mais je ne vois ici aucune lueur,
Sinon ce qui surgit dans les brises du Ciel
à travers les ombres verdoyantes et les mousses éparses.

Je ne peux voir quelles fleurs sont à mes pieds,
Ni quel doux parfum flotte sur les rameaux,
Mais dans l’obscurité embaumée, je devine
Chaque senteur que ce mois printanier offre
à l’herbe, au fourré, aux fruits sauvages ;
à la blanche aubépine, à la pastorale églantine ;
Aux violettes vite fanées sous les feuilles ;
Et à la fille aînée de Mai,
La rose musquée qui annonce, ivre de rosée,
Le murmure des mouches des soirs d’été.

Dans le noir, j’écoute ; oui, plus d’une fois
J’ai été presque amoureux de la Mort,
Et dans mes poèmes je lui ai donné de doux noms,
Pour qu’elle emporte dans l’air mon souffle apaisé ;
à présent, plus que jamais, mourir semble une joie,
Oh, cesser d’être - sans souffrir - à Minuit,
Au moment où tu répands ton âme
Dans la même extase !
Et tu continuerais à chanter à mes oreilles vaines
Ton haut Requiem à ma poussière.

Immortel rossignol, tu n’es pas un être pour la mort !
Les générations avides n’ont pas foulé ton souvenir ;
La voix que j’entends dans la nuit fugace
Fut entendue de tout temps par l’empereur et le rustre :
Le même chant peut-être s’était frayé un chemin
Jusqu’au cœur triste de Ruth, exilée,
Languissante, en larmes au pays étranger ;
Le même chant a souvent ouvert,
Par magie, une fenêtre sur l’écume
De mers périlleuses, au pays perdu des Fées.

Perdu ! Ce mot sonne un glas
Qui m’arrache de toi et me rend à la solitude !
Adieu ! L’imagination ne peut nous tromper
Complètement, comme on le dit - ô elfe subtil !
Adieu ! Adieu ! Ta plaintive mélodie s’enfuit,
Traverse les prés voisins, franchit le calme ruisseau,
Remonte le flanc de la colline et s’enterre
Dans les clairières du vallon :
était-ce une illusion, un songe éveillé ?
La musique a disparu : ai-je dormi, suis-je réveillé ?