samedi 11 octobre 2008

Stairway To Heaven, sur le chemin du paradis...


Synopsis:
Cha Song-Joo et Han Jung-Suh sont amis depuis l'enfance. Ils ont tout fait ensemble et se sont soutenus dans les moments difficiles: lorsque Song-Joo a perdu son père, lorsque Jung-Suh a perdu sa mère... Un jour, le père de Jung-Suh se remarie avec une célèbre actrice, Tae-Mira. Celle-ci a deux enfants d'un précédent mariage: Yuri et Tae-Hwa. Alors que Tae-Hwa va s'éprendre progressivement de Jung-Suh, Song-Joo part aux Etats-Unis. Jung-Suh est forcée par sa belle-mère de rester en Corée.
Un jour, alors que Jung-Suh doit revoir Song-Joo après plusieurs années d'absence, elle est victime d'un accident de voiture. Yuri et Tae-Mira la déclarent morte tandis que Yuri est envoyée aux USA rejoindre Song-Joo.
5 ans plus tard, Song-Joo est de retour pour diriger sa compagnie et croit apercevoir Jung-Suh dans la foule. Celle-ci ne le reconnaît pas du tout et dit se nommer Kim Ji-Soo. Elle vit avec son copain Han Chul-Soo, qui est en fait Han Tae-Hwa...

Le résumé peut paraître compliqué (il m'avait d'ailleurs rebuté au début) mais j'ai pourtant passé pas mal de choses sous silence , notamment dans les relations avec sa belle-mère et sa demi-soeur, ou même ce qui se produit après l'accident. Question d'entretenir le suspense...

Mon avis général: coeur coeur coeur









I) Début et fin: des similitudes flagrantes avec les précédents essais

Rien qu'au niveau de la photographie, parfois c'est énorme. Les "gestes", tous des petits détails importants aux yeux des personnages qui ressortent encore une fois.



II) Points positifs: une relation originale avec des acteurs qui semblent s'amuser comme des fous!
  • Jusqu’au mariage (sauf épisode 17, elle n’arrête pas de crier XD), ok. Même si ça paraît long quand même pour en arriver jusque-là…XD
  • L’affiche de promotion ne me donnait pas vraiment envie de regarder le drama, je trouvais les acteurs trop « froids » en photo, voire conspirateurs lol. (photo ci-dessous)

  • Je n’avais pas du tout reconnue l’actrice de Winter Sonata dessus, ce n’est qu’à l’épisode 5 (je n’ai pas vu les épisodes 3 et 4) que je l’ai reconnue. Elle est vraiment attachante tout au long du drama, les scènes entre Kim Jim-Soo et Cha Song-Joo sont délicieuses. L’acteur de Sad Love Story relève incontestablement le niveau du drama, il y apporte une touche de charme et de classe indéniable. (ah en costard-cravate, il a vraiment la classe ! <3)










  • Elle et lui = couple mythique, les parallèles avec Love Story à la fin…XD (J’ai particulièrement bien aimé leurs personnages, beaucoup moins « mous » que dans Autumn Tale. Elle se rebelle et fait ses propres choix, tandis que dans l’autre, Eun-Suh était vraiment docile (un peu trop). Lorsqu’il la traîne de force…XD mdr
  • A noter que les acteurs incarnant les personnages de Han Jung-Suh et Tae-Hwa Oppa enfants sont les acteurs principaux de Heaven’s Tree,…


  • Des paysages "tableaux" très nostalgiques, qui contribuent à l'ambiance "tragique" du drama si l'on peut dire ^^

  • Le drama est plus « osé » que la plupart des dramas coréens que j’ai vu précédemment, ce n’est pas Fated to love you mais les suggestions vont quand même loin, c’est très clair et très « sensuel » par moment lol ^^ Ne vous attendez pas à un amour quasi-platonique à la Autumn Tale ou à un baiser simulé à la Full House. Les acteurs « s’investissent » quand même un peu plus, pour notre plus grand plaisir.


  • D’où…j’en viens à leur relation que j’ai particulièrement appréciée, étant donné que c’est pour moi une innovation dans les dramas coréens (jusqu’à présent). Leur relation n’est pas aussi ambigüe que dans Autumn Tale, ce sont deux tourtereaux qui aimeraient bien roucouler et ça se voit ! Leur amitié d’enfance a évolué naturellement et la « tension » entre Kim Ji-Soo/Han Jung-Suh et Cha Song-Joo est beaucoup plus….forte ^^ Il faut dire que l’acteur est à tomber !


III) Les personnages secondaires

  • La liaison demi-frère/sœur d’Autumn Tale , sauf qu’elle est ici en second plan. L'amour que porte Han Tae-Hwa pour Jung-Suh est aveugle et inconditionnel, voire suicidaire...Han Tae-Hwa est le personnage le plus dérangeant du drama, ses comportements apparaissent en effet excessifs en tout, même s’ils partent de bons sentiments. En bref, un personnage pathétique qu'on ne peut pas vraiment détester malgré tout ce qu'il fait...
  • Le duo mère/fille : les conspiratrices de l’histoire à personnages stéréotypés clé, belle-mère machiavélique à souhait (« les enfants ne sont là que pour nous servir à obtenir quelque chose » quasi-citation !) Han Yuri n’apparaît que comme une automate qui obéit au doigt et à l’œil de sa mère, peut-on vraiment la blâmer ? Elle n’a pas eu le bon exemple, c’est sûr, mais elle se garde bien de défendre Jung-Suh, ni même de compatir à la fin. Fondamentalement mauvaise ? Là n’est pas tellement le sujet de l’histoire…
  • Le père de Han Yuri et Han Tae-Hwa : beaucoup plus présent que le père de Jung-Suh, un personnage attachant, quoique fauteur de troubles (surtout vis à vis de son fils!) mais je n'en dis pas plus, son rôle reste capital, surtout à la fin...^^
  • Le père d’Han Jung-Suh =>…à quoi sert-il, sinon amener le malheur dans sa famille et sur sa fille ? Autant l’acteur était convaincant dans Summer Scent, autant là il ne l’est PAS DU TOUT. A la fin, c’est le grand vide…où est-il après que sa femme ait été internée ? Tout seul ? Et quand sa fille se fait opérer ? Je sais bien qu’elle s’est mariée et dépend de son mari mais quand même… Seule Han Jung-Suh semble se souvenir de lui vers la fin, lorsqu’elle tente de convaincre sa belle-mère de s’occuper de son père…mais en vain…celle-ci ne reconnaît plus personne…bref, ce personnage ne semblait être utile qu’au début pour justifier le remariage et après basta…on le largue (discrètement). Quant à ses rares apparitions, ou son personnage a vraiment été très mal écrit, ou l’acteur n’est pas du tout dans ses pompes ce jour-là… Je pencherai plus pour le personnage, en effet, on a l’impression qu’il est totalement soumis à sa femme, comme endormi, hypnotisé, bref, encore un passage de la tornade insidieuse nommée Tae-Mira. Au point qu’elle l’a pratiquement convaincu d’abandonner sa propre fille … un comble…mais bon…(il faut dire qu’elle était excellente comédienne la Tae-Mira)

  • Directeur Jang => personnage discret mais attachant, bien présent tout au long du drama, observateur de la passion entre Cha Song-Joo et Han Jung-Suh depuis leur enfance, soutien important tout au long du drama (quand il leur a apporté de steaks alors que Song-Joo Oppa est fauché ^^)
    La directrice de Safe Mall, également mère de Cha Song-Joo à neutre, pas grand-chose à dire, elle assure son rôle dans les deux domaines.




IV) Points négatifs

  • Une mise en scène qui aurait pu être plus soignée (micro fréquemment visible à l’écran, peu de scènes en « nature » exceptée celles de la plage à bref, en gros toujours les mêmes scènes, les mêmes lieux, à la fin surtout, ils auraient pu revenir sur le manège et la frise du paradis dans le parc d’attractions…)
  • Une musique un peu trop « tape à l’œil » (au début première impression) mais on s’y habitue, seulement vers la fin vraiment trop répétitive.
  • Vais-je le mettre dans les points positifs ou négatifs ? Vers la fin (épisode 17 surtout), l’actrice met un peu trop le paquet sur les larmes et les cris. L’entendre pleurer/hurler « Opppppaaaaaa ! » à tout bout de champ, un moment je sature. Parfois cela avait son charme lol, parfois non.
  • La fin est vraiment bâclée…je me serais presque attendue à une saison 2 à partir du mariage, leur histoire et leur relation avait été tellement détaillée et « étirée » que ça casse tout de suite l’histoire, cet enchaînement d’opérations, coups durs et paf… On a l’impression que tout se passe sur une semaine ou deux…(elle a à peine le temps de faire la cuisine pour son mari lol…)
  • Ce qu’a fait Han Tae-Hwa m’a un peu déboussolée lol, mais étant donné sa famille (sa mère et sa sœur quasi-folles XD), son comportement ne m’étonne qu’à moitié. (et puis il fallait faire avancer l’histoire :P) Mais bon…
  • Enfin, je n’imaginais pas du tout la fin comme cela, je pensais au moins les voir au paradis beaucoup plus tard, tout au moins un dialogue murmuré, des ombres, quelque chose quoi ! (étant donné que ce mot revient tellement souvent au cours du drama, c’est le titre aussi…XD), alors que comme ça on ne sait même pas ce qu’elle devait lui dire (je te donne ça et je te dirais ce que c’est quand on se retrouvera là-haut…XD) Bref…un arrière-goût amer d’inachevé (en plus l’avant-dernière fin à deux sur la plage avec le micro qui dépasse en haut de l'écran XD)…et paf…c’est quasi-tout. Dans Autumn Tale, leurs retrouvailles sont quand même suggérées, c’est un peu plus…romantique disons…^^ (même si c’est également précipité) Ici, ils reprennent les mêmes images qu'au début, sans rajout, suggestion...la fin m'a paru bâclée par rapport au reste de l'histoire. Dommage...
  • Mais dans l'ensemble, c'est une belle histoire qui oscille entre comédie et drame, qui nous fait passer du rire aux larmes. Un bon divertissement :)



"Un monde sans tristesse, sans séparation, sans peine. Le Paradis."



dimanche 21 septembre 2008

Smallville saison 8 : c'est parti!


C'est bien connu, la rentrée des classes coïncide souvent avec la rentrée Smallville! (à quelques semaines près) La saison 8, qui pourrait être l'ultime saison clotûrant (en beauté?) la série, vient de commencer aux USA et est d'ores et déjà disponible en HQ en VOSTF !!! Pour les fans, les anciens fans (dont je fais partie) et les moins fans, une seule adresse, qui vaut de l'or!

http://krypto93.virginradioblog.fr/
et le forum http://krypto93.forumactif.com/

Enjoooy! :)

Crédit photo montage: Artworks by The Traveler

Mamma Mia! le film

L'histoire:

C'est en 1999, sur la ravissante île grecque de Kalokairi que l'aventure romantique commence, dans un hôtel méditerranéen isolé, la villa Donna. Tenu par Donna, on arrive juste à temps pour le mariage prochain de Sophie, sa fille et de Sky. Sophie poste nerveusement trois invitations destinées à trois hommes bien différents dont elle pense que l'un d'eux est son père. Elle a en effet découvert dans le journal intime de sa mère qu'elle avait...3 pères potentiels! Ceux-ci vont retourner sur l'île et vers la femme qui les avait enchantés 20 ans auparavant. Donna, qui ne sait rien de la découverte de sa fille, n'est pas au bout de ses surprises...




Mon avis lol :
J'ai toujours adoré les chansons du groupe ABBA, entraînantes et vitaminées. C'est donc toute guillerette ^^ que je vais voir ce film reprenant leurs chansons. La distribution est séduisante: Meryl Streep, Pierce Brosnan (raah pourquoi il n'a pas continué James Bond?!!? Hors-sujet désolée ^^), Colin Firth...etc. L'histoire du film est vraiment énorme, les ficelles utilisées grosses comme une montgolfière,...Le film ne fait pas dans la finesse et ne prétend pas innover: il tombe allègrement à pieds joints dans tous les clichés du genre. Certes ce n'est pas un chef d'oeuvre mais passé outre ces considérations, il ne s'en sort pas si mal, avec une Merryl Streep au top de sa forme (les "vieux" s'en sortent d'ailleurs beaucoup mieux que les "jeunes" acteurs, ceux-ci paraissent déjà fatigués alors que Meryl Streep et ses compères dévoilent une énergie inépuisable!)

Grosse comédie par excellence, ça fait rire ou pas (j'avoue avoir pratiquement tout le temps ri, le film tire un malin plaisir à exploiter le ridicule de certains acteurs ou de certaines situations désopilantes) mais surtout la "bougeomanie" contagieuse des acteurs et des musiques est irrésistible. Je me trémoussais sur mon siège comme un beau diable, je ne résiste pas aux chansons d'ABBA et encore moins à l'énergie communicative des acteurs. Bref, un formidable stimulant pour se réveiller et se bouger. Mieux que la caféine!
Un film sans prétention, qui repose avant tout sur sa BO - c'est une comédie musicale avant tout!- et sur son potentiel comique; qui nous fait oublier 2h durant tous nos soucis et nous fait retourner sur la piste de danse. A voir (et à écouter surtout!) en cas de cafard, déprime, courbatures (euh...non, ce n'est pas une pub pour médicament homéopathique, rayez la mention inutile ^^)
Pour le film en lui-même, je mettrai une étoile seulement mais chansons d'ABBA et pirouettes (prouesses?) de Meryl Streep obligent, j'en mets deux! A voir, sans se prendre la tête.

samedi 20 septembre 2008

Les Cendres du Temps (Redux)

L'histoire (LeMonde.fr):

Alignant un certain nombre de fragments d'histoires dont les personnages révèlent peu à peu la cohérence, le scénario en est complexe. Il suit une logique onirique, plus qu'une chronologie par ailleurs soumise au chaos temporel. Deux anciens amis se retrouvent, invités à boire un vin magique censé effacer leurs souvenirs et les rendre aveugles.

Le premier est persuadé que le second lui a ravi la femme qu'il aimait. Wong Kar-Wai orchestre un maelström de duperies et de malentendus. Celui qui, par dépit d'avoir été éconduit, s'est transformé en cynique mercenaire, ignore que son prétendu rival (qui lui rend des visites rituelles) n'était que l'intermédiaire de sa bien-aimée repentante et soucieuse d'avoir de ses nouvelles.

Ce fil romantique est tissé d'autres motifs d'où surgissent une jeune paysanne en quête d'un tueur pour venger son frère (elle n'a à offrir qu'une mule et un panier d'œufs), un chasseur de primes aux pieds nus venu à dos de chameau et suivi à son insu par sa femme (il perd un doigt dans une bataille contre une bande de voleurs de chevaux), et une jeune femme qui se dédouble, s'invente un frère (prénommé Yang) qu'elle souhaite faire assassiner parce qu'il cherche à éliminer l'homme qui lui a promis le mariage et a disparu, mais qu'elle (prénommée Yin) espère encore.





Mon avis I love you I love you:
Très beau film après coup mais très déstabilisant aussi, si je n'avais pas été le voir au cinéma, je ne sais si je l'aurais regardé en entier à la TV. Le casting est de rêve (le défunt Leslie Cheung, Tony Leung en aveugle convaincant, Maggie Cheung...), les acteurs étaient excellents, l'esthétique nikel quoique dérangeante (couleurs vives, acteurs filmés sous un angle inhabituel, mouvements "décortiqués", musique un peu répétitive, entêtante, ambiance étouffante...) Bref, ça prend aux tripes vers la fin. J'ai d'ailleurs apprécié le film dans ses trente dernières minutes, l'apothéose. Mais attention, c'est vraiment très spécial, certains l'ont comparé aux "films spaghettis", je ne le ferai pas, Wong Kar-Wai est une autre pointure. Je le classerai 3ème sur les 3 films que j'ai vu:
1) In The Mood For Love, indétrônable, tout simplement sublime.
2) Les Cendres du temps (Redux)
3) My Blueberry Nights (mon reproche: le scénario, je n'en ai pas retenu grand chose, finalement c'était creux, que cherchait-il à nous dire?...je cherche, je cherche...)

Je partage grandement l'avis de la critique de Commeaucinema, ici que je ne pourrais exprimer en de meilleurs termes. "Too much" est pour faire court ce qui me vient à l'esprit. En voulant faire une oeuvre très différente, très "Wong Kar-Wai", très "d'art et d'essai", il en a trop fait. In the Mood for Love était pour moi en ce sens bien plus modéré, tout en finesse, bien "ajusté".

Avis de Commeaucinema:
L'œuvre maudite de Wong Kar-wai ! Réalisée avec peu de moyens, entre Chungking Express et Les Anges Déchus, ce film se sabre, qui marque une parenthèse dans la filmographie du cinéaste, plutôt habitué à filmer sous les néons de HongKong, n'a pas trouvé son public. Probablement frustré par cet échec, Wong Kar-wai l'éternel insatisfait, qui a toujours beaucoup de mal à boucler le montage de ses films, a donc décidé d'en faire un "remix" (plusieurs versions circulaient déjà).

La forme a légèrement changé, mais l'histoire reste la même : inspirée du roman de Louis Cha La légende du héros chasseur d'aigles, elle nous transporte dans la Chine féodale. Ouyang Feng, fine lame et guerrier solitaire, vit retiré dans le désert de l'Ouest. Il sert d'intermédiaire à ceux qui veulent commanditer l'élimination d'un rival, en engageant des tueurs. Régulièrement, il reçoit la visite de son vieil ami Huang Yaoshi qui, un jour, lui apporte, de la part d'une femme, un vin censé faire oublier les souvenirs de ceux qui le boivent (Vivre libre ou mourir en rêvant). Mais aussi d'autres énigmatiques personnages, comme la princesse Murong, qui est en fait un homme ; un guerrier presque aveugle, qui rêve de revoir une dernière fois les pêchers en fleur de son village ; ou encore une paysanne qui désire venger la mort de son mari.

L'étendard est immobile. Pas un souffle de vent. C'est le cœur de l'homme qui est en tourment… Complexe chassé-croisé d'âmes esseulées en quête d'amour perdu, Les cendres du temps est un film très nostalgique. Un ballet de cœurs brisés sur fond de chorégraphie d'arts martiaux. On y retrouve les obsessions de Wong Kar-wai : la solitude, la fuite du temps, la réminiscence d'un idéal d'amour déchu. Et la fine fleur du cinéma hongkongais. Au-delà du film de genre, c'est une chronique sur la disparition ou l'abandon de ce qui est cher. Les cendres représentent le souvenir de l'être aimé laissé derrière soi (le héros est hanté par le visage d'une femme). Une œuvre très riche, avec différents niveaux de lecture et une part mystique, des thèmes comme l'influence des astres (les périodes solaires) ou l'équilibre du yin et du yang.

L'esthétique visuelle, très travaillée, offre des scènes superbes, des images tout en reflets miroitants. Mais Wong Kar-wai a peut-être péché par trop d'ambition. Trop de couleurs saturées, trop d'effets triturés, trop d'enchevêtrement de récits et d'intrigues compliquées, qui finissent par noyer le spectateur. On avait grandement préféré l'original de 1994, beaucoup plus sobre, à cette version "redux", qui offre un habillage excessif (l'étalonnage a été refait dans des tons très vifs), associé à une copie de mauvaise qualité. Quand le perfectionnisme vire (un peu) à la névrose...

dimanche 14 septembre 2008

La Princesse de Clèves revisitée par Christophe Honoré

Résumé:
Junie a 16 ans. Elle vient de perdre sa mère et arrive en cours d'année à Paris chez son cousin, Matthias. Elle intègre sa classe et est rapidement courtisée par un ami de celui-ci, Otto, garçon calme et sensible. Contre toute atttente, elle finit par céder à ses avances. Toutefois, son professeur d'italien, coureur de jupons invétéré aussi bien du côté enseignant qu'étudiant, est rapidement sous le charme de Junie. Elle-même tombe follement amoureuse de lui, mais elle refusera pourtant de céder à cette passion naissante, car ce n'est à ses yeux qu'une chimère, une illusion.

L'avis d'un passionné des oeuvres de Christophe Honoré :
http://www.paperblog.fr/1066808/la-tres-belle-personne-de-christophe-honore/


Mon avis:
Ce film, diffusé vendredi 12 septembre sur ARTE avant sa sortie au cinéma mercredi 17, est une libre adaptation du roman de Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves. Le parti pris de Christophe Honoré, auteur des Chansons d'Amour (entre autres), est de transposer la cour monarchique dans la cour d'un lycée du 16ème arrondissement.

Si je ne suis pas friande du cinéma français actuel, j'ai été attirée par ce film, plus par la mise en scène que par le jeu des acteurs je dois bien l'avouer. Si beaucoup les encensent, je ne les trouve pas particulièrement formidables, j'avais peine à ressentir la passion de Junie pour Nemours, quant à celui-ci, je ne sais pas vraiment mais quelque chose me dérangeait chez lui...son regard farouche, sauvage, ses lèvres pincées,...il me faisait plus peur qu'autre chose lol XD

"Jamais Cour n'a connu tant de belles personnes"

En revanche, j'ai été emballée par la mise en scène, épurée, qui peut faire penser à Truffaut ou Rohmer (personnellement, cela m'a fait penser à Rohmer, à la mise en scène de ses Contes).
Mise en scène par ailleurs très symbolique, comme les portes de l'établissement qui s'ouvrent de l'intérieur sur la cour du lycée, théâtre des amours contrariés de toute cette Cour particulière, composée d'adolescents en quête du grand amour, en quête d'eux-mêmes.

Le côté parfois littéraire des dialogues m'a clairement fait penser aux discussions philosophiques passionnées des personnages de Rohmer, certes cela ne va pas jusque-là, mais ça m'a donné envie de me replonger dans les oeuvres rohmériennes...Allez savoir pourquoi...

Ce film ne m'aurait pas autant interpellé sans sa Bande Originale, excellente, qui colle parfaitement aux images, aux couleurs, aux acteurs, à l'époque, et fait passer une myriade d'émotions.

Le personnage de Junie m'a un peu dérangée, c'est tout ou rien avec elle, tout avec celui qu'elle n'aime pas vraiment (elle ne pleure même pas...enfin je ne dis rien ^^)...et rien avec son amour passionnel (passionnel, vraiment?). Nemours est le seul qui reste pour moi cohérent, quoique pour un coureur, il n'est pas très insistant, mais finalement il apparaît normal qu'il hésite, qu'il soit beaucoup moins sûr de lui, c'est la première fois qu'il respecte vraiment une fille, la première fois qu'il tombe amoureux après tout. Otto est le type même de l'amoureux transi un peu trop sensible, son comportement final apparaît un peu excessif (voire beaucoup) mais bon , il faut laisser ces stéréotypes dans leur "cadre"; s'il s'agit d'une libre adaptation, cela reste une adaptation. Chaque personnage va jusqu'au bout. Au bout de ses idées, de ses principes. Sauf Nemours peut-être. Irrécupérable...ou changé à jamais? Cette question reste en suspens.



La Belle Personne de Christophe Honoré (2008) avec Louis Garrel, Léa Seydoux, Grégoire Leprince-Ringuet, Chiara Mastroianni...

Interview de Christophe Honoré
Extraits:
"J’ai l’impression qu’à l’intérieur d’une classe, face au professeur, on est une somme d’individualités. Dans cette idée d’individus et de solitude, j’ai fait en sorte, dans les scènes de classe, de filmer l’intimité et la solitude de chacun. [...] Je voulais que les moments de classe soient des moments suspendus, presque comme des papillons soudain qu’on fixe. Et dès qu’on sort de la classe, être dans le mouvement, dans le groupe. Là, ce sont des plans beaucoup plus documentaires."
"J’ai toujours pensé que l’adolescence était une période bénie pour être confronté à des chocs artistiques. [...] J’ai voulu raconter une Princesse de Clèves dans un lycée aujourd’hui, en essayant de respecter le plus possible l’intrigue, ses rebondissements et ce qui anime les personnages. "
"Le début du roman, c’est du name-droping. Les trente premières pages, on est perdu, et le moment de cristallisation, c’est la rencontre entre Nemours et la Princesse de Clèves. De la même manière, je voulais que les dix premières minutes du film présentent plein de personnages. [...] Pour moi, c’était important de montrer cette vie lycéenne et à un moment de confronter Louis Garrel et Léa Seydoux dans cette scène de coup de foudre. Louis Garrel est prof d’italien et fait écouter aux élèves un extrait de Lucia de Lammermoor, chanté par la Callas. On sent que la classe n’existe plus, ils ne sont que tous les deux. Il y a de moins en moins de monde dans le film. On finit sur le couple, et même sur une seule personne, parce que le couple ne tient pas. La Princesse de Clèves est un livre sur la très haute solitude et sur le danger à être autre que seul."

samedi 6 septembre 2008

...Ing (The Happiest Times of My Life)


Résumé de Newsasia:
Mina, jeune lycéenne solitaire, rêve comme beaucoup de filles de trouver l'amour. Elle vit seule avec sa mère qui tient un restaurant. Un soir alors qu'elle était à sa fenêtre elle fait la connaissance de Young Jae qui vient d'emménager dans l'appartement du dessous. Une histoire d'amour va naître. Mais quel en sera de cet amour quand le jeune Young découvrira que la jeune fille qui essaie de vivre une vie normale est atteinte en réalité d'une maladie incurable?

Mon avis :
smi
-Ing...un film tout en douceur et en sensibilité...Ici pas d'effusions sentimentales, pas de longs discours sur la maladie, tout est sous-entendu, caché le plus longtemps possible. Ou comment profiter du temps qu'il nous reste lorsque celui-ci est compté. C'est beau, tendre, pas exceptionnel, mais à voir. Il change des dramas et films très "lacrimaux" lol. Ce que j'ai préféré si l'on peut dire ^^ c'est le générique de fin. La fin est elle aussi très belle, avec les dessins et l'histoire de l'homme qui fait traverser au passage clouté à la sortie de l'école. ça m'a curieusement fait penser à du "Emmanuel Schmitt", ça fait très "conte" dans un sens mais ça fait réfléchir. Un film très épuré, les personnages sont peu nombreux, l'héroïne n'a aucune amie, outre sa relation "amicale" avec sa mère, on ne sait pas grand-chose d'autre. Sa tante et sa grand-mère (je crois? - au passage, actrice qui a joué la grand-mère de Lee Young-Jae dans Full House ^^-) apparaissent et disparaissent aussi vite.
J'ai préféré à ce niveau A Moment To Remember ou He Was Cool (ben oui ce sont les deux seuls films "tristes" que j'ai vu lol).
Bref je mettrais une étoile sur 3 à ce mignon petit film, à voir tout simplement, au moins pour s'ôter la conviction de la tête que les drames coréens sont "lacrimaux" lol.

lundi 25 août 2008

Un Cri d'Amour au Centre du Monde



Sekai no Chuushin de Ai wo Sakebu. Voilà le titre (effrayant? meeuh non!) d'un drama que je viens de dénicher.
traduction anglaise: Crying out love, in the Centre of the World
traduction française: Crier son amour au centre de la Terre (oui oui ça fait bizarre d'où l'arrangement du titre ^^)

Bien que je commence seulement à le visionner, j'ai sauté au plafond dès que j'ai reconnu les acteurs sur l'affiche. De qui s'agit-il me direz-vous? du couple maudit de Byakuyakou! Ayant vraiment apprécié ce drama, voir de nouveau réunis ce couple vedette (dans une atmosphère moins pesante? à voir...) ne peut que m'enchanter. De plus, le thème principal du drama est cette fois encore interprété par Shibasaki Kou.

Scénario:

Sakutaro Matsumoto, 17 ans, se tient au milieu du désert d'Australie près d'un grand canyon. Dans sa main il tient les cendres de celle qu'il aime. 17 ans plus tard il a toujours les cendres sur lui, il n'a pas encore eu la force de les disperser. Âgé alors de 34 ans, il revient dans le village ou il a grandit et se souvient de l'histoire d'amour qu'il a vécu et de son tragique dénouement.
Nous assistons alors impuissant au récit de cet amour de jeunesse (amour de jeunesse certes mais amour d'une vie, là se pose la question: peut-on aimer à nouveau si l'on a perdu notre moitié il y a 17 ans? )

Encore un mélo bien triste, ce n'est pas que j'en raffole particulièrement, mais je n'arrête pas de tomber sur ceux-là en ce moment! La question "existentielle" lol de ce drama est quasi-la même que celle de Summer Scent. (quoique cette question sur "un premier amour est-il censé ne jamais mourir?" -y a que les Coréens pour sortir des questions pareilles XD lol- m'ait plutôt dérangée dans Summer Scent...allez savoir pourquoi...)

nb: Ce post sert juste de "mémo", je modifierai l'article suivant l'avancement du visionnage ^^


VISIONNAGE TERMINE, commentaire complet ci-dessous

Mon avis: coeur coeur coeur

Alors, j'ai déjà visionné les cinq premiers épisodes. J'avoue avoir trouvé les deux -trois premiers plutôt plats, disons que j'ai été décontenancée par le "format". Chaque épisode commence dans le présent et y finit également, l'épisode relate quant à lui un moment du passé. Le drama fait assez "vieillot" je trouve, il date pourtant de 2004. Ce que j'ai grandement apprécié est l'importance donnée aux faits du passé, j'avais peur au début d'un scénario à la "Winter Sonata" où leur relation passée fait figure d'"amourette d'adolescent" qui n'aura pas duré longtemps. Pas d'évènements qui ne servent à rien comme l'apparition de triangles amoureux surréalistes. Non, ici on prend le temps de voir vivre les personnages, ils s'aiment, se disputent, s'enregistrent des messages. Et étonnamment, on ne s'ennuie pas. Au contraire, tout cela les rend plus attachants, plus humains. D'où certainement une difficulté à s'en détacher à la fin.

2ème EDIT:

Franchement, je n'ai pas vu passer les derniers épisodes. Il me semble que le "message" est le même que dans Summer Scent (à savoir que la vie continue, et l'amour aussi) mais traité sous l'angle adverse. Ce n'est pas la nouvelle histoire qui est passée en détail, mais l'ancienne. Il s'agit ici de celle qui compte le plus, à tout jamais. Un bon compromis entre Summer Scent et Autumn Tale avec selon moi une conclusion plus réaliste. C'est triste, c'est beau, c'est émouvant. Les acteurs sont magnifiques. Aucune comparaison entre Song Seung Heon dans Summer Scent (que j'aime bien pourtant comme acteur ) et Yamada Takayuki ici. Le couple de Byakuyakou a fait ses preuves et on le voit déjà ici. Rien à dire là-dessus.
ça fait réfléchir sur le sens et la valeur de la vie, de l'amour, la folie et la mort, qu'est-ce qui compte ou pas...

Les personnages sont tous attachants, le grand-père, les parents, les amis, le professeur...tout un petit monde. Et il y a les paysages japonais et australiens. Sublimes. Déjà ici, le soleil, le jour et la nuit sont une constante du drama; le temps qui passe, à travers les paysages, permet de mieux insister sur la fragilité de la vie, l'importance du présent...etc. Autant de petites touches imagées qui annonçaient Byakuyakou, Voyage sous le soleil de minuit...
Les références à des évènements passés sont nombreuses, le scénario reste ainsi court et dépouillé mais riche. Le côté "vieillot" du drama a fini aussi par me séduire, il lui donne un charme particulier.
Quant au "fort potentiel lacrymal", personnellement je n'ai pas pleuré, je n'en avais pas envie. de toute façon, on sait ce qu'il en est, et Saku n'est-même s'il le pense- pas seul au monde. Il a toujours quelqu'un pour lui. C'est dur et émouvant, tout est fait pour encourager les larmes. Je n'ai craqué que lors des cinq dernières minutes du drama. ...Magnifique, tout simplement.

La chanson de Shibasaki Kou est très nostalgique, tout comme Kage, elle remet à chaque écoute dans l'ambiance du drama et ses paroles (traduites par la team drama-life) me reviennent en tête...à écouter également avec modération ;) (clin d'oeil à Lynda)

@ Lynda: oui oui je suis de plus en plus contaminée par la fièvre asiatique lol ^^
Merci à lostincocoland pour me l'avoir fait connaître!

EDIT: QUOI???! Je viens d'apprendre qu'il est l'adaptation d'un best-seller japonais (que je connais de surcroît mais que je n'avais jamais pris la peine de lire!) Les critiques sont par ailleurs très bonnes (ici par ex--> http://litteraturepassion.over-blog.com/article-2950724.html) Vite à la bibliothèque, il faut que je le lise avant la rentrée :P

samedi 23 août 2008

In The Mood For Love ( de Wong Kar-Wai)


Hong-Kong, dans les années 60. Tout était caché, recouvert.
César 2001 du meilleur film étranger
Prix d'interprétation masculine - Cannes 2000

Synopsis:
M. Chow, rédacteur en chef d'un journal local et Mme Chan, secrétaire de M. Ho, emménagent avec leurs conjoints, le même jour, dans des appartements voisins; le premier chez M. Koo et la seconde chez Mme Suen.
La femme de M. Chow est souvent absente et le mari de Mme Chan est fréquemment parti à l'étranger "pour affaires".Très vite, ils vont comprendre que leurs conjoints respectifs entretiennent une relation amoureuse adultère en secret.
Ensemble, M. Chow et Mme Chan vont tenter de saisir les éléments de la rencontre des deux amants et surtout la façon dont est né cet adultère. Mais à ce petit jeu, ils tomberont aussi amoureux l'un de l'autre.

Pour la petite histoire...
In the Mood for Love fut longtemps annoncé sous le titre Beijing Summer. Il aurait dû avoir pour cadre Pékin mais les autorités chinoises en décidèrent autrement. Pour recréer l'atmosphère du Hong Kong des années 60, le film fut tourné dans la ville d'Angkor au Cambodge. Le tournage a duré 15 mois et fut très éprouvant. Le film n'était même pas terminé lorsque sa sélection à Cannes fut annoncée. Il fut projeté la première fois dans sa version non mixée. Ce qui ne l'empêcha pas de recevoir un excellent accueil et de remporter le prix d'interprétation masculine pour Tony Leung, prix amplement mérité qui consacra la brillante carrière de l'acteur. Un prix spécial fut également attribué à Christopher Doyle, Mark Li et William Chang pour leur contribution artistique.
Il ne faut pas oublier de mentionner les excellentes musiques du film, les compositions de Michael Galasso (qui avait déjà signé deux musiques dans Chungking Express) et les chansons de Nat King Cole -excellentes- qui reflètent à merveille l’ambiance de In The Mood For Love.

Mon avis: coeur coeur coeur
Magnifique réalisation que celle-ci! Certains la réduisent au rang de "long clip" mais il n'en est rien. Si l'histoire paraît extrêmement simple et banale sur le papier, c'est pour mieux en montrer la complexité au fil de l'histoire. A partir de l'argument anecdotique hitchcockien ("boy meets girl"), Wong Kar-Wai traite de questions importantes sur l'amour, la passion, l'infidélité, la rencontre, les regrets...
Wong Kar-Wai en profite par ailleurs pour établir un portrait du Hong-Kong des années 60, avec ses ruelles vides et sordides et son voisinage indiscret.

Ce film s'attache d'ailleurs à "décortiquer", mettre en avant les stratégies de séduction de ses deux personnages qui sont les bases de la passion érotique: regards subrepticement échangés, frôlements, dialogues ambigüs à double sens autour d'un repas...

La mise en scène, subtile et épurée, sensuelle, est remarquable: cadrage serré, mouvements ralentis, musique lente, ambiance étouffante, couleurs pastel et flashy, lumières balfardes, costumes impeccablement coupés, tout est parfait. Les appartements, les restaurants, les bureaux, autant de lieux qui parviennent à former un univers claustrophobique, dans lequel les deux personnages semblent condamnés à errer, sans jamais pouvoir être eux-mêmes.
In The Mood For Love ressemble à un ballet, où les corps forment une chorégraphie sensuelle, destinés à s'aimanter et à se repousser perpétuellement.

Quant aux époux infidèles, leur visage n'est jamais à découvert, de sorte qu'ils soient quasi-absents de l'écran, et pourtant omniprésents et douloureusement adorés par leurs conjoints respectifs, quasi-divinisés en quelque sorte.



A noter que le double DVD du film est excellent, tout est de qualité. (j'avais déniché le coffret 4DVD deux films In the Mood For Love/2046 pour une quinzaine d'euros, une aubaine!) Même les bonus interactifs sont très riches et intéressants (interviews du réalisateur, histoire du film, des musiques, des compositeurs, clips, choix des costumes, photos du tournage...) avec livret. Les Américains peuvent aller se rhabiller avec leurs bonus à la noix!
Bref, que du bon!

vendredi 22 août 2008

Son Ye Jin dans A Moment To Remember


Synopsis:
Une jeune femme de carrière, Kim Su-jin, dont le père est chef de chantier, se fait délaisser par son petit ami marié et décide alors de l'oublier. Le soir même, elle tombe sur un pauvre charpentier, Choi Chul-soo ,
travaillant pour son père et dont le but dans la vie est de devenir architecte. A plusieurs reprises, leurs chemins se croisent et finalement ils tombent amoureux. Le père de Kim Su-jin n'accepte pas dans un premier temps que sa fille sorte avec un "pauvre" jeune homme mais ils finiront tout de même par se marier. Tout va pour le mieux, ils s'entendent à merveille et prévoient de bâtir une nouvelle maison. Cependant Su-jin est doit faire face à l'indéniable fait qu'elle a une maladie lui faisant perdre la mémoire. Sa relation avec Chul-soo devient alors de plus en plus difficile...
Source : Mononoke

L'avis de Newsasia :
Film majeur de l'année 2004, ce film est une pure merveille. Emotionnellement très chargé, il fera, à coup sur chavirer tout les cœurs. Un film à regarder absolument !!!

Mon avis: In Love
Un très beau film, des acteurs touchants et justes, les acteurs principaux étaient formidables! Cependant, j'ai trouvé le film trop court (plus de 2H pourtant), les personnages secondaires (la mère, l'ex...) sont "survolés", les problèmes se résolvent rapidement. L'histoire d'amour entre les deux protagonistes et leur vie quotidienne est véritablement au centre du film. En même temps, je suis maintenant habituée à des dramas de 20 épisodes où tout traîne en longueur donc...Mais il est vrai que pour une histoire comme ça, ils auraient pu en faire un drama...surtout qu'il y a beaucoup d'"évènements" (rupture, rencontre, mariage, vie conjugale, maladie....), l'histoire se passe sur plusieurs années. La fin m'a laissée perplexe, je ne suis pas habituée aux fins "ouvertes" surtout dans les mélos/drames.
S'il fallait ne retenir qu'une chose, c'est le jeu d'acteur des deux protagonistes, j'ai adoré. <3

Son Ye Jin est une de ces actrices qu'on n'oublie pas, sensible et attachante, toute en retenue, dont la filmographie est à suivre de près. Je vous conseille ce très beau portrait de l'actrice à travers ses plus beaux films --> http://dooliblog.com/2007/08/11/portrait-8-son-ye-jin-la-fragilite/

jeudi 21 août 2008

L'"ancestral" code de la route


Youhou! J'ai eu mon code aujourd'hui! Bon, ce n'est pas un exploit mais je suis soulagée quand même... La torture de la salle de cours est derrière moi ^^ A moi la conduite! (c'est pas gagné...)
J'en profite à cette occasion pour faire un petit topo sur le code ancestral. On s'en fout peut-être mais un peu de culture ne fait pas de mal ^^

En 1899 fut crée le certificat de capacité, nécessaire pour la conduite d'un véhicule; c'est en 1922 que ce dernier prit l'appellation de "permis de conduire". A cette époque, conduire était un luxe. Aujourd'hui, il s'agit d'un outil d'insertion sociale et professionnelle indispensable.

Les débuts de la " Voiture Automobile "
En 1889, Gottlieb Daimler crée en Allemagne un moteur à deux cylindres en V (2CV), puis en 1895, Michelin invente le premier pneumatique gonflable. La "voiture automobile" est née, construite notamment par Daimler, Benz, Panhard, Peugeot, Renault et de Dion qui fonde l'Automobile Club de France en 1895 . Dès lors, des revues spécialisées apparaissent, telles que le quotidien L'Auto ou l'hebdomadaire La Vie automobile.
Par ailleurs, la presse à grands tirages, avide d'exploits, organise des courses automobiles (la première est la course Paris - Rouen - Paris en 1894). Mais jusqu'en 1914, le véhicule automobile n'est réservé, en Europe, qu'à une élite de la population (aristocratie, bourgeoisie de ville, profession nécessitant des déplacements), le prix d'une automobile équivalent alors à 100 fois le prix d'une bicyclette performante. La "voiture automobile" n'est donc pas encore accessible aux classes moins aisées, comme le veut à la même époque la politique d'Henry Ford de l'autre côté de l'Atlantique.

Le permis de conduire
Des problèmes liés notamment au comportement des conducteurs sont engendrés. Pourtant, depuis la loi du 30 mai 1851, au temps des diligences et du tricycle de Serpollet, une "police du roulage et des messageries publiques" existe. En Grande-Bretagne, le Locomotive Act de 1861 impose jusqu'en 1896 la présence d'un homme avec un drapeau marchant devant tout engin à vapeur. Par ailleurs, un permis de conduire les voitures hippomobiles est obligatoire pour le transport en commun.
Suite à l'essor de l'automobile, l'ordonnance d'août 1893 exige l'obtention d'une autorisation de circuler ainsi que d'un certificat de capacité dans le département de Paris. En 1896, un certificat permettant l'utilisation du véhicule (carte grise) et un "permis de conduire les véhicules à pétrole" est obligatoire. Les leçons sont dispensées soit par les vendeurs de voiture, soit par le père du conducteur avant la création des auto-écoles en 1917. Quant à l'examen mené par un ingénieur du service des Mines, il consiste en l'observation de la conduite et en l'interrogation sur la connaissance et l'entretien du véhicule. Le conducteur se voit ensuite délivré par le préfet un certificat de capacité, le premier date de 1893.

Les problèmes de sécurité routière
L'obligation d'obtention du permis de conduire est mal accueillie par les automobilistes, regroupés dans des associations comme l'Automobile Club de France fondée en 1894 et le Tourning Club existant déjà pour les cyclistes. Ces revendications entraînent des conflits avec l'administration qui finit par céder. Ainsi, le réseau routier s'organise (classification des routes), et les ingénieurs des Ponts-et-Chaussées sont chargés d'améliorer l'état des voies.
Egalement, les quatre premiers panneaux signalisateurs (croisement, virage, passage à niveau, cassis) sont installés à l'initiative des associations (route Paris-Trouville équipée en premier), et reconnus à la Conférence Internationale tenue à Paris en 1908. En revanche, ces mesures ne résolvent pas les conflits entre " autophiles " et " autophobes ", c'est-à-dire les autres usagers de la route (charretiers, éleveurs, piétons divers). Malgré la limitation de vitesse à 30km/h en campagne et 20km/h en agglomération depuis 1893, des associations de défense des piétons sont fondées suite aux accidents : " On n'écrase pas ! " s'exclame Baudry de Saunier en 1912. Les maires sont plus libres d'imposer des restrictions aux automobilistes, d'où des abus. Les oppositions sont régulièrement mises en lumière lors des salons de l'automobile et du cycle à Paris (le premier ayant lieu en 1898). Finalement, en 1921 et 1922, le Code de la Route tente de concilier les deux côtés adverses. La prise de conscience de l'importance de la sécurité routière aboutit à la rédaction en 1958 du Code de la Route actuel.

source: cdship.free.fr

Qui a réellement inspiré le personnage de Lois Lane?

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j'ai été en mon temps (et je suis encore ^^) passionnée par la mythologie Superman. Outre les films archi-connus avec Christopher Reeves (paix à son âme), je suis une mordue du feuilleton TV Lois&Clark avec Teri Hatcher (notre "desperate" Susan ^^) et Dean Cain (<3 ) ainsi que de la série (encore?) actuelle Smallville que je continue à suivre malgré un certain manque d'entrain. Travaillant actuellement sur un projet pour un site web que je ne peux que vous recommander (voir krypto93 dans la rubrique des liens), j'ai découvert deux trois petites choses assez intéressantes ma foi pour tout fan qui se respecte. ^^ Je vous présente donc ici le modèle qui aurait inspiré l'"antique" personnage de Lois Lane...

La plupart des fans de Superman savent que le modèle de la "Lois" des bandes dessinées, était la femme de Jerry Siegel elle-même. Cependant, l'attitude et la personnalité de Lois ont souvent été attribuées à une camarade de classe de Siegel et Shuster au lycée de Cleveland (Cleveland High School).


Toutefois, Siegel a voulu mettre les choses au clair en envoyant une lettre au rédacteur en chef du Time Magazine, en expliquant que cette rumeur était fausse et que sa véritable inspiration fut un personnage fictif nommé Torchy Blane, héroïne d'une série de films noirs des années 1930.


Glenda Farrel était l'actrice récurrente de Torchy mais une jolie brunette nommée Lola Lane (qui de toute évidence a inspiré le nom de Lois) a joué ce rôle dans un des meilleurs films de cette série. Torchy, à l'instar de Lois, espionnait, soudoyait, avait un informateur, était sportive (dans la version avec l'actrice Lola Lane) et possédait beaucoup d'endurance. Lola portait des pantalons la plupart du temps et avait adopté un style "pratique" plutôt qu' à la pointe de la mode en raison de ses cascades physiques fréquentes.


Torchy avait également sa propre version d'un Superman "sans pouvoirs" en la personne du lieutenant Steve McBride. Elle l'appelait d'ailleurs "Skipper", un peu à l'instar de Lois surnommant Clark "Smallville".





Le choix de la profession de Lois Lane est dû spécialement à la "mode de l'époque". Dans les années 1930-1940, les femmes reporters sont très populaires dans les films et c'est en outre un rôle plébiscité par les actrices. Il permettait de sortir des rôles classiques de jeune fille de bonne famille amoureuse et de se travailler sur un pied d'égalité avec des personnages masculins, dans une atmosphère de compétition.








Alors qu'au cinéma, l'enthousiasme pour les journalistes a diminué et que Torchy Blane a sombré dans l'oubli, pour tous les mordus de cinéma, elle a eu un impact durable que ses créateurs n'auraient jamais pu envisager.

Ainsi, 70 ans plus tard, Lois Lane, personnage inspiré par une héroïne de séries B, écrit toujours les gros titres dans les salles de rédaction et continue à sa manière, d'entretenir la flamme de Torchy Blane pour le journalisme.




NB: Cet article est une libre traduction et interprétation de l'article anglophone:http://redboots.net/planet/?p=25#more-25

mardi 19 août 2008

The Art of Seduction


Suh Min-Jun et Han Ji Won sont deux séducteurs hors pairs qui enchaînent les relations "amoureuses".Un jour il se croisent dans un centre de soin et c'est là qu'il se trouvent tous les deux à leur goût. Ils se lancent tous les deux alors (sans se le dire) le challenge d'avoir l'autre à ses pieds. C'est là que commence la guerre, la recherche de l'autre sans se dévoiler.


Comédie romantique coréenne de 2005, The Art of Seduction est un petit bijou. Le casting n'a rien à envier à certaines comédies américaines du même genre, les acteurs sont particulièrement beaux et bons, et pas seulement les protagonistes principaux. Réalisé par Oh Gi-Hwan, avec Son Ye-Jin dans le rôle de la charmante Han Ji Won et Song Il-Guk dans celui du séducteur Suh Min-Jun.

Histoire (banale?) d'un jeu du chat et de la souris, d'un "fuis moi je te suis"/"suis moi je te fuis"....Leur petit jeu est perpétuel et on s'y laisse prendre à ravir. Ici pas de gags gras, juste de la finesse, de la classe. Après tout, nos personnages sont des bourgeois, et ça se voit (elle est chargée de clientèle dans une grande banque d'affaire, il est architecte).
Les situations s'enchaînent à merveille, se suivent sans se ressembler, c'est un régal, du début à la fin. Ils se ridiculisent l'un après l'autre, se mettent au défi l'un et l'autre, sans aucune limite...
A mi-chemin du "cap' pas cap'", et du "de toute façon c'est moi le meilleur", ils vont de mal en pis pour surprendre l'autre et le faire tomber dans leurs filets. Chacun pousse le romantisme à son paroxysme, avant de le laisser choir comme un soufflé raté, pour finalement tenter de faire craquer l'autre, aussi bien sentimentalement, que nerveusement. C'est un vrai rapport de force entre nos deux héros, celui qui aura le plus d'endurance et le plus d'ingéniosité peut espérer l'emporter.


Les personnages secondaires n'en sont pas moins haut en couleurs, en tout cas, on se souvient d'eux, même après une rapide apparition. Que ce soit
le père de Min-Jun (Park Jun-Gyu), la meilleure amie de Ji Won (Hyun Young) ou l'amoureux éconduit (No Jun-Hyeon) qui passe du mec bien lourd au psychopathe assoiffé de vengeance XD...tous ont leur "moment de gloire". Le jeu des acteurs est pétillant, les situations simples, mais efficaces. C'est vraiment très rafraichissant.
ça m'a rappelé "comment se faire larguer en 10 leçons" en moins tiré par les cheveux et moins mielleux... La fin elle-même est plus crédible, plus réaliste...on peut presque en espérer une suite... Bref,
un bon moment à passer, seul, entre copains ou en amoureux. :)
Ma note:
coeur coeur

TRAILER VO




crédits: http://mangas-arigatou.xooit.fr/t4102-the-art-of-seduction.htm