mardi 19 août 2008

Summer Scent, 3ème volet de la saga Endless Love


"Effectivement, les mélos coréens peuvent faire sourire pour les non initiés ou ceux qui voient cela d’un peu loin. Ces films héritent beaucoup de la production importante de dramas en Corée, que d’aucun qualifieraient de sirupeux. Cependant, quel délice que de se plonger dans ces films qui magnifient à tel point les sentiments. C’est parfois un bon remède au cynisme ambiant et à la mauvaise humeur. Sans doute loin des films d’auteurs aux dimensions psychologisantes et des envolées militantes de d’autres films (que je ne dénigre absolument pas), il n’empêche que, pour moi, ces films ont tout autant leur place. Ne serait-ce que pour nous rappeler parfois l’essentiel de notre existence, et l’importance d’exprimer ce qui nous anime et qui fait de nous des Hommes : nos sentiments." (auteur du commentaire http://francecoree.canalblog.com/ )

Autumn Tale était le premier drama d'une saga sur les saisons, chaque histoire relatant généralement un amour impossible ou quelque chose du genre. Initiée et produite par Yun Suk Ho, la saga commence à l'automne et finit à l'été, bien que Summer Scent soit le troisième drama produit et Spring Waltz le dernier. La saga a été diffusée sur KBS2, chaîne très populaire en Corée du Sud. Chaque drama contient 20 épisodes, excepté le premier qui n'en comporte que 16. La recette est souvent la même, certains thèmes sont récurrents. Convenance, traditions, maladie incurable...schéma classique d'une love story. Pourtant, certaines séries de cette saga m'ont plu, surtout en particulier grâce à leurs acteurs, très convaincants. C'est le cas de Song Seung Heon et Won Bin (et la plupart des seconds rôles) dans Autumn Tale qui m'ont arraché beaucoup de larmes; ainsi que le cas de Son Yeh Jin dans Summer Scent.

Mon avis: coeur coeur

Je viens de finir Summer Scent et je peux dire qu'Autumn Tale reste mon préféré. J'ai abandonné Winter Sonata à partir du 6ème épisode (trop saoûlant) mais j'ai été assez captivée par Summer Scent dès le départ. Par contre, il y a 6 bons épisodes en trop, à partir du 13 ème je regardais l'heure, les scènes étaient trop répétitives, trop longues, trop saoûlantes. Le petit plus qui fait la différence: la fin, bien réalisée (l'avion, l'opération, l'e-mail annonçant le décès et 3 ans plus tard...) et cette fois ça se termine plutôt bien. :)
J'ai pu aussi (re)découvrir la Serenade de Schubert, vraiment magnifique. Après avoir expérimenté plusieurs films et dramas du genre, je suis assez d'accord avec l'auteur du commentaire ci-dessus, pourvu qu'on tombe sur de bons acteurs et une bonne réalisation (et une bonne OST encore mieux). Les dramas coréens insistent énormément sur les émotions, ils les "dissèquent" presque, c'est l'émotion qui prime, le bruit du vent, les paysages, ça forme un tout, ils arrivent vraiment à nous transporter, à faire ressortir l'émotion. C'est ce qui fait leur force selon moi (ou leur faiblesse selon leurs détracteurs).

Pour finir, voici un résumé du drama Summer Scent:

C'est l'histoire d'Hye-Won, une jeune fille qui, suite à une attaque, reçoit le coeur d'une autre femme, décédée le jour même de son mariage dans une accident de voiture. Trois ans plus tard, alors qu'elle va se fiancer à son ami d'enfance, elle rencontre un architecte qui n'était autre que le fiancé de la femme qui lui a donné son coeur. A partir de ce moment, le coeur va dicter à Hye-Won sa vie, car il n'a pour unique but que de retourner vers son bien-aimé.

Comme on peut le penser, c'est très "sirupeux" mais cela reste tout de même une très belle histoire, surtout grâce à ses acteurs. Même si le scénario en lui-même finit par tourner en rond. Contrairement à Autumn Tale, on ne peut le trouver en entier qu'en vosta (cf liens --> mysoju.com) Enjooy ! :)

1) Autumn Tale ( a.k.a. Autumn in my Heart, Endless Love) (2000) avec Song Hye Kyo, Song Seung Heon et Won Bin
2) Winter Sonata (Endless Love 2) (2002) avec Bae Yong Joon et Choi Ji-Woo
3) Summer Scent (Endless Love 3) (2003) avec Son Yeh Jin et Song Seung Heon
4) Spring Waltz (Endless Love 4) (2006) avec Seo Do-Young et Han Hyo Joo

He Was Cool


Adapté d'un roman de Guiyeoni, He Was Cool est un mélange d'humour et d'amour pour le grand plaisir de nos yeux.
Han Ye-Won (Jeong Da Bin) est une lycéenne sérieuse et très vivante, rêvant de romantisme et de Prince Charmant. Un jour, elle répondra à un e-mail de menace adressé à toutes les filles de son lycée envoyé par un certain Ji Eun-Song (Song Seung Heon). Chose qu'elle n'aurait pas du faire car Ji Eun-Song, en plus d'être l'idole de toutes les filles, est un rebelle bagarreur qui voudra alors refaire le portrait de l'insolente qui lui a répondu. Celui-ci donnera alors rendez-vous à Ye-Won devant son lycée pour régler ses comptes avec elle. En essayant de lui échapper, Ye-won tombera (dans tous les sens du terme) sur Eun-Song et l'embrassera accidentellement... C'est à partir de ce moment que les choses se compliqueront. Ji Eun-Song qui vient de se faire voler son premier baiser doit faire de Ye-Won, selon la tradition, sa petite amie. C'est l'histoire d'un couple qui commence alors... Mais la communication n'est pas facile lorsqu'un garçon à problèmes refuse catégoriquement de dévoiler son passé et dit toujours le contraire de ce qu'il pense... Finalement, c'est peut-être justement ce côté mystérieux qui fera chavirer le coeur de la naïve Han Ye-Won... (tiré de nautijlon)

Mon avis: coeur coeur +
Assez spécial, vraiment loufoque, délirant, le début met bien en haleine, j'ai néanmoins été plus ou moins déçue par la fin, la deuxième partie du film s'essouffle et prend une direction que je n'avais pas du tout vu venir. Le film se veut touchant et drôle et réussit assez bien à mélanger les deux.
Reste le plaisir des yeux avec l'excellent Song Seung Heon que j'ai ainsi découvert pour la première fois dans une comédie. Il s'en sort bien et reste toujours beau garçon ^^ Quant à l'actrice, pas grand-chose à dire, elle est mignonne et fait bien la paire avec Seung Heon. Un bon moment à passer :)
TRAILER VO

mercredi 6 août 2008

Nodame Cantabile

Synopsis:
Le drama est basé sur le manga de Tomoko Ninomiya qui relate l'histoire d'amour de 2
personnalités que tout oppose.
Magumi Noda, surnommée Nodame, est étudiante en piano à l'Université de musique de
Momogaoka. Cependant, bien qu'elle soit une excellente pianiste capable de jouer n'importe quel morceau à l'oreille, elle est incapable de lire des partitions. D'autre part, elle déteste prendre des bains ou nettoyer sa chambre, et lorsqu'il faut manger, elle pioche systématiquement dans les repas des autres (voui voui, c'est très étrange tout ça ^^).
Nodame ne tarde pas à tomber amoureuse du meilleur élève de la promotion, Shinichi Chiaki, qui en plus d'etre un pianiste et un violoniste de génie, nourrit la secrète ambition de devenir chef d'orchestre.

Décalé, déjanté, délirant...voilà la première impression que l'on a du drama. La mise en scène tente d'imiter le manga, les exagérations sont flagrantes, autant dans le jeu des acteurs que dans la mise en scène. On aime ou on n'aime pas.
Un des aspects que j'ai apprécié est le mélange entre le comique et la musique classique...utiliser la musique classique ainsi rend un aspect encore plus...décalé, déjanté. Cela me faisait penser aux films Moulin Rouge et Amadeus...A l'instar de ce dernier, Nodame Cantabile réhabilite la musique classique, la rend plus agréable, plus ludique et surtout plus abordable.

Autumn Tale


C'est l'histoire de deux familles, une riche, l'autre pauvre, qui vont être amenées à se cotôyer. C'est le principe du film "la vie est un long fleuve tranquille" mais sans l'aspect comique. Yoon Eun-Suh vit choyée par ses parents et chérie par son grand frère Joon-Suh. Elle est "tyrannisée" et haïe par la première de la classe, fille intelligente mais pauvre et battue par son frère et sa mère, Choi Shin-Ae.
Un jour, en rentrant de l'école, Eun-Suh est renversée par un camion. Alors qu'elle a besoin d'une transfusion de sang, ses parents vont découvrir qu'elle n'est pas leur fille biologique. Deux enfants ont été malencontreusement échangés à l'hôpital après leur naissance. ll s'agit d'Eun-Suh et Shin-Ae. Finalement, les deux filles vont être rééchangées, alors que la famille Yoon va partir aux Etats-Unis, laissant Eun-Suh en Corée avec sa mère biologique.
Dix ans plus tard, Joon-Suh revient en Corée à la recherche de sa "sœur", pour lui annoncer ses fiançailles...



Mon avis : In Love

Mon premier drama "mélo"...qui reste mon préféré. Peut-être parce que je ne m'attendais pas à cette "recette"-là...ou parce que les acteurs m'ont littéralement "scotché"...On a le coup de foudre ou on ne l'a pas...et là j'ai vraiment aimé l'histoire, les personnages...
Même si c'est "bateau" après beaucoup de recul...ça reste mon grand coup de coeur...et il le restera je pense ;)

J'ai apprécié l'importance donnée à leur enfance (sur 3 épisodes), un peu comme dans Byakuyakou (1 épisode d'1H30), ce n'est pas bâclé vite fait, les références sont nombreuses par la suite, et ce qui ne gâche rien, les acteurs enfants sont formidables et nous font déjà pleurer. Ils sont même meilleurs que leurs homologues adultes. J'ai apprécié tout de même les deux acteurs principaux, Song Seung Hun et Won Bin.
Si après les 9 premiers épisodes, cela peut rebuter, il faut le finir, ça en vaut la peine. A dire vrai, j'ai pleuré mille fois plus que sur Love Story, Titanic ou Romeo&Juliet. A la fin , il faut dire que les thèmes monotones sont récurrents, pour (bien) nous faire pleurer. Surtout vers la fin.
Cela m'a fait penser au début du manga Angel Sanctuary ou au drama Devil Beside You, avec cette relation "frère/soeur" qui (ici) n'est pas acceptée. Mais j'ai bien aimé leur relation "spéciale", cet amour inconditionnel désintéréssé, bon c'est un drama aussi, il faut être indulgent et il commence à dater (2000).
Je l'ai déjà regardé deux fois et je ne m'en lasse pas... Je me suis d'ailleurs essayée à deux petits MV...


Autumn Tale MV Romance
envoyé par loisetclark007

samedi 19 juillet 2008

Dramas

Etant donné qu'en ce moment, c'est plutôt un temps mort pour les séries TV (outre les rediffusions), j'ai récemment découvert des séries TV asiatiques, appelées dramas, qui pour certaines n'ont rien à envier aux séries françaises ou américaines. Très peu sont licenciées en Europe, on peut donc les découvrir facilement sur le net grâce à des fanssub qui nous les sous-titrent gracieusement.

J'en suis venue aux dramas grâce aux mangas, beaucoup sont en effet transposés non pas en anime mais en série TV. J'avais envie de vous en faire découvrir quelques-uns, il y en a vraiment pour tous les goûts.

J'ai commencé tout d'abord avec Hanazakari no Kimitachi e, l'adaptation japonaise du manga shojo Parmi Eux (Hanakimi). C'est l'histoire d'une fille qui pour rencontrer son idole s'inscrit dans la même école que lui. Le hic: c'est une école de garçons! Elle va donc se faire passer pour un mec et les situations cocasses sont au rendez-vous.

Le manga est bien développé, rien à voir avec les adaptations dramas. Loufoque à souhait, j'avoue avoir eu des réticences au début, mais les acteurs m'"appelaient" plus que dans la version taïwanaise.


J'avoue en avoir gardé un bon souvenir, on termine la série le sourire aux lèvres, bref un bon moment à passer. J'ai trouvé les acteurs secondaires beaucoup plus attachants que les acteurs principaux, c'est pourquoi il ne faut pas du tout comparer avec le manga. Mon avis: coeur coeur



Le deuxième drama que j'ai tenté de regarder est Devil Beside You (dispo en vostfr)
L'histoire :
Qi Yue, en deuxième année d'université, est amoureuse d'un camarade de classe, Yuan Yi. Lorsqu'elle décide de lui remettre sa déclaration en mains propres, elle est tellement nerveuse que la lettre tombe dans les mains d'A Meng, le fils du directeur, connu aussi pour sa mauvaise réputation! Celui-ci va profiter de l'occasion pour faire chanter Qi Yue et faire d'elle son esclave. Mais elle n'est pas au bout de ses peines lorsqu'elle apprend que sa mère va se remarier...avec le directeur de l'université, alias le père d'A Meng! Bref, ils vont devenir frères et soeurs...pour le meilleur et pour le pire!

Sur les forums, il semblait être l'exemple-type parfait du manga bien adapté en drama. (manga que je ne connais pas d'ailleurs Lovely Devil ) Néanmoins, dès la première seconde du premier épisode, je me suis dit "oulà un truc à la guimauve hyper aromatisée, ça craint". Finalement, j'ai regardé la suite en me disant "c'est le style comme ça des séries asiatiques" et c'est quand même très...divertissant XD ^^ Les acteurs principaux font très "kawai", avec leurs coiffures improbables très "mangas" et leur rôle "surjoué". Il me semble que ça doit être fidèle au manga, autant au niveau "stylistique" qu'au niveau du scénario. D'ailleurs, le trio de ce drama a tellement bien marché qu'ils ont remis ça dans un Why Why Love (dispo entier en vosta). C'est marrant à regarder quand on n'a rien à faire ou qu'on a la flemme de faire autre chose...XD

EDIT: Au départ, je l'aurais mis dans ma catégorie "coup de coeur", mais après avoir vu des dramas japonais et coréens, j'émets beaucoup plus de réserves sur les dramas taïwanais. Ils ont leur charme certes, mais font beaucoup plus "amateurs", on voit qu'ils n'ont pas les mêmes moyens... Je mettrais donc coeur coeur (idem pour Why Why Love)


Après avoir vu ces deux dramas taïwanais très axés sur le comique et l'exaggération, j'ai découvert LE contre-exemple: MARS.

Court résumé:
Chen Ling n'a rien d'un étudiant modèle, plutôt rebelle, insouciant, il a la côte auprès des filles et en profite largement. Il voue également une véritable passion pour la moto et notamment les courses. Han Qi Luo est au contraire très effacée, passionnée de dessin, cette jeune fille réservée fuit les contacts, en particulier s'il s'agit d'hommes.
Tout semble les opposer, mais une banale rencontre dans un parc va les rapprocher...

En fait, il s'agit d'un portrait de deux personnages d'apparence banale (lui est le bad boy tombeur, elle la fille effacée quasi-transparente [à dessein]) qui cachent de nombreuses blessures et tentent de vivre avec ou plutôt d'en faire abstraction. On les suit de leur rencontre à la "résolution" de leurs problèmes, ainsi que celle d'autres personnages.

Mon avis : coeur coeur coeur

Je viens de le finir, ayant dû le reprendre à deux fois et il m'a assez retourné. Je le classais au départ dans la catégorie "drama pour adolescents" comme les précédents et en me forçant à continuer un peu le drama, j'ai été assez surprise, il traite de sujets graves (suicide, skizophrénie, viol...) en profondeur, mais vraiment en profondeur, parfois je trouvais même que les scènes s'éternisaient, j'ai souvent dû faire des arrêts sur image pour tout comprendre, d'autant plus qu'on ne le trouve en entier qu'en vosta. C'est vraiment LE premier drama psychologique que je déniche.
Alors que dans Devil Beside You, c'est le méchant qui en fait se révèle gentil et que derrière ses actions patati patata....bref, un truc stérétoypé vieux comme le monde, dans MARS ce n'est pas aussi simple, les personnages sont TRES ambigüs et ce pratiquement jusqu'à la fin. J'ai nénamoins trouvé que ça avait du mal à démarrer, les explications sont distillées au compte-goutte au début (bien qu'on devine déjà ce qui a pu arriver), c'est assez lent et tout n'est vraiment expliqué (beaucoup de flashbacks) à partir de l'épisode 15 (il y a 21 épisodes de 40 min environ). Mais ça vaut le coup de regarder jusqu'à la fin, d'autant que ce n'est pas trop long (format de 40 min vs format de 70 min pour les précédents dramas taïwanais) et que la fin est vraiment belle. (Pour une fois qu'on ne nous sort pas une fin sur des retrouvailles, un mariage ou autre cliché du genre, ça vaut la peine de patienter un peu).


Sinon mon dernier coup de coeur en date: Kimi Wa Petto, également tiré d'un manga:

L'histoire: A 28 ans, Iwaya Sumire est une femme qui en impose. Diplômée d'une grande université, elle gagne bien sa vie. Grande (1m72 mais beaucoup d'hommes sont plus petits!), belle, intelligente, dotée d'un fort caractère, il ne lui manque que l'amour ! Son principal problème, c'est qu'elle impressionne la majorité des hommes qui se sentent inférieurs à elle...
Un soir, en rentrant de son travail, elle trouve un carton devant son immeuble avec à l'intérieur... un jeune homme ensanglanté! Elle le ramène chez elle, le soigne et l'héberge pour la nuit. Le lendemain, l'intrus de la veille n'est toujours pas décidé à partir, le jeune homme veut à tout prix rester chez elle ! Sumire accepte à une condition, pour "rire": que ce garçon devienne son animal de compagnie! A sa grande surprise, celui-ci la prend au sérieux et accepte. Il va devenir "Momo" le chien!

Mon avis: coeur coeur coeur

Au premier abord, le scénario laisse un peu à désirer. Au début, j'avais peur de voir un gars marcher à quatre pattes et aboyer tout le temps. XD En fait, pas du tout, c'est assez bien ficelé et c'est marrant. Le côté psychologique des personnages prime ici encore une fois sur le reste. Et la relation entre Takeshi et Sumire est plaisante. J'avoue avoir été incitée à le regarder par son format et sa longueur (10 épisodes seulement). Ce n'est pas un chef d'oeuvre mais pour une série de 10 épisodes seulement, c'est en fin de compte très bien fait! Le truc qui m'a fait marrer à la fin, la précision qui tue: "ce drama est une fiction"! Comme si on s'imaginait le contraire...XD


En ce moment, je termine Byakuyakou, une série japonaise de 11 épisodes (dont le premier, excellent, dure 1H30)
Traduction anglaise: Midnight Sun Journey
Scénario (Mysoju): Loving you was the crime, and not being able to meet you is the punishment . . . A young boy kills his father in order to protect the first girl he's ever loved, causing the girl to kill her mother in order to protect the boy. It's been 14 years since then and the boy that gave up everything and the girl that waged her life on the boy are struggling to continue to love each other. If you can't call that love, then what can you call it? The cruel, lonely, and pure tale of two spirits. Stars Yamada Takayuki and Ayase Haruka.

Byakuyakou signifie "Voyage sous le soleil de minuit", il est tiré d'un roman pour une fois. (Le soleil revêt une importance particulière tout au long du drama, je n'en dis pas plus...Wink )
Ryouji, 11 ans est un enfant solitaire qui passe beaucoup de temps à la bibliothèque de son quartier. C'est là qu'il fait la rencontre de Yukiho, une fille de son âge qui semble l'ignorer. Pour attirer son attention, il lui fait de jolis découpages en papier, la petite fille retrouve peu à peu le sourire et les deux enfants ne se quittent plus. Petit à petit, ils tombent amoureux et c'est main dans la main qu'ils marchent sous le soleil pour la première fois.

Ce que Ryouji ignore, c'est que Yukiho vit un véritable cauchemar, indirectement par sa faute...
Cela va le pousser à commettre un acte grave dans le but de protéger Yukiho. Et inversement, suite à cet acte, Yukiho va également commettre une chose grave par amour pour Ryouji. La police va se mettre à enquêter et c'est ici que l'histoire commence réellement. Ce drama nous montre comment va évoluer leur relation suite à ces faits et comment ils vont cacher leur affaire pendant de nombreuses années alors qu'un policier semble très intéressé par cette histoire. Alors qu'ils devront se séparer, ils n'auront dès lors de cesse d'espérer marcher à nouveau ensemble sous le soleil.

Le premier épisode relate la rencontre entre Ryouji et Yukiho, alors qu'ils sont enfants. Le trio Ryouji-Yukiho-Sasagaki est vraiment passionnant, au début je pensais à une sorte de "Bonnie & Clyde". Ils sont tous les deux amenés à commettre des choses graves pour l'autre et à se séparer, tandis que le flic Sasagaki ne les lâchera jamais, bien que l'affaire du départ soit "classée" depuis longtemps. Difficile de résumer sans spoiler...

Mon avis: In Love

Un des points forts est la longueur du drama, 11 épisodes (10 épisodes de 45 min dont 1 d'1H30) sont vites avalés. De plus, c'est une histoire de bout en bout, elle se finit donc vraiment à la fin, ou tout du moins, chacun a ce qu'il mérite [quoique ça reste discutable]. C'est triste, très triste, et les deux acteurs principaux (Ryouji et Sasagaki) sont très crédibles et émouvants, ils me donnaient vraiment envie de pleurer. La relation entre cet ancien policier et Ryouji est très intéressante, contrairement aux apparences, tout n'est pas noir, ni blanc, les sentiments sont très ambigüs. Le personnage de Yukiho est en lui-même plus détestable, au final elle est très pathétique. L'actrice n'en joue pas moins bien pour autant, elle est aussi froide et impassible que Yukiho devrait l'être. Plus manipulatrice aussi.


C'est un drama que je n'oublierai pas de sitôt, mention TB à l'OST, l'ending est vraiment belle et triste à pleurer. Tragique, cruel, émouvant, ce drama ne laisse pas indifférent.


Dans les OST, certaines musiques sont à retenir, tel que l'excellent Huang Yi Da dans DBY (Jerk pour l'opening, Set Me Free ou Yi Miao De An Wei ).; like someone in love de Bice ou Darling de V6 dans KWP; Kage de Shibasaki Kou dans Byakuyakou; Ikenai Taiyou d'Orange Range dans HNKE; ou encore l'OST de MARS.

Parmi les dramas coréens, je n'ai pour l'instant vu que Full House, qui m'a bien fait rire et qui pour une fois met en avant une relation conflictuelle "durable" entre un gars et une fille (contrairement à tous ces films où leurs sentiments - et leur attitude- changent plus ou moins rapidement, ils ont du mal à changer d'attitude...pour notre plus grand plaisir!)...malgré le côté très "soap opera" qui peut rebuter XD (surtout la musique de fin à chaque fois...argh mortel XD) et surtout la longueur!!! (16 épisodes de plus de 70 min chaque, c'est un peu -voire bcp- trop!!!). Néanmoins, j'en garde le souvenir d'avoir beaucoup ri...et pleuré aussi, l'actrice principale est comique, émouvante...attachante. Je lui mettrais coeur coeur coeur ^^



Enfin, un dernier drama que je mets en "file d'attente", à voir : Coma

L'histoire:

Derrière les portes de l'hôpital Namwon se cache un terrible secret, un secret que le personnel de l'hôpital a caché durant ces 10 dernières années, et qui est entièrement centré sur une patiente dans le coma, Lee So-Hee.

Comme la réputation de l'hôpital a décliné au fil des années, il est sur le point de fermer, cependant les secrets longtemps dissimulés vont ressurgir...

La longueur (5 épisodes seulement) et l'affiche me tentent bien.

Liens de mes sources, très complètes:http://blabla-dramas.mabulle.com/index.php/
http://www.dramagaru.net/(vostfr)
http://www.mysoju.com/(vosta)
http://www.mangas-arigatou.net/
http://www.newsasia-ddl.com/

vendredi 4 juillet 2008

La difficulté d'écrire

J'ai hésité à poster ce billet. Je n'en voyais pas l'utilité. Ou plutôt j'y voyais (et j'y vois encore) une marque d'égocentrisme. C'est rasant à la longue. Mais d'un autre côté, ce blog remplace mon journal intime. J'y mets mes opinions, mes passions, mais aussi mes pensées. Et puis, le concept d'un blog n'est-il pas basé sur cette marque d'"égocentrisme"?
"Allez laisse-toi aller...pour une fois..."


Cela fait plus de cinq ans que je n'ai plus écrit. Ecrit...inventé, créé, produit une oeuvre personnelle. Allez savoir pourquoi. J'ai toujours eu l'impression, après mille relectures, que mon texte était superflu, voire complètement idiot. A l'âge de dix ans, je me rêvais écrivain. Plus aujourd'hui. Tout à coup, plus d'inspiration et surtout, plus d'envie d'écrire. Depuis que je suis initiée aux blogs, j'écris naturellement "pour le plaisir" (aah la chanson d'Herbert Léonard...excellente ^^) mais ce n'est plus pareil. J'écris pour le plaisir également lorsque je m'enflamme lors d'une composition qui me tient à coeur. Ecrire prend un tout autre sens pour moi, c'est avant tout une prise de position, une plaidoirie, un coup de coeur...bref, un engagement.

Ce n'est pas faute d'avoir tenté une conciliation de la fiction et de l'engagement. Après tout, on peut transmettre son émotion, son message à travers différents supports.

"Plaisir d'Ecrire"

J'ai admiré beaucoup d'écrivains (et je les admire encore): Nathalie Sarraute et son Enfance, livre qui en 2nde m'a profondément marqué, par son style et son "rythme", son "souffle", Marguerite Duras avec L'Amant, Nabokov et sa Lolita, Baudelaire et ses Correspondances, Rimbaud avec le Bateau Ivre, Baudelaire et son Spleen, Proust à la recherche du temps perdu (aah excellente classe de 1ère !!!) et surtout Zola. Ce sont eux principalement que j'ai en tête lorsque j'écris. D'abord au niveau du style et enfin Zola pour le contenu. Décrire et analyser la société avec un tel brio, réussir à rendre une telle authenticité tout en restant captivant (cela reste une fiction avant tout)...il est pour toutes ces raisons un de mes auteurs favoris. L'un des seuls que je réussis à lire avec avidité sans ennui. Mes principaux "inspirateurs" sont tout simples, mais essentiels à mes yeux. Car ils m'ont ouvert la porte d'univers inexplorés, montré de multiples facettes de l'art d'écrire. Après eux, écrire avait pris un sens nouveau pour moi. Qu'importe ce qu'on écrit, un article, un essai ou une nouvelle, l'exercice se redécouvre à chaque fois avec délectation.


Bref, tout ça pour en revenir au fait que le talent ou le génie, eux, ne s'inventent pas. Mais le travail compte. Ecrire reste un exercice périlleux à tous égard. Mais tellement jubilatoire aussi.

...


La difficulté d'écrire...j'ai l'impression de me retrouver en classe de français de 2nde. Odeur de la craie qui fait tousser le premier rang, sensation désagréable d'humidité, néons aveuglants et élèves du fond qui ricanent...Souvenirs, souvenirs...
Difficulté d'écrire. J'avais du mal avec ce cours à l'époque. Peut-être me touchait-il un peu trop....
Difficulté d'écrire...Cours majeur qui m'a toujours hantée.

Crier la vie

Quelle chance d'être en vie! Ce petit post pour répandre tout simplement ma joie de vivre! Et pleurer ceux qui ne sont plus là pour la partager ensemble. On a beau savoir que la vie est éphèmère, on ne s'en rend réellement compte que lorsque le destin a sévi. Reste à continuer à avancer, en réapprenant la vie en solitaire... Je pointe le bout de mon nez dehors, pas un nuage à l'horizon, le soleil me darde de ses rayons, tandis que dehors, dans la rue, la vie bat son plein, en accéléré. J'ai l'impression d'être restée sur un quai de gare, alors que le train est déjà parti. Sans moi. Tandis que tout autour, chacun s'agite et retourne à sa vie.
Tout simplement.

...

Je suis toujours sur le quai de la gare. Je sais que je ne dois plus rien attendre, c'était un allez-simple, mon cher disparu ne reviendra pas, ne reviendra plus. Pourtant, je peine à rejoindre les autres, à trouver ma place. Seule. Etre seule au milieu d'une foule, c'est...déprimant. A quoi sert-on? Finalement, à quoi bon? Je sais que ce sentiment reviendra encore, et laissera à chaque fois une empreinte un peu plus indélébile dans mon coeur. Et un vide. Dans ma vie.


The Show Must Go On...


lundi 2 juin 2008

Anne Perry, reine du polar victorien

Tout le monde connaît Mary Higgings Clark. Au moins de nom. Aujourd'hui, j'aimerai vous présenter une autre reine du polar, à laquelle je suis attachée depuis plusieurs années. Ses romans policiers victoriens me tiennent toujours en haleine et surtout j'affectionne particulièrement l'ambiance de ses romans, l'époque victorienne, les crimes sanglants dans des familles aux moeurs "irréprochables". Je l'ai découverte avec L'Etrangleur de Cater Street, son premier succès, un peu à l'instar de la Nuit du Renard de M.H.C.; puis avec William Monk dans Un étranger dans le miroir. J'ai récemment dévoré Brunswick Garden, dans lequel on peut y voir un avant-goût de mai 68! Meurtre dans une famille respectable (le pasteur doit même être nommé évêque!) qui n'aimait gère voir ses convictions être remises en question... J'ai également littéralement avalé La Conspiration de Whitechapel. On y retrouve un vieux "mythe" des bas quartiers de Londres, le tout sur fond de magouilles politiques et d'agitation sociale. Perry nous approche très près de la vérité, c'est...jubilatoire tout simplement. A savoir que les ouvrages suivants forment une suite à cette excellent histoire: Southampton Row et Seven Dials.

Voici pour conclure une mini-bio tiré du site polars.org :

Anne Perry naît le 28 octobre 1938 à Londres. Perry n’est en fait pas son nom.
Mais nous le verrons plus tard. L’enfance de la gamine est assez agitée. Elle souffre assez vite d’une grave maladie respiratoire, qui l’oblige à suivre un traitement quotidien. Ses études sont en pointillés. La famille déménage en effet très souvent, aux quatres coins du monde. L’adolescente, plutôt solitaire, grandit donc surtout en compagnie des livres. Et son père, scientifique, lui inculque très tôt l’importance des mots justes et de la rigueur d’expression. Voilà ce que retient très officiellement Anne Perry de ses vingt premières années. Sur lesquelles l’écrivain naissante, au tout début de sa carrière dans les années 1980, n’aime guère s’appesantir. Pourquoi ? En 1994 sort Créatures Célestes, un excellent film de Peter Jackson, qui n’est pas encore le metteur en scène célèbre de la saga du Seigneur des anneaux. Le film conte l’histoire de deux amies adolescentes vivant dans leur monde imaginaire et qui, pour ne pas être séparées, finissent par tuer la mère de l’une d’entre-elle. Cette histoire est vraie. C’est celle d’Anne Perry. A 15 ans, la gamine, de son vrai nom Juliet Marion Hume, habite en Nouvelle-Zélande. Elle est inséparable de Pauline Parker, sa copine de 16 ans. Jusqu’au jour où la famille Hume prévoit de déménager en Afrique du Sud. La mère de Pauline Parker n’envisage évidemment pas que sa fille suive la petite Juliet. En 1954, Juliet et Pauline la suppriment. Faits divers tragique. Les deux adolescentes seront emprisonnées au terme d’un procès retentissant. Elles sont libérées en 1958, en raison de leur jeune âge. Toujours très soutenue par son père, la future Anne Perry est bringuebalée dans différents pays. Pause de 1967 à 1972 à Los Angeles. Elle saute d’un métier l’autre : elle travaille comme vendeuse, hôtesse de l’air, gérante d’un magasin de meubles, dans une compagnie d’assurance, etc. Elle écrit, toujours, sans parvenir à se faire publier.

Le grand jour arrive enfin en 1979 avec l’Etrangleur de Cater Street. Il met en scène l’inspecteur Thomas Pitt, de la police londonienne, et sa femme Charlotte. L’adolescence cachée d’Anne Perry éclaire la naissance de son deuxième grand personnage, William Monk, détective amnésique à la suite d’un coup sur la tête, et souffrant d’être un homme sans passé et sans mémoire. Ses deux héros évoluent dans l’Angleterre victorienne, que l’écrivain décortique au scalpel. A partir des années 1980, Anne Perry devient très productive, parvenant à écrire tous les ans une aventure de ses deux héros. Obstination gagnante. Elle finit par décrocher vraiment le succès dans les années 1990, estampillée reine (encore !) du polar historique toujours en vogue aujourd’hui. Elle vit désormais en Ecosse, non loin d’Inverness, dans les Highlands.

samedi 10 mai 2008

...aux J.O. de Pékin

Aujourd'hui, Lévi-Strauss n'a jamais été autant d'actualité. Entre la mondialisation culturelle, le phénomène d'uniformisation des cultures et le concept d'exception culturelle avec lequel on tend à se replier sur soi-même, il y a un équilibre à trouver et des vues à élargir.

Ce qui se passe en Chine et au Tibet en est un parfait exemple. Nous revendiquons ainsi les droits de l'Homme, mais à quel titre? Ne devrait-on pas dire NOS droits de l'Homme? Ils existent des lois certes, mais chacune est propre à telle ou telle société. Peut-on parler de lois universelles? Notre attitude à l'heure actuelle n'est-elle pas ethnocentriste?

Si je défends bien évidemment les droits de l'homme et que je considère la Chine comme un état autoritaire, je ne suis pas pour autant pour le boycott des JO et cela pour plusieurs raisons:

1) La Chine devient une puissance mondiale incontestable. Avec le crise des subprimes, l'Occident est plus affaibli que jamais. Certes, je vais parler en termes économiques, financiers, bref en terme d'intérêts matériels. L'argent est tout de même le nerf de la guerre comme on dit. Face à des considérations humaines, c'est choquant, mais c'est la mondialisation qui le veut. Je ne suis pas fataliste mais je suis réaliste, autant s'adapter et prendre en compte cette donnée.

Si la France vient à boycotter les JO, elle risque de perdre beaucoup. La Chine n'a pas besoin de nous pour prospérer, or, elle nous est indispensable au niveau des échanges, du commerce extérieur...Et si la Chine venait à nous boycotter ?
Tout l'Occident est soumis à cette pression. Même les Etats-Unis ne sont pas spécialement en position de force. Avec ses énormes réserves de dollars, la Chine pourrait donner le coup de grâce à la devise américaine.

Ensuite, qui dit que le boycott fonctionnera? Si la communauté internationale tout entière s'accordait au boycott, je ne dis pas, cela pourrait aboutir. Mais trop de pays auront peur à mon avis de représailles. Fera-t-on le poids si l'on est divisé?

2) Ce qui se passe en Chine et au Tibet n'est pas récent. Pourtant, nous ne semblons nous en préoccuper et réagir que maintenant. Pourquoi avoir attendu si longtemps? Tant que la Chine restait faire ses agissements dans son coin, on se contentait de ne pas regarder de ce côté; maintenant que nous sommes "obligés" de regarder par là avec les Jeux Olympiques, on adopte une posture outrée "non je ne regarde là que si..." Ne serait-on pas un peu hypocrite sur les bords?

De surcroît, nous savons depuis quelque temps que la Chine serait désignée pour les JO 2008. Pourquoi ne réagit-on que maintenant? Pourquoi n'a-t-on pas plutôt protesté tout de suite avec plus de véhémence? Fallait-il la "bénédiction" des médias pour réagir?


3) A-t-on le droit de mêler sport et politique? De nombreux athlètes attendent ces Jeux Olympiques depuis très longtemps, se sont entraînés d'arrache-pied dans ce seul but et se voient proposer de boycotter les JO ! On peut comprendre qu'il s'agisse pour eux d'une aberration...

4) La majorité des Chinois considère ces J.O. comme un honneur et souhaite leur réussite alors que le gouvernement de Pékin jouit d'une bonne légitimité auprès du Chinois moyen grâce à la prospérité et à la stabilité indéniable du pays. Les Chinois ont de plus fait d'énormes efforts au niveau des dispositions, des coutumes, afin de "plaire" au monde.

"Le pays était prêt à sourire au monde. Mais le monde ne lui a pas rendu son sourire."

Ils s'attendaient à nous voir oublier nos griefs le temps d'une "fête", et nous pensions que de nombreux Chinois nous rejoindraient. Les critiques occidentales ne réussissent finalement qu'à rassembler les Chinois dans le ressentiment; d'où l'émergence d'un "nationalisme chinois" qui semble tant nous offusquer. "La Chine ne demande rien d'autre que d'être intégrée dans l'économie mondiale et de trouver une place de membre respecté dans la communauté internationale."


Bref, nous agitons le drapeau des droits de l'Homme et de nombreux Chinois semblent se demander pourquoi on les embête avec ça. Leur pays est de plus en plus prospère, leur gouvernement jouit d'une belle légitimité à leur yeux et cela leur suffit. Et nous venons gâcher leurs réjouissances en disant détenir la vérité et la parole de l'Evangile.
Nous ne sommes pas si loin des concepts de Lévi-Strauss après tout. Il ne s'agit que d'incompréhensions entre deux cultures...quand il soulignait l'importance des échanges entre les cultures...il ne parlait pas que d'échanges économiques...

Sources:

Courrier International, Pathologique le nationalisme chinois?

faut-il boycotter les pays qui ne nous ressemblent pas? , Le Figaro


vendredi 9 mai 2008

De Claude Lévi-Strauss...

Né à Bruxelles de parents français, le 28 novembre 1908, Claude Lévi-Strauss étudie à Paris le droit jusqu'à la licence, et la philosophie; il est reçu à l'agrégation de philosophie en 1931. Tout en enseignant cette discipline, il milite activement à la SFIO. Sa carrière d'ethnologue débute en 1934, lorsqu'il est invité à venir enseigner la sociologie à São Paulo, où il restera jusqu'en 1939. C'est à cette occasion qu'il séjourne parmi les populations indiennes nambikwaras, caduvéos et bororos, et mène ses enquêtes de terrain.

Rentré en France, mobilisé au service des PTT, puis affecté au lycée de Montpellier, il réussit, après sa révocation en raison des lois raciales, à se rendre aux Etats-Unis en 1941, sur un paquebot où il voyage avec André Breton. Il enseigne à l'Ecole libre des hautes études, et à la New School for Social Research de New York; c'est alors qu'il découvre les travaux fondamentaux de la linguistique et de l'anthropologie, et notamment ceux de Roman Jakobson (1896-1982) et de Franz Boas (1858-1942).

De 1945 jusqu'à la fin de 1947, il est conseiller culturel auprès de l'ambassade de France à Washington. En 1948, il publie la Vie familiale et sociale des Indiens Nambikwara et soutient sa thèse les Structures élémentaires de la parenté. Ces deux premières œuvres, significatives, le font docteur d'Etat.

D'abord maître de recherches au CNRS puis sous-directeur du musée de l'Homme, il est ensuite nommé directeur d'études à la 5e section (dite des sciences religieuses) de l'Ecole pratique des hautes études, à l'ancienne chaire de Marcel Mauss, rebaptisée «chaire des religions comparées des peuples sans écriture». C'est l'époque de maturation, avec le très célèbre Tristes Tropiques et le recueil d'articles qui va définir son projet scientifique, Anthropologie structurale (1958).

La troisième étape de sa carrière est celle de la célébrité internationale. En 1959, il est élu à la chaire d'anthropologie sociale du Collège de France; il y fonde l'année suivante le laboratoire d'anthropologie sociale et la revue l'Homme. Ses travaux sont alors marqués par une double réflexion: d'une part, l'élaboration théorique de l'objet même de l'anthropologie, dans le Totémisme aujourd'hui et surtout dans son œuvre majeure, la Pensée sauvage; d'autre part, l'application de ces principes dans l'imposante tétralogie de plus de 2 000 pages, les Mythologiques (le Cru et le Cuit, Du miel aux cendres, l'Origine des manières de table, et l'Homme nu). La consécration vient en 1973 avec son élection à l' Académie française.

La parenté et les mythes

Le structuralisme de Lévi-Strauss s'exprime surtout dans les Structures élémentaires de la parenté (1948), la Pensée Sauvage (1962), les Mythologiques (1964 à 1971) et Anthropologie Structurale (1958 et 1973). Lévi-Strauss applique à l'anthropologie les principes que Saussure applique à la langue: il étudie les structures de société sans prendre en compte l'histoire. Ainsi, la parenté n'a rien pour lui d'une modalité biologique, il s'agit avant tout d'un système d'alliance. L'auteur se livre en réalité à une théorie générale de l'échange et de la communication: les signes, les mots, les femmes s'échangent et sont à l'origine d'une élaboration inconsciente des relations sociales; ces relations fondent des valeurs religieuses (mythes et rites), morales, politiques, économiques.

Pour Lévi-Strauss, il ne s'agit pas d'analyser "comment les hommes pensent les mythes, mais comment les mythes se pensent dans les hommes et à leur insu." Au fond des structures sociales, il existe une structure logique, une pensée inconsciente, baptisée par Lévi-Strauss " la pensée sauvage". Il s'agit ainsi d'analyser et de comprendre les sociétés et leurs cultures en terme de logique inconsciente. " Les mythes et les rites offrent pour valeur principale de préserver jusqu'à notre époque, sous une forme résiduelle, des modes d'observation et de réflexion qui furent (et demeurent sans doute) exactement adaptés à des découvertes d'un certain type".

"Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie"

En 1952 paraît Race et Histoire, en réponse à une demande de l'UNESCO. Lévi-Strauss ne condamne pas dans cet ouvrage les droits de l'homme en tant que tels, mais parce qu'ils ont constitué un alibi pour justifier la colonisation. Il refuse la prétendue supériorité de la culture occidentale et nous invite à l'humilité: le "progrès" est dû au hasard, nous n'avons fait que perfectionner des techniques mises au point par d'autres.

Il défend en outre corps et âme la diversité des cultures et dénonce l'ethnocentrisme: l'Occident prétend imposer ses propres normes culturelles et hiérarchise les différentes cultures selon des concepts...purement occidentaux. Enfin, il invite à la tolérance et souligne l'importance des échanges entre les cultures.

"Je hais les voyages et les explorateurs"

Si Tristes Tropiques est avant tout un récit de voyage, il dit aussi la difficulté du "vrai voyage", de la rencontre de l'autre, ainsi que l'avait déjà souligné Montaigne dans ses Essais. Pour Lévi-Srauss, le vrai voyageur doit être capable d'opérer un "triple décentrement": il doit intérioriser le fait qu'il ait changé de lieu, de temporalité aussi (le "progrès" ne touche pas les parties du monde à la même vitesse) et qu'il ait changé de vision du monde (l'argent par exemple n'a pas la même valeur selon les cultures). Evidemment, il continue aussi à dénoncer l'impérialisme occidental et montre les dangers de la "monoculture".

Sources: http://www.memo.fr





mercredi 30 avril 2008

Lygie, Lygia, Elygia, Elégie...

Au départ, j'avais mis "Lygia" en référence au film Quo Vadis avec Peter Ustinov et Deborah Kerr dans lequel l'héroïne se prénomme Lygie, prénom que je trouve original et "mythologique". Dans ce film que j'ai particulièrement apprécié, Peter Ustinov compose un savoureux Néron pyromane, mégalomane à souhait, Deborah Kerr une "otage" lygienne chrétienne et Robert Taylor un légionnaire romain très attaché à sa patrie. Les dialogues entre Pétrone et Néron sont de plus savoureux...

Néanmoins, ce nom de domaine n'étant pas disponible, j'ai rajouté un "e", ce qui n'ôtait rien à l'esthétique du nom et le rapprochait du mot "elegia" ie une élégie, poésie lyrique que j'affectionne particulièrement. En faisant une recherche plus approfondie, oh stupeur, je découvrais alors que Eligia existait bel et bien sur une île de Crète de surcroît, c'est en fait le nom d'une gorge (préfecture de la Canée). Je mets ci-dessous un article "touristique" sur le lieu en question. Me passionnant pour la mythologie grecque et la culture méditerranéenne et ayant moi-même été par le passé en Grèce, cette découverte n'a pu que m'enchanter ^^

Si on devait caractériser la Préfecture de La Canée, peut être l'appellerait-on la 'Préfecture des Gorges', puisque des dizaines de gorges déchirent ses montagnes.

La gorge de Samaria ou 'Faraggas' est indubitablement la plus connues de toutes. Sa longueur est de 16 km, sa largeur varie de 3,5 à 150 mètres et ses ravins peuvent atteindre les 500 mètres à certains endroits. Il faut environ cinq à six heures de marche pour traverser la gorge. La traversée est permise du mois de mai jusqu'au mois d'octobre. La gorge est également un 'parc national' où l'on trouve des espèces rares de la flore crétoise, du cyprès et du pin au dictame et aux fleurs sauvages. D'autre part, la gorge est aussi l'environnement naturel du chamois crétois. Les roches plissées et tectoniques des Plaques Calcaires qui se distinguent dans les versants de la gorge sont aussi impressionnantes. La gorge de Aghia Irène à Selino est d'une longueur de 7,5 km, ses points les plus étroits atteignent les 10 mètres et ses parois verticales sont hautes de 500 mètres. On y trouve une végétation abondante caractéristique.

La gorge de Imbros à Sfakia est l'une des plus impressionnantes, étroites et profondes de Crète. Elle est longue de 7 km, large de 2 mètres par endroits et haute de 300 mètres. À une hauteur de 30-40 mètres, ses flancs se joignent en certains points pour ne laisser qu'une étroite ouverture de 2-3 mètres, donnant ainsi l'impression d'un tunnel.

La gorge de Topolia est majestueuse et sauvage, avec une résonance exceptionnelle. Sa longueur est de 1500 mètres, ses versants verticaux atteignant les 300 mètres et abritant de nombreuses grottes, alors que sa largeur varie de 5 à 50 mètres. Il existe encore de nombreuses autres gorges qui ne sont pas tellement connues, mais qui sont aussi belles et sauvages, comme la gorge de Trypiti, de Kladou et de Elygia autour de Samaria, d'Aradena, de Katré, d'Asfendou, de Aghios Nektarios et de Kallikrati à Sfakia, de Thérissos près de la ville de La Canée - la seule gorge qui peut être traversée en voiture - la gorge de Roccas et de Polyrrhénia à Kisamos, de Boriana à Karanou, et de Dictame à Kerameia, la seule gorge à direction ouest-est.

Mais ces formations karstiques ne constituent qu'un aspect de la Préfecture de La Canée, qui compte également d'innombrables plages sur ses 350 km de côtes : des côtes désertes et vierges ou organisées en plages cosmopolites.

Les plages de Néa Hora (la seule plage organisée de la ville de La Canée), de Chrysi Akti, de Aghioi Apostoloi, de Aghia Marina, Gérani, Malémé, Kolymbari, Kisamos, Palaiochora, Fragokastello, Kalyves, Almyrida, Georgioupoli et Kavros, sont organisées et peuvent offrir aux visiteurs une grande gamme de services, commodités et conforts. Le visiteur amoureux de la nature peut trouver des plages plus vierges, beaucoup moins peuplées, propres, aux eaux de couleur jade, s'il s'éloigne des centres touristiques :

Phalassarna est une plage de sable fin de 3 km de long qui a été élue meilleure plage d'Europe en 2002 et qui offre aussi l'occasion d'une visite au port antique. Elafonisos est un îlot bas d'une hauteur de 20 m relié à la côte par un petit banc peu profond (0,60 - 0,90 m) d'une longueur de 800 m environ, appelé Pérasma ('passage'). Là se trouve la fosse commune de l'équipage du bateau autrichien l'" Impératrice " qui fit naufrage en 1907. À Kedrodasos, la 'forêt de cèdres' avoisinante, le visiteur peut jouir d'une plage de sable en osmose avec une forêt verdoyante de cèdres.

À Sougia il trouvera une plage de galets magnifique, avec des grottes côtières et des eaux cristallines. Balo comprend une lagune exotique de sable fin, des eaux de couleur jade peu profondes et un îlot-promontoire, Tigani. Le visiteur peut y combiner ses bains de mer avec une visite à la forteresse vénitienne qui se trouve sur l'îlot de Imeri Gramvousa. Sur la petite plage de galets de Menies, près du site archéologique du Diktynnaion, il y a une zone déserte interminable qui se prête à la marche.

Enfin, la région particulière de Madares, les sommets nus et stériles des Montagnes Blanches d'une beauté unique d'une altitude de 2000 mètres, constitue une tentation infinie pour le promeneur ou l'alpiniste.

Des paysages lunaires, avec une rare végétation de petits buissons, de fleurs sauvages et une vue à couper le souffle. Le lac de Kourna est aussi unique en Crète. Il se trouve près du village du même nom, aux limites de la Préfecture de Réthymnon à une altitude de 20 mètres au-dessus du niveau de la mer. Sa périphérie est de 3,5 km et sa profondeur maximale de 23 mètres. Des osiers et des myrtes couronnent le lac et les montagnes escarpées qui l'entourent se reflètent dans ses eaux calmes, créant ainsi une image magique qui exacerbe le sentiment de sa profondeur.

Ce phénomène donna naissance à la légende selon laquelle le lac serait " sans fond ".

tiré du site www.chaniacrete.gr

jeudi 24 avril 2008

Des films à l'eau de rose, bien dans l'air du temps

27 robes, qui n'en a pas entendu parler? Film à la promo incroyable -si bien qu'il est impossible d'ignorer sa sortie ou tout simplement son interprète principale, Katherine Heigl, alias Izzie dans Grey's Anatomy-, 27 robes , comédie de Anne Fletcher, est un petit chef d'oeuvre d'humour et d'eau de rose dans le genre. En tout cas, il a le mérite de renouveler les scénarii du genre "marieuse qui n'arrive pas à se marier elle-même". Jennifer Lopez, Denise Richards et d'autres s'y sont déjà essayées. Et le genre commençait sérieusement à s'essouffler, tellement les personnages manquaient de consistance. Si le dénouement reste prévisible pour un habitué du genre, il y a ce petit quelque chose en plus qui scotche à l'écran jusqu'au bout. Déjà, le scénario en lui-même a fait peau neuve: 27 robes, il fallait y penser. Et dire qu'au départ il y en avait 50... XD L'humour, les dialogues peut-être....ou alors tout simplement la fraîcheur de Miss Heigl, qui rend son personnage plus attachant que les précédentes ? Sûrement. Entre une "Bridget Jones" et une "Lois Lane", femme libéré amoureuse de son patron et étouffée par sa vie professionnelle, introvertie qui ne sait pas dire "non" (quand ça lui plaît) et altruiste par dessus le marché...? Il fallait y penser...
Notons au passage la présence de James Marsden (X-Men, Il était une fois, Superman Returns...), journaliste chroniqueur (devinez dans quelle rubrique...) et de Malin Akerman, sublime garce intrigante ravissant à Jane l'élu de son coeur...

Au final, c'est un film à voir entre copines et ou en amoureux, léger qui se laisse regarder et qui comporte tous les ingrédients d'une séance réussie, pour peu qu'on apprécie les comédies romantiques en général.

mercredi 23 avril 2008

Un conte moderne enlevé...ou si vous imaginez Christina Ricci affabulée d'un nez de cochon...


Un autre film que j'ai pu aller voir tout dernièrement est Pénélope, de Marc Palansky avec Christina Ricci et James McAvoy. Issue d'une famille aristocrate peu "catho" en dépit de ses bonnes apparences (en effet, deux adultères avaient été commis par le passé, l'un d'eux avec une servante, rejetée, dont la mère, sorcière, a jeté un sort sur la famille pour se venger). Ainsi, la première fille légitime de la famille de la lignée, Pénélope, est née avec un nez et des oreilles de cochon. Les parents ne pouvant recourir à la chirurgie esthétique, ils décidèrent de la faire passer pour morte aux yeux des paparazzis et la dissimulèrent au monde durant 25 ans. Le seul moyen de rompre le sortilège étant d'épouser un aristocrate, les candidats défilèrent et eurent chacun des entretiens sous le sceau du secret. Les fenêtres du château ne firent pas long feu, chacun trouvant plus rapide cette façon de déguerpir. Bref, et ce jusqu'au jour où l'un des prétendants reste dans la pièce. Un espoir apparaît. Néanmoins, il refuse de l'épouser et Pénélope s'échappe alors de sa maison, afin de découvrir le monde extérieur tel qu'il lui a décrit. Mais il faut savoir que le dernier candidat était un aristocrate déchu employé par un paparazzo pour dénicher un scoop sur cette famille bien née...

Ce conte à la "Tim Burton", au rythme enlevé, n'en demeure pas moins captivant et si la morale est convenue ("Accepte-toi telle que tu es"), elle est traitée sous un jour nouveau et original. Les acteurs sont convaincants - mention spéciale à Catherine O'Hara, exaspérante dans ce rôle de mère soucieuse des apparences, et à Reese Witherspoon- et le film ne manque pas d'humour. A voir absolument, vous ne le regretterez pas.

dimanche 20 avril 2008

Kyle XY



J'ai découvert cette série sur W9 et j'ai rapidement accroché. Les trois premiers épisodes se laissent regarder et sont assez uniques en leur genre, on ne retrouve plus cela par la suite. Le fait que l'on découvre l'histoire et le monde à travers les yeux de Kyle est une expérience "unique" si l'on peut dire. Il pose un regard neuf sur le monde et le juge en conséquence, ce qui prête très souvent à sourire mais qui est pourtant tellement vrai...!

Durant la saison 1, j'ai énormément apprécié la liaison spéciale Nicole/Kyle, rapport psychologue/patient très touchant, on sent rapidement l'implication personnelle des deux protagonistes, Nicole va jusqu'à considérer Kyle comme un second fils et Kyle sa famille d'accueil comme ses propres parents (ce qui est vrai dans un sens puisqu'ils lui ont tout réappris, le b.a.-ba de chaque chose, la parole,...etc...- mais être doté d'une intelligence hors du commun facilite certainement les choses...lol).
L'évolution de Kyle, qui enquête sur son passé, se rebelle et s'emporte face à son amnésie, est également à noter. Matt Dallas montre plusieurs facettes de son personnage, celui-ci ne se révèle pas tout blanc et cache de nombreuses choses à sa famille d'accueil (pour son bien certes mais tout de même). Si l'on ne doute pas de l'intégrité de
Kyle et du bien-fondé de ses actions, on ne peut s'empêcher de penser qu'il se mène à sa perte par sa recherche effrénée de son passé et des personnes qu'il est amené à côtoyer...

Quant à l'intrigue principale de la saison 1, elle ne laisse pas en repos une seule seconde! Les coups de théâtre, détours et revirements de situation sont nombreux. Vraiment bien ficelée et bien menée...jubilatoire tout simplement! Very Happy ...Néanmoins, avec toutes les révélations faites sur les 3 derniers épisodes (et encore la 1ère saison ne fait que 10 épisodes!), on peut se demander comment faire aussi bien sur une deuxième saison de 23 épisodes...

En tout cas, la première saison m'a ravie, l'intrigue est bien menée pour le coup et n'est pas bancale comme ça a pu être le cas ces derniers temps dans Smallville par exemple. Je déplore néanmoins que cela se soit passé si vite, il est vrai que le suspense est intenable lol mais ils auraient pu rallonger un petit peu le tapis. Autant des saisons de Smallville se déroulaient sans
intrigue de fond (je pense à la saison 1 qui cumulait les petites histoires d'un épisode), autant cette saison de Kyle XY est très riche et très dense, peut-être trop.

!!!! A partir d'ici, Attention SPOILERS !!!! (saison 2 complète)


Dans la saison 2, Kyle a évidemment un peu évolué, c'est normal et la série prend une autre tournure, il utilise désormais ses dons pour aider les autres. La série ne manque pas de cliffhangers, les réponses arrivent certes assez rapidement mais de nouvelles questions s'empressent de tout remettre en question. En gros, plus il y a de réponses, plus il y a de questions. Personnellement, j'aime bien ce côté-là de la série, au moins les choses avancent et évoluent continuellement. Cela peut paraître "too much" à force, ça en devient presque automatique mais au moins ça change de nombre de séries qui, pour faire de l'audience et un maximum de saisons, rallongent le tapis indéfiniment, sans raison valable.

L'intrigue autour de Jessie est bien exploitée mais j'avais parfois la sensation qu'elle tournait en rond. Dans un sens, je la plains, elle n'a jamais été hébergée par des personnes de confiance, tous ont cherché (cherchent encore?) à profiter d'elle ou à la manipuler.
Le côté obscur de son personnage est bien exploité, à de nombreuses reprises, on pense qu'elle se ressaisira mais non, jusqu'au bouquet final, épisode 13, où elle saute dans le vide afin de ne plus avoir à lutter contre sa "nature" démoniaque...D'ailleurs, elle le dit elle-même, c'est comme si elle ne pouvait pas s'en empêcher...
D'où LA question de la saison: Naît-on foncièrement bon (Kyle) ou foncièrement mauvais (Jessie)....?... ou alors est-ce dû à l'expérience, aux rencontres, à l'environnement auxquels on a été confontés? That is THE question et au milieu de la saison, elle n'est toujours pas résolue...ni réellement encore aujourd'hui... Au final, ne seraient-ce pas les choix que l'on fait tout au long de notre vie (et pas seulement une seule fois) qui nous définissent et nous façonnent? Jessie et Kyle ont encore la vie devant eux pour le prouver...

Sinon, du côté de Kyle, pas de grandes découvertes, exceptées de nouveaux dons, de nouveaux "souvenirs" et une "vie sociale et affective" plus remplie. Un grand tournant est marqué avec l'épisode 14 ou comment Kyle raconte toute la vérité aux Trager...ceux-ci sont désormais impliqués à 100% dans son passé et peuvent à leur tour être menacés...Néanmoins, ce ne sont pas ceux que l'on croit qui le sont réellement...en effet, le dernier épisode de la saison 2 (épisode 23) marque la disparition (l'enlèvement?) d'Amanda...
La deuxième partie de la saison 2 (épisode 14 à 23) s'essouffle pour laisser plus la place au côté "teenager" de la série, simple histoire d'école, de relations amoureuses et d'apprentissage de la vie. Les scénaristes ont pris soin néanmoins de lancer une nouvelle intrigue et de nouveaux "duels" -à defaut de nouveaux "duos"- et semblent vouloir prochainement remettre en question l'un des personnages fondamentaux de la série, du moins pour Kyle...

Je trouve parfois le scénario un peu trop "torturé", ils semblent vouloir exploiter toutes les possibilités de scénarii, en laissant planer le doute sur chaque personnage. Cela a au moins l'avantage de s'écarter des clichés "fondamentalement gentil", "fondamentalement mauvais", les personnages sont après tout des êtres humains faillibles comme nous tous. Cependant, les Trager et Kyle lui-même semblent être écartés de cette règle, tel l'image du super-héros et de sa famille (exemplaire, cela va sans dire, sinon il n'aurait pas pu devenir un héros...-à méditer..).

PS: Je renvoie à ce sujet au billet de Pierre Serisier, particulièrement éclairant sur la question de l'altérité, de l'eugénisme et de la morale...en regard d'une autre série similaire que je ne connais pas, les 4400.

NB: une mention spéciale aux acteurs, que je trouve particulièrement à l'aise dans leur rôle, à commencer par Marguerite McIntyre (Nicole Trager), Matt Dallas (Kyle XY) et Jaimie Alexander (Jessie XX).