mercredi 29 juillet 2009

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé



Synopsis: (inspiré du résumé original)
C’est le milieu de l’été et pourtant, il y a une atmosphère inhabituelle en cette saison qui règne sur le pays. Harry Potter attend nerveusement dans sa chambre à Privet Drive la visite du Professeur Dumbledore en personne. Ces derniers temps, il a vu le directeur de Poudlard se battre en duel avec Lord Voldemort dans un face à face serré au coeur du Ministère et Harry ne peut croire que le directeur va apparaître ici dans l’univers atrocement banal des Dursley.

Pourquoi le professeur vient-il lui rendre visite maintenant ? Qu’est-ce qui ne peut pas attendre jusqu’à la rentrée à Poudlard, dans quelques semaines à peine ? La sixième année de Harry à Poudlard va prendre un tournant inhabituel, d’autant que le monde de la magie et le monde des Moldus n’ont jamais été aussi proches…




Mon avis : coeur coeur ++

Je suis donc allée voir Harry Potter et le prince de sang-mêlé il y a peu de temps et mon impression d’ensemble est encore une fois tout à fait acceptable.

Le début est captivant et, à la manière du 4ème tome (HP et la Coupe de Feu), cela ne commence pas sur les maisons bien rangées de Privet Drive et la vie monotone des Dursley. Alors que la Coupe de Feu débutait sur un manoir délabré de Little Hangleton, le Prince de Sang-Mêlé commence dans le bureau du Premier Ministre Moldu. Le film a bien sûr repris cette introduction d'une manière différente, les images visuelles étant toujours plus "parlantes" que des mots.

Je tiens à démonter un des principaux « chefs d’accusation » de la plupart des journalistes à l’égard de cet opus : il serait trop accès sur les « tourments de l’adolescence ». Je regrette profondément que la promotion du film chez nous soit faite de cette manière, présentant Harry face aux tourments de l’adolescence. Pour moi, il ne s’agit que d’un détail quasi "anecdotique", je comprends qu’il faille trouver un moyen d’attirer les potentiels spectateurs. Viser le public « adolescent » est une stratégie comme une autre mais bon…
Pour moi, Harry passait véritablement sa « crise d’adolescent » dans le 5ème tome…Les relations entre les personnages évoluent mais cela ce n’est pas si nouveau. Dans Harry Potter et la coupe de feu déjà, des « tensions » et jalousies se faisaient sentir.

Ce tome est surtout celui de la découverte en profondeur du passé de Voldemort, de sa personnalité, de ses intentions et donne un sens à son immortalité. Cependant, le film passe très rapidement là-dessus, se contentant d’affirmer que Harry doit retrouver des soi-disants "Horcruxes". L’histoire de Voldemort depuis son arrivée à Poudlard n’est donc pas du tout restituée, ce qui est fort dommage.

De plus, je ne vois pas en quoi l’incendie de la maison des Weasley faisaient avancer quelque chose dans l’histoire, à partir de là au contraire, j’ai trouvé le film déstructuré. S’il fallait se concentrer et montrer la cruauté des Mangemorts, pourquoi ne pas montrer davantage les luttes à Poudlard ou faire naître la tension par les disparitions de sorciers, le retour progressif d’élèves et de parents terrifiés… ?
Les « émois adolescents », auraient moins attiré l’attention des critiques en se fondant davantage "dans la masse", plutôt que de donner l’impression qu’une bonne partie se concentrait là-dessus. Ce n’est pas pour autant mal fait, et comme je l’ai dit, j’aime particulièrement le style de ce réalisateur. Pour un novice sur la saga comme pour un lecteur acharné, chacun peut y trouver son compte: se laisser séduire ou tout simplement divertir par ce 6ème film.

Bref, des bons moments entre humour, action et révélations, avec déjà plus d’intérêt sur Rogue de la part du réalisateur, qui je l’espère, ne manquera pas d’approfondir ce personnage complexe (bien joué par l’excellent Alan Rickman) dans les deux derniers films. Pour tout dire, je ne me suis pas du tout ennuyée, le film m’a paru moins long que Public Enemies. Peut-être parce que cela faisait longtemps que je ne m’étais plus replongé dans l’univers des sorciers, ou alors parce que David Yates réussit à me faire passer de bons moments avec ses films tout simplement.

Peut-on échapper aux affiches officielles?

mardi 28 juillet 2009

Harry Potter et l'ordre du Phénix

Titre original: Harry Potter and the order of the Phoenix (2003 pour le livre, 2007 pour le film), de l'oeuvre originale de J.K. Rowling, réalisé sous la houlette de David Yates, avec Daniel Radcliffe, Alan Rickman, Michael Gambon, Emma Watson et Rupert Grint.



Synopsis (je mets le résumé du livre) :

A 15 ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour, et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le Ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…


Mon avis : coeur coeur coeur

J’ai regardé pour la première fois le film avant d’aller voir celui actuellement au cinéma. Je n’ai lu le livre qu’à sa sortie, lorsque j’étais en 3ème, cela fait bien 5 ans je pense et pour tout dire, je ne me rappelais pas de grand-chose, excepté les grandes lignes.

J’avais une opinion d’ensemble très défavorable à l’égard des adaptations cinématographiques, excepté le 1er film, et c’est avec peu d’entrain que je regardais la suite donc. Sauf que j’ai été plutôt agréablement surprise, redécouvrant de nombreuses choses dont je ne me rappelais plus (j’ai relu le bouquin depuis, en deux jours).

Je n’avais pas aimé le 5ème tome à sa première lecture et je pense que j’étais peut-être trop « jeune » à l’époque ou alors ce n’était pas le bon contexte. Bref, je l’ai relu et l’ai bien apprécié, m’esclaffant souvent malgré l’atmosphère lourde qui règne à Poudlard. Le livre rend vraiment bien l’atmosphère de la « résistance » (certainement par son sens du détail et son épaisseur)et par la suite (7ème tome) permet de s’y référer lorsque les faits ne sont que simplement retransmis.



Sans comparer, j’avais aimé le film, la manière de filmer de David Yates, qui finalement ne laisse pas le spectateur s’ennuyer en 2H de temps. Il a bien réussi à rendre l’état d’esprit de Harry, cela étant plutôt éparpillé dans le livre, au travers de nombreux chapitres « intercalaires », il a fallu faire plus court et le 5ème film le fait sans pour autant trahir le livre. Je n’imaginais pas certains personnages ainsi bien sûr (Dumbledore qui fait de plus en plus peine à voir; Sirius qui, d'après les bouquins, doit être susceptible d'avoir eu "beaucoup de charme et de succès"dans sa jeunesse (humhum); Remus Lupin, que je ne vois toujours pas comme ça; Nymphodora Tonks; Fleur Delacour...) mais dans l’ensemble c’est passable.

J’aurais aimé que le film montre la connaissance du monde de la magie par Pétunia (que l'on découvre nettement d'ailleurs à la fin du dernier tome, par souvenirs interposés), qu’elle réalisait finalement un peu ce qui se passait, mais le film choisit de les ignorer royalement, je ne l’en blâme pas pour autant. Cependant, l’explication majeure à la fin de cette scène du début « souviens-toi de ma dernière, Pétunia » s’en trouve pour le coup passée sous silence. Dommage, d’autant plus que la seule chose qui ressort de la prophétie du coup est le fait que Harry doive tuer Voldemort pour enfin trouver la paix (ce que l'on se doute depuis le 1er film). Pas de nuance, sur le fait que tout cela soit le fruit du hasard, sur le fait que sans le savoir (ni le vouloir), par une connaissance incomplète de la prophétie, Vous-Savez-Qui l’a lui-même réalisée et que « l’Elu » aurait tout aussi bien pu être Neville Londubat, voire même ne jamais exister…
Bref, il s’agit avant tout de rester au niveau du « spectateur moyen », qui ne cherche dans les films de la saga qu’une bonne dose de divertissement (ce qu’il trouvera certainement dans le dernier film pour peu que les explications n’aillent pas trop loin non plus). Bref, le but n’est pas d’aller trop loin et de perdre la moitié des spectateurs en route… Prendrait-on les spectateurs pour si peu que cela...?

Dommage également, le fait (passé sous silence) que Harry découvre par un souvenir un autre aspect de son père et éprouve presque de la pitié pour Rogue. Bien sûr, cela passe pour anecdotique et passager (même dans le livre) et étant donné que cela reste des pensées personnelles (outre sa conversation avec Sirius) c’est quasiment impossible à retranscrire à l’écran. J’espère cependant que cet aspect sur l’enfance de Rogue sera accentué et bien représenté dans le dernier film (obligés en même temps, je ne vois pas comment ils pourraient passer sous silence une chose aussi énorme qui se pose depuis le 1er film)
Les farces et "chahutages" des jumeaux Weasley sont bien là, fort heureusement, une chose qui m’ait marqué dans le livre : que Peeves ait enfin trouvé son maître (ou plutôt ses maîtres), je ne sais plus si cela est bien représenté dans le film… Les jumeaux Weasley apparaissent comme une « légende de Poudlard » pour l’avenir et c’est ma foi assez divertissant…

Pas mal d’humour dans le bouquin, c’est ce que j’aime chez J.K. Rowling. La scène à l’hôpital aurait pu être conservé, j’avais les larmes aux yeux en relisant le bouquin, je pensais que les parents de Neville étaient morts…
Bref, dans l’ensemble le film m’a agréablement surprise et plu. L’ambiance de terreur dans Poudlard menée de main de fer par Dolores Jane Ombrage avec l’aide zélée de Argus Rusard est bien retranscrite, la solitude ressentie par le héros également. Pour un aussi long bouquin, tous les évènements sont bien concentrés en 2H, sans qu’on ait une minute pour s’ennuyer. Un petit regret : une fin beaucoup trop expéditive à mon goût, la mort de Sirius pourrait passer presque inaperçue pour peu qu’on décroche quelques secondes. L’épisode du miroir ou de Nick Quasi-Sans-Tête aurait pu appuyer un peu plus sur ce que Sirius représentait pour Harry, avec cet acharnement à vouloir le retrouver coûte que coûte.

NB: dommage pour les affiches promotionnelles officielles, qui reflètent dernièrement si peu les "différences d'ambiance" de la saga entre la 4ème, 5ème et 6ème année (sauf peut-être les deux premiers films): gris, baguettes pointées, volutes de fumée et Voldemort...quelle originalité...

samedi 25 juillet 2009

San Francisco - Scott McKenzie

MV 90 Days, Time For Love.
Musique que l'on peut entendre dans une scène de 90 Days, Time... :) ; non inclu dans l'OST

San Francisco - Scott McKenzie

video

vendredi 24 juillet 2009

Smoke Gets In Your Eyes

Ce court billet pour parler d'une chanson découverte dans une OST que j'apprécie beaucoup (bon ok je fais une overdose de toute la bande originale en fait ^^ dommage que San Francisco de Scott McKenzie ne soit pas inclue...), Smoke gets in your eyes, reprise des Platters (<= lien YouTube with lyrics) des années 50. The Platters sont renommés surtout pour leur slow Only You (And You Alone) et The Great Pretender.



Les Noces Rebelles (Revolutionary Road)


Film américain (2009) de Sam Mendes (American Beauty) avec Kate Winslet, Leonardo Dicaprio et Kathy Bates (Molly Brown dans Titanic)
D'après le roman La Fenêtre Panoramique de Richard Yates


Synopsis de commeaucinema:

Dans l’Amérique des années 50, Frank et April Wheeler se considèrent comme des êtres à part, des gens spéciaux, différents des autres. Ils ont toujours voulu fonder leur existence sur des idéaux élevés. Lorsqu’ils emménagent dans leur nouvelle maison sur Revolutionary Road, ils proclament fièrement leur indépendance. Jamais ils ne se conformeront à l’inertie banlieusarde qui les entoure, jamais ils ne se feront piéger par les conventions sociales.
Pourtant, malgré leur charme et leur insolence, les Wheeler deviennent exactement ce qu’ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt ; une ménagère qui rêve de passion et d’une existence trépidante. Une famille américaine ordinaire ayant perdu ses rêves et ses illusions.

Décidée à changer de vie, April imagine un plan audacieux pour tout recommencer, quitter leur petite routine confortable dans le Connecticut pour aller vivre à Paris. Mais lorsqu’ils mettent l’idée en pratique, les époux se retrouvent confrontés à des limites qu’aucun d’eux ne soupçonnait. L’un est prêt à tout pour s’échapper, à n’importe quel prix. L’autre mettra tout en œuvre pour sauver ce qu’il leur reste, quels que soient les compromis. Frank et April vont découvrir s’il est possible ou non de s’affranchir de la norme sans détruire leur couple...








Mon avis: coeur coeur coeur

Je voulais voir ce film depuis un moment, au vu de la publicité entourant les retrouvailles du couple le plus célèbre du cinéma.
Je ne vais pas m'étendre dessus, juste que c'est un film psychologique qui m'a plu. Le ton du film est non pas lent, mais silencieux, de nombreux silences "ressentis" après la tempête conjugale, on a l'impression d'assister à un naufrage, lent, horrible, bien pire que celui de Titanic! (oui je sais la blague est nulle! :p) C'est presque un huis-clos dans cette société étouffante, entre les allers-retours au bureau détesté, les réunions amicales entre 4 dents et les têtes à têtes redoutés. Un film d'une "violence psychologique rare" disait un article. Oui, c'est exactement cela, la fin m'a frappée de plein fouet : la violence verbale s'est arrêtée, Franck ne sait pas ce qu'il va se passer...Il n'y a plus qu'un seul point de vue, le sien et tout ce qu'on voit par lui est....calme, étrangement calme. Le bonheur feint, résigné, est mille fois pire que leurs précédentes querelles conjugales. La fin, quant à elle, est comme un coup de poignard.


Perspective pessimiste au possible sur la société américaine des années 50, bien loin des "wonderful lives" et affiches rétros des ménagères épanouies entourées de leur ribambelle de bambins sur leurs petits pavillons de banlieue. Pessimiste parce que toute rébellion contre ce mode de vie "parfait" semble portée à l'échec. Et les maris dans tout ça, quelle position devraient-ils adopter? Ont-ils vraiment de mauvaises intentions en agissant "pour le mieux"? Peut-être pas et c'est cela le pire. Il s'agit de garder sa stabilité, son petit confort médiocre. Ce faisant, ils déclenchent cette spirale autodestructrice, qui fâne et consume leur couple. A l'instar de Pierre dans le roman d'Anna Gavalda, qui avoue: "[...] je suis resté avec une femme que j'ai définitivement abîmé". Dans les deux cas, il s'agit d'oser, de prendre des décisions, un nouveau départ, pour l'autre.

Pour en revenir au film à proprement parler, il pourrait sembler "ennuyeux", s'il n'y avait pas cette réalisation "descriptive" prenante (parfois, certains plans -entre amis, avec les voisins- me rappelaient certaines scènes de films de Woody Allen) ainsi que d'excellents acteurs. Je me suis moi-même surprise à être scotchée à l'écran (malgré les 2H10), suivant avec passion la descente aux enfers inextricable de ce couple (alchimie toujours aussi parfaite soit dit en passant) voulant tout sauf la banalité effrayante des Américains des années 50. Bref, des acteurs formidables, une Kate Winslet au meilleur de sa forme et de son talent (Golden Globe 2009 de la Meilleure actrice dans un film dramatique). Ces 2 acteurs ont prouvé qu'ils étaient plus que les simples "produits" d'un blockbuster vieux d'il y a dix ans...

Humeur amoureuse... :)

That's When... by Aslyn

jeudi 23 juillet 2009

Public Enemies




Film américain de Michael Mann (Le Solitaire, Heat, Revelation, Collateral, Miami Vice: Deux flics à Miami), sortie le 8 juillet 2009, avec :
  • Johnny Depp (Edward aux mains d'Argent, Neverland, Pirates des Caraïbes, Donnie Brasco, Las Vegas Parano, Arizona Dream, 21 Jump Street, Sweeney Tood le diabolique barbier de Fleet Street, Sleepy Hollow, Cry Baby, Meurtre en suspens, Charlie et la Chocolaterie, Fenêtre secrète),
  • Marion Cotillard (Jeux d'Enfants, La Môme)
  • Christian Bale (Batman Begins, The Dark Knight, Terminator Renaissance)
  • Billy Crudup


Le résumé (sans spoiler) Allociné (peu intéressant mais bon :p)
Basé sur l'histoire vraie de John Dillinger, un braqueur de banque hors pair qui a sévi à de nombreuses reprises dans l'Amérique des années 30. Avancé comme "l'ennemi public numéro 1" par le patron du FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relâche par Melvin Purvis, l'un des agents fédéraux les plus efficaces.



Le synopsis tiré d'ICI:
Personne ne peut arrêter John "John" Dillinger (Johnny Depp) et son gang. Aucune prison ne peut l’enfermer. Son charme et ses évasions audacieuses font qu'à peu près tout le monde l'aime – de sa petite amie Billie Frechette (Marion Cotillard) aux Américains qui n’éprouvent aucune sympathie pour les banques qui ont plongé le pays dans la Dépression (années 30 pour rappel).

Alors que les aventures du gang de Dillinger – qui comprend le sociopathe Baby Face Nelson (Stephen Graham) et Alvin Karpis (Giovanni Ribisi) – font de nombreux heureux, J. Edgar Hoover (Billy Crudup) – patron tout-puissant du FBI – a l’idée d’utiliser la capture de Dillinger pour faire de son organisation LA force de police fédérale (les polices fédérées étant peu efficaces) Il fait de Dillinger l’ennemi public numéro 1 des États-Unis et envoie Melvin Purvis (Christian Bale) – le fringant “Clark Gable du FBI” comme il est surnommé – à ses trousses.

Toutefois, Dillinger et son gang défient et échappent constamment à Purvis et ses hommes lors de courses-poursuites épiques et de fusillades sauvages. Ce sera seulement après avoir fait appel à une bande de cow-boys qu’il fait venir de l’Ouest et après s'être "arrangé" pour que les sympathisants de Dillinger le trahissent que Purvis arrivera finalement à capturer sa proie.






Mon avis: coeur coeur + (à titre de comparaison, Donnie Brasco => coeur coeur coeur - aaah Johnny et Al Pacino!)

Un film de gangsters plutôt "classique", qui ravira les amateurs du genre. Il retrace une période de la vie de John Dillinger, alors ennemi public n°1. Si son histoire est "conventionnelle" (et connue), les acteurs réussissent tout de même à nous en mettre plein la vue et le réalisateur aussi! Mitraillettes, courses poursuites, évasions, "nettoyages" (braquages quoi) et romance, on ne s'ennuie pas, l'écran est assailli de partout, du feu, de l'action, de l'émotion, on ne sait où donner de la tête! L'histoire se situe dans les années 30, cependant, on peut voir que le film est "récent", pas de censure sur la violence, ni sur le sexe (bon ce n'est pas non plus "interdit aux moins de 12 ans")

Les acteurs comme je le disais soutiennent à eux seuls le film, le trio Johnny Depp/Christian Bale/Marion Cotillard.

Johnny Depp? No problem, toujours impeccable dans ses rôles, auxquels il apporte toujours ce petit air mélancolique, donnant une dimension "psychologique" à chacun de ses rôles, même les plus pourris et horribles (qui fait qu'on ne les déteste jamais vraiment ^^).

Christian Bale? Pour moi, il n'a pas fait des étincelles, c'est un flic tenace, point. Si je devais me rappeler une scène, celle de sa confrontation avec Dillinger derrière les barreaux (non non ce n'est pas la fin du film :p).

Cependant, pas de lien "détonnant" et "spécial" entre le gangster et le policier, quand je compare à la prestation excellente de Tom Hanks dans Arrête-moi si tu peux, face à DiCaprio. SPOILER Pourtant, le policier finit par se suicider quelques années après la fin de l'affaire Dillinger. A cause de Dillinger? ou pour une tout autre raison? ça m'a un peu dérangé dans le sens où il ne se sentait pas du tout affecté par sa fin. Alors quel intérêt à le préciser? Un peu bizarre, parce que ce n'était pas non plus le sujet principal de ce film.(enfin je crois)










Pour moi, c'est cela en fait, il manque un "thème principal" à ce film. Beaucoup de choses, mais rien de "majeur". Est-ce le lien chasseur/chassé? Je ne peux m'empêcher de repenser à la "confrontation" au cours de laquelle on a nettement l'impression que Melvin, bien qu'il soit en position de force, est à côté de la plaque et finalement se trouve confronté à plus fort, plus intelligent que lui.

Est-ce l'amitié/la loyauté entre eux? Que ce soit lorsque Dillinger perd des "amis" ou lorsque Melvin perd des hommes de main, on se met de leur côté et on se rend compte que sans en avoir l'air, on a ressenti un lien fort entre eux.

Ou alors est-ce le lien d'affection avec Billie? Marion Cotillard s'est bien débrouillée. Au début, elle m'agaçait encore (déjà vue dans Jeux d'enfants avec Guillaume Canet, je n'ai pas vu la Môme :p), je n'aime pas trop sa voix, sa façon de parler, trop "vulgaire" à mon goût...Cependant, quand elle ne parle pas, elle est géniale! ^^ Elle a réussi à faire passer bien des choses par le regard et instaurer ainsi une vraie complicité avec Johnny. Il faut aussi avouer qu'elle resplendissait dans ses tenues et coiffures, belle mise en valeur soit dite en passant!

Ce que j'ai le plus retenu de ce film est "la valeur morale" de John Dillinger, sa loyauté vis à vis de ses "frères de sang". "Tu ne laisses jamais tomber personne, Johnny. Pourtant, là, fais-le." lui dit d'ailleurs vers la fin un personnage. Ce film est donc finalement un descriptif réussi de la personne qu'était ce gangster, sous ses différentes facettes, sans en privilégier une particulièrement; avec encore cette tendance à "renverser" la morale. Ou montrer que Dillinger était aussi un homme de chair et de sang, avec des principes (oui oui), des règles, du talent ("mal" employé certes) et des aspirations.
Certes, 2H15 au cinéma, c'est plutôt long, surtout lorsqu'on n'a pas envie d'aller au petit coin et de tout rater le dénouement. D'où le fait que je soutienne le rétablissement d'un entracte au cinéma pour les "longs films"! :p



BONUS Interview Johnny Depp

samedi 18 juillet 2009

The Snow Queen


The Snow Queen (2007) / 눈의 여왕 / Noon Eui Yeo Wang, 16 épisodes d'environ 65 min (le 1er étant d'1H15) avec:

L'histoire (inspiré de ce résumé):
Han Tae-Woong (Hyun Bin), a 17 ans. Il est issu d’un milieu social pauvre, mais est très intelligent et rentre au lycée des sciences où se côtoient les plus grands "cerveaux". Il y fait la connaissance de Jyung-Kyu, un "génie" en mathématiques reconnu, issu d'un milieu aisé. Celui-ci se sent "menacé" par Tae-Woong, malgré tout, ils vont finir par devenir amis.
Parallèlement, Tae-Woong rencontre par hasard une jeune fille de 14 ans assez spéciale (xD) en fugue. Elle est riche, capricieuse et malgré sa bonne fortune, se sent horriblement seule. Son rêve est d'aller en Laponie pour voir le palais de la Reine des Neiges.
La vie bien tranquille de Tae-Woong va basculer le jour où, en compétition avec Jyung-Kyu, il remporte le Concours International de Mathématiques …


Mon avis: coeur
...En commençant le drama, j'en avais une impression positive: l'affiche est superbe, l'acteur est celui de "My Name is Kim Sam Soon" et l'actrice celle de "Hong Gil Dong". Le générique fait très "conte", un avant-goût de déjà-vu se profilait à l'horizon, la musique est sensiblement proche de celle de Heaven's Tree. Cependant, ce dernier n'étant pas un modèle (xD), je me disais que celui-ci serait peut-être mieux.
Il y a une journée, j'aurais dit que c'était le contraire. Pourquoi? Les épisodes que j'ai vraiment appréciés sont le 1er/2ème et le dernier. Le 1er car ça "commençait bien". Je m'attendais à quelque chose de long et l'enchaînement du début a été somme toute assez vite, excepté le fait que le 1er épisode fasse tout de même 75 min.




















Les autres épisodes s'enchaînent à raison de 65 min environ par épisode et vers le milieu, qu'est-ce que c'était long! ep 6 à 12 pfffiiiou, ça me faisait penser à un mauvais remake de Sad Love Sory. Le personnage lui-même ressemble furieusement physiquement au héros de Sad Sonata et son secret Han Tae-Woong/Han Deuk-Guh est vraiment pesant. Après Que Sera, Sera, ça tourne vraiment autour du pot et c'est pesant.
Mais finalement, du fait de la longueur de cette "intrigue", la fin est étonnamment plus "rapide", et j'ai trouvé beaucoup de similitudes avec Autumn Tale.
Cependant, comme je l'ai dit, j'ai apprécié le dernier épisode tout de même pour le scénar' de fin et puis ils m'ont quand même fait versé quelques larmes.


En général cependant, je m'attendais à autre chose du fait du titre même "The Snow Queen", une "ambiance", quelque chose qui sorte un peu du commun... Le générique de début est très beau, pourtant on avait du mal à voir le rapport avec certains épisodes, très "communs", sans originalité les différenciant d'autres romances classiques. En cela, Heaven's Tree réussit malgré un scénario déplorable à tirer son épingle du jeu par une OST magnifique qui le "tire vers le haut" si je puis dire. Je ne sais combien de fois je l'ai écouté (bah à chaque fois que j'allais à la bibliothèque travailler en fait ^^), elle a sur moi des vertus apaisantes ^^ et me fait pénétrer dans une ambiance particulière, les morceaux s'accommodant très bien entre eux :) Ce drama ne peut ici se vanter d'une OST "particulière", pour moi, il y a de sacrés airs de "déjà-entendu" entre Heaven's Tree et 90 Days, Time For Love, deux OST que j'apprécie pleinement intégralement, les morceaux instrumentaux étant déjà à eux seuls magnifiques.



De plus, pour un drama aussi long (16 épisodes de plus d'une heure), pourquoi reste-t-il des questions en suspens? Certes, tout n'est pas fait pour être résolu (comme le dit Tae Woong ^^) mais comment expliquer le fait de ne plus revoir la mère de Tae-Woong, celle de Bo-Ra? Cette dernière a-t-elle disparu de la circulation, en dépit du fait que Bo-Ra ne voulait plus la voir? La mère de Tae-Woong partait-elle définitivement? N'a-t-elle pas eu connaissance des exploits de son fils? Est-elle morte? J'ai eu l'impression dans les derniers temps que beaucoup d'acteurs avaient déjà "disparu de la circulation". Bref, pour un tel drama, 10-11 épisodes auraient suffi amplement pour moi.

J'ai eu le plus de peine finalement pour le père de Jung-Kyu (eh oui, on l'avait presque oublié à la fin, tiens!), qui devra rester avec ses remords et ses regrets jusqu'à la fin. Cette famille était une énigme à elle-même avec ses nombreux problèmes de "communication", Tae-Woong l'a résolue en partie mais à quel prix...
Les acteurs sont bons, j'étais curieuse de voir comment Sung Yu Ri allait se débrouiller, son rôle diffère du tout au tout de celui dans Hong Gil Dong, elle est tour à tour, énervante, détestable, pathétique et touchante. Hyung Bin s'est bien débrouillé, cependant j'ai eu du mal avec son personnage, vraiment trop "mou" et "léthargique", sa situation n'est pas facile et il est vraiment pathétique. Un peu trop parfois.
J'ignorais que "la Reine des Neiges" était un conte d'Andersen, maintenant je le sais ! ^^ Vous pouvez découvrir (comme moi ^0^) ou redécouvrir ce conte en 7 histoires ICI
NB : le boxeur Kim Deuk Guh existe vraiment, le drama lui rend d'ailleurs hommage par ce petit clin d'oeil.


Sinon, de ce drama, je retiendrai une chose importante: il m'a donné envie de me replonger dans mon bouquin de maths de Terminale ! xD Je ne me souvenais plus à quel point ça pouvait être grisant de faire des maths...^^ (eh oui les maths par plaisir, ça existe aussi en vrai! ^0^)





Affiches du DVD et de la bande originale ;) => DDL vostfr ICI et ICI